
Le cinéma de Susan Sontag
Cet ouvrage vise à rendre compte de la richesse et de la complexité des rapports que Susan Sontag, tout à la fois intellectuelle engagée, écrivaine et réalisatrice, entretenait avec le cinéma. Il existe en effet une dissymétrie frappante entre l'intérêt que Sontag a porté presque toute sa vie à ce médium et la manière dont s'est construite sa postérité intellectuelle. On connaît l'importance qu'occupe la photographie dans ses écrits, on peut savoir aussi que Sontag s'est particulièrement intéressée à la danse, au théâtre et à la littérature – qu'elle-même fut romancière. Mais la question cinématographique demeure marginale dans les études portant sur son oeuvre, alors même que le cinéma fut pour elle une passion de premier plan et qu'il joua un rôle essentiel dans sa formation intellectuelle. Plus encore, on oublie souvent qu'elle-même fut cinéaste, réalisant quatre longs-métrages au cours de sa vie. Rassemblant les contributions de spécialistes en études cinématographiques, d'artistes ou de critiques, cet ouvrage s'attache ainsi à analyser la manière dont les films de Sontag constituent un mode d'exploration et de prolongement de sa pensée, tout en reconsidérant réciproquement ses réflexions esthétiques et politiques depuis la question du cinéma, qui occupe une place diffuse mais constante dans ses écrits.
| Nombre de pages | 346 |
|---|---|
| Date de parution | 04/09/2025 |
| Poids | 460g |
| Largeur | 149mm |
| EAN | 9782840166047 |
|---|---|
| Auteur | Ledoux Aurélie ; Baecque Antoine de |
| Editeur | PARIS OUEST |
| Largeur | 149 |
| Date de parution | 20250904 |
| Nombre de pages | 346,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'ascenseur social est en panne. A quoi sert encore l'école ?
Ledoux AurélieIl est des éloges ambigus de l'école. A force d'en faire la condition de la réussite, on finit par n'y voir plus qu'un moyen de parvenir. Oubliant l'idée d'instruction, on réclame alors sans le dire une société sans école.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,00 € -

L'ombre d'un doute. Le cinéma américain contemporain et ses trompes-l'oeil
Ledoux AurélieNombre de films contemporains, aux rangs desquels oncompte aussi bien des auteurs indépendants que desréalisateurs de blockbusters, jouent sur la perméabilité desfrontières entre la réalité et l'illusion en construisant des piègesperceptifs qu'il conviendrait de nommer des trompe-l'Oeilcinématographiques: un renversement des apparences révèleau spectateur que ce qu'il croyait relever de la réalité du filmn'était qu'imaginaire ou fantasmatique, le produit d'un rêve oud'une folie. Si le procédé est nouveau, ce n'est certes pas en ceque le leurre serait étranger à la tradition cinématographique:le cinéma américain regorge de personnages abusés. Ceclassique renversement des apparences prendrait cependantune figure nouvelle en transposant sur le plan visuel cet enjeunarratif et en.s'adressant désormais moins au personnagequ'au spectateur. Le film ne se contenterait plus d'être le récitd'une duperie ou d'un complot reposant sur la part d'ignoranceà laquelle le héros. comme toute subjectivité, est condamné,mais il y aurait dans ces nouveaux trompe-l'oeil comme unedémonstration par l'effet qui implique notre rapport à l'imageet à ses puissances. Le filer, comme le texte. est selon le motd'Umberto Eco une "machine présuppositionnelle": samécanique inclut son sort interprétatif. Si tous les filmsreposent donc sur une stratégie qui implique d'anticiper lesattentes du spectateur. les trompe-l'oeil cinématographiquesformulent plus explicitement que les autres sa place et sescroyances. Ils sont en cela analogues à un regard-caméra: lemoment de la désillusion est celui où le film se tourne vers lespectateur et indique le lieu où il le situe. Ce que nous révèleun cinéma du trompe-l'oeil, c'est d'abord la manière dont ilnous voit. Ainsi, à rebours de leur apparence critique ou deleur volonté de divertir. ces films tiennent un discours fondéparadoxalement sur la valeur du réel. Conformément à l'effetpervers d'un doute insuffisamment radical. les trompe-l'oeilcinématographiques ne dessinent plus des mondes imaginairesqui s'opposent â la réalité et conduisent à sa réévaluation. ruaisfondent au contraire leurs mondes fictionnels sur (autorité duréel qu'ils désignent tout à la fois cornue idéal et commenorme.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Raison Publique N° 16, Juin 2012 : Complot et terreur. Imaginaires politiques de la peur
Ledoux Aurélie ; Leichter-Flack Frédérique ; ZardSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 € -

Politiques du musical hollywoodien
Ledoux Aurélie ; Toulza Pierre-OlivierLa comédie musicale offre à ses publics des divertissements "familiaux" et en apparence inoffensifs, dont la fantaisie semble éloignée de tout réalisme et de tout souci critique. Pourtant le musical, émanation parfaite de l'âge d'or hollywoodien, expose de façon ouverte les tensions idéologiques et culturelles qui le traversent. Rassemblant les contributions de spécialistes de cinéma, de danse et de musique, cet ouvrage propose une exploration des "politiques" de ce genre protéiforme - depuis les cycles de musicals des années 1930 et jusqu'aux films à grand spectacle des années 1960 - à partir de trois questions principales : la place spécifique de la comédie musicale dans le système d'autocensure orchestré par le Code de production hollywoodien ; les normes de représentation, en particulier raciales, liées à la reprise de traditions musicales ou chorégraphiques ; les enjeux idéologiques, enfin, d'un genre situé au coeur de la culture de masse et, à ce titre, inséparable d'impératifs technologiques et médiatiques.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Activités de production et occupation du territoire. Etudes de cas en Europe occidentale de l’Antiqu
Clotuche Raphaël ; Pagès GaspardFabriquer et produire s'inscrit dans un système de relation avec un environnement exploité pour ses ressources qui influence la genèse et la structuration des occupations humaines. Trois tables rondes ont été organisées à la MSH Mondes en 2014 et 2015 par le laboratoire ArScAn sur la question de l'influence des activités de production dans la genèse et la structuration des agglomérations. En 2024, ces réflexions ont été consignées dans un premier volume : Le rôle de l'artisanat dans la genèse et la structuration des agglomérations de Gaule antique. Pour poursuivre le débat et donner à voir la diversité des approches et sujets traités, ce deuxième volume compile des contributions avec un intérêt plus large sur le rôle des activités artisanales et industrielles dans la structuration de l'espace habité à l'échelle du territoire. Le propos s'inscrit ici davantage dans le temps long avec des exemples localisés entre la mer du Nord et la Méditerranée. Ce volume s'intéresse à l'influence des activités artisanales et industrielles sur la structuration de l'espace habité en Europe occidentale, du Moyen Age à l'époque moderne. En élargissant la perspective au-delà de la seule Gaule antique, l'ouvrage propose une analyse approfondie des liens entre exploitation et traitement des ressources et développement des habitats, qu'ils soient urbains ou ruraux. Il met en lumière la diversité des modèles d'occupation, les complémentarités et les interdépendances entre zones exploitées et tissus urbains ou ruraux. Cet ouvrage s'appuie sur des données archéologiques souvent inédites et adopte une approche comparative pour mieux comprendre l'évolution des formes d'habitat et leurs relations avec les ressources exploitées, tout en s'éloignant d'une perspective purement agricole.PRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER21,00 € -

Vérités et mensonges dans le cinéma et les séries hollywoodiens
Paquet-Deyris Anne-Marie ; Sipière DominiqueRésumé : Vérités et mensonges sont au coeur de la représentation cinématographique, qu'elle soit documentaire ou fictionnelle. Comme l'indique le titre français du film d'Orson Welles, F For Fake [ Vérités et mensongesl, les deux notions sont souvent indissociables. Le statut ontologique de l'image filmique est déjà problématique car elle produit une illusion de réalité. Le cinéma joue également avec la "vérité" à tous les niveaux : celui de la fabrication du film, de la mise en scène, du travail sur les décors, les effets spéciaux, etc. Le numérique crée à son tour un niveau d'illusion supplémentaire puisqu'il n'a plus besoin de référent dans la réalité. Depuis le documentaire jusqu'au film de fiction, voire ses déclinaisons dans le format sériel, on interrogera donc le cinéma de propagande et le documentaire, le montage des documents et, plus spécifiquement, du côté de la fiction, la manipulation des images et du point de vue chez certains cinéastes. Quelles vérités attendre de l'usine à rêves ? Comme le dit le journaliste à la fin de L'Homme qui tua Liberty Valance (J. Ford, 1962) : " This is the West, Sir. When the legend becomes fact, print the legend " (" C'est l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, on publie la légende").Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 € -

Marie Darrieussecq parle des Editions POL
Darrieussecq Marie ; Clouzeau Fanny ; Le BricquirLes relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER6,50 € -

L'année 1925. L'esprit d'une époque
Leroy Claude ; Boucharenc MyriamRésumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Va là où il est impossible d'aller. Mémoires
COSTA-GAVRASRésumé : Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l'Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n'aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd'hui là où il lui était impossible d'aller. Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d'Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l'Idhec, l'assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d'une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène. Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L'Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen... Il est l'auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde. Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d'" avant ", et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu'il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Bunuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d'évoquer les noms ? Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary ? pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,99 € -

Simone et Brigitte. Deux icônes à la française
Guilcher EmmanuelleActrices majeures de la seconde moitié du XXe siècle, Simone Signoret et Brigitte Bardot n'ont que treize années d'écart. Pas même une génération. Pourtant, tout semble opposer l'intellectuelle Signoret à la sensuelle-sexuelle Bardot. La femme de gauche et la pasionaria des animaux, l'épouse d'un seul homme, Yves Montand et la Don Juane, amoureuse de l'amour, la comédienne de composition - qui plus est oscarisée - et l'actrice figée dans un seul personnage, le sien... Des étiquettes qui ne résistent pas à l'analyse. Beaucoup de choses rassemblent en réalité les deux femmes, qui ont, chacune dans leur style, imprimé de leur présence singulière la pellicule des plus grands films français des années 1950 et 1960. Des actrices instinctives et naturelles qui ont changé les règles du jeu, exporté leur talent hors des frontières nationales et sont sorties du cadre étroit du cinéma pour investir la société tout entière. Deux stars, anti-stars, qui ont refusé d'être prisonnières de leur statut de mythe ou de monstre sacré pour être des actrices de leur vie. Grâce à des documents et des témoignages inédits, des anonymes aux plus célèbres, Emmanuelle Guilcher dresse avec Simone et Brigitte, un portrait parallèle troublant à l'encontre des clichés de l'héroïne mythique de Casque d'or et de celle de Et Dieu créa la femme. Un regard personnel sur deux icônes résolument françaises.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,40 € -

Marlène Dietrich
Pavans JeanJe n'ai jamais eu aucune ambition de devenir ou d'être une star de cinéma, mais la fascination que ce processus créatif opérait sur moi me donna l'envie de travailler et de travailler très dur pour plaire à Mr. von Sternberg. Ma légende m'a bien servie, et j'ose dire qu'elle a bien servi tous les autres cinéastes qui ont pris la suite après qu'il eut décidé que je devais continuer seule. » Parmi les stars de cinéma, Marlene Dietrich (1901-1992) se singularise en ce qu'elle a intimement collaboré avec un metteur en scène de génie à l'élaboration de sa propre légende. Les sept chefs-d'oeuvre qu'elle tourna en cinq ans avec Josef von Sternberg constituent le fondement de sa gloire et restent la raison essentielle de la fascination qu'elle continue d'exercer. Sa personnalité puissante et entière s'affirma cependant dans d'autres domaines cruciaux de l'histoire du XXe siècle, comme la lutte contre le nazisme ou la libération des moeurs.Sur commandeCOMMANDER8,11 € -

Jean Renoir, cinéaste
Bertin CéliaFils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art au milieu des années vingt pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune femme, Catherine Hessling, en tournant La Fille de l'eau et Nana. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il aborde le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932) révèlent un "auteur" burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise à la fin des années trente La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvreabsolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien. Pour pouvoir réaliser Le Fleuve, film ambitieux en Technicolor, il lui faudra partir en Inde. De retour en Europe, Renoir rendhommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or (1953) et French Cancan (1954). Célia Bertin retrace la destinée exceptionnelle d'un artiste accompli. Quatrième de couverture Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non-conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune épousée, Catherine Hessling. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il embrasse le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne et Boudu sauvé des eaux révèlent un auteur burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvre absolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien; il lui faudra pourtant partir en Inde pour réaliser un grand film, Le Fleuve. De retour en Europe, Renoir rend hommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or et French Cancan: c'est à ce "petit théâtre" que Célia Bertin invite le lecteur. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,20 €
