De la carte à Dada. Photomontages dans l’art postal international (1895-1925)
Boulbès Carole
SANDRE
35,00 €
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EAN :9782358211383
Supports de rencontres secrètes, laboratoires de l'image fantaisiste ou convulsive, les cartes postales ne sont pas simplement, comme on pourrait le croire, ce royaume de la banalité fait de porches d'églises, de tours Eiffel et autres monuments vus et revus. Hyperboles, récréations photographiques, analogies animalières, féeries... autant de jeux formels qui réjouissent les yeux, engendrent des images radicalement nouvelles et racontent des histoires. L'histoire des sociétés, l'histoire d'un art aussi, quand bien même il est officieux et populaire. S'appuyant sur près de 500 pièces ici reproduites, réalisées en Europe mais aussi en Russie, aux Etats-Unis et au Japon, le présent ouvrage nous apprend que ce n'est pas dans les ateliers d'artistes que le montage photographique s'est épanoui entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, mais dans les officines d'imprimeurs-éditeurs de cartes postales, pour la plupart anonymes. Dès avant la naissance du mouvement Dada, certains modèles, parfois véritables outils de propagande, furent diffusés à des millions d'exemplaires. Cet étonnant phénomène de circulation nous invite aussi à nous interroger avec l'auteur sur la place de ce petit bout de bristol dans l'histoire culturelle. Au vu de ce foisonnement, comment se peut-il que les dadaïstes aient revendiqué l'invention de cette technique ? que Walter Benjamin n'évoque guère ces images miniatures, figures de la reproductibilité technique, tandis que les surréalistes se passionnaient pour les cartes fantaisie, " petite monnaie de l'art " selon Eluard ? Puisant leurs formes dans la caricature, la photographie ou le cinéma des origines, ces caprices aux effets visuels amusants ou chaotiques, toujours percutants, font de ce livre, au-delà de l'analyse, un album savoureux. Spécialiste de Francis Picabia et critique d'art, Carole Boulbès est docteure en Arts et sciences de l'art. Elle enseigne l'histoire et la théorie des arts à l'Ecole nationale supérieure d'art de Paris-Cergy et a publié plusieurs ouvrages de référence sur Picabia et sur la danse.
Nombre de pages
299
Date de parution
02/12/2020
Poids
1 812g
Largeur
306mm
Plus d'informations
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EAN
9782358211383
Titre
De la carte à Dada. Photomontages dans l’art postal international (1895-1925)
Auteur
Boulbès Carole
Editeur
SANDRE
Largeur
306
Poids
1812
Date de parution
20201202
Nombre de pages
299,00 €
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Nathalie Elemento. "Faire des sculptures est un moyen de retranscrire dans le réel, de transférer. C'est un moyen magnifique de dire en silence, et même de dire des silences. C'est le passage d'un langage à un autre, et entre les deux, il y a toujours quelque chose qui se perd."
Dans ce récit, Denis Boulbès reprend seul, pas à pas, sac au dos, livre en main, l'itinéraire de Viaje a la Alcarria de Camilo José Cela, prix Nobel de littérature, qui avait parcouru en 1946 à pied la Alcarria, une région au Nord-Est de Madrid. Il avait posé un regard bienveillant, sur ces terres déshéritées et sur des gens qui, au lendemain de la guerre civile, s'employaient à survivre en s'accomodant de la dureté, ou de l'absurdité, de leur vie. En gardant l'esprit de C.J. Cela, Denis Boulbès lui rend hommage avec tendresse, cynisme et humour.
Cet ouvrage n'entend pas fonder une improbable macropolitique. deleuzo-guattarienne mais souhaite plutôt explorer la présence d'une dimension micropolitique. affirmative chez ces deux penseurs. Les chercheurs français et étrangers, dont les contributions sont ici réunies, abordent ainsi la dimension politique des arts, du cinéma et de la littérature en visant à souligner des formes de résistance au présent. à l'heure où le globalitarisme. économique et technologique induit un inévitable appauvrissement de la subjectivité individuelle et collective : « Nous ne manquons pas de communication, au contraire nous en avons trop, nous manquons de création ». Un enjeu éthico-politique de taille, retentissant autant chez Gilles Deleuze que chez Félix Guattari, consiste par conséquent à analyser les transformations de la subjectivité et de l'être-ensemble dans le cadre des mutations en cours, et à rendre compte des dynamiques de subversion nomadisantes, autant dans leur forme politique qu'esthétique, que les nouveaux régimes de domination viennent paradoxalement et indirectement produire. Ont contribué à cet ouvrage : Philippe Mengue, Paul Patton, Tiziana Villani, Bernard Reber, Bruno Heuzé, Véronique Bergen, Eugène Holland, Jean-Claude Polack, Anne Querrien, Stéphane Nadaud, René Schérer, Gabriel Rockhill, Zafer Aracagök, Ivan Lapeyroux, Luca Cremonesi, Christina Ljunggren Kullberg, John Protevi, Tom Conley, Frédéric Astier, Marielle Burkhalter, Stéfan Leclercq.
De ses pérégrinations en Europe, Gérard de Nerval a rendu compte dans des articles nombreux. Cette production foisonnante, publiée dans les journaux et revues de l'époque, est très peu et surtout très mal connue, puisque Lorely et les pages liminaires du Voyage en Orient n'en donnent qu'un reflet partiel. Et il est de surcroît malaisé, voire impossible, de se faire une idée des différentes versions des récits de voyage nervaliens à partir du seul appareil critique des variantes qui accompagne les éditions "définitives". D'où l'intérêt de découvrir l'écrivain voyageur dans le jaillissement de son inspiration première et de suivre le processus de mutation qui - essentiellement par l'introduction de la fiction - fait accéder les premiers feuilletons de voyage, parus en ordre dispersé, au statut d'oeuvres abouties. En proposant les versions originales de ces feuilletons plutôt que les états derniers des mêmes textes, le présent recueil s'attache également à reconstituer les étapes d'autres cheminements, tout littéraires ceux-là, qui voient le "commis-voyageur de Paris à Munich" devenir progressivement, sous nos yeux en quelque sorte, l'auteur de Sylvie, d'Aurélia et des Chimères.
? Qu'une recherche de pointe soit associée à une véritable menace à la survie de l'humanité, une menace même à la vie tout court sur la planète, ce n'est pas une situation exceptionnelle, c'est une situation qui est de règle. ? " Cette conférence, prononcée en 1972 au Conseil européen pour la recherche nucléaire, est plus qu'une critique radicale du nucléaire ou des excès de la science. C'est l'acte de rupture avec le mythe scientifique de celui que nombre de ses pairs considèrent comme le plus grand mathématicien du XXe siècle ? : "? Nous pensons maintenant que la solution ne proviendra pas d'un supplément de connaissances scientifiques, d'un supplément de techniques, mais qu'elle proviendra d'un changement de civilisation. ? " Né en 1928 à Berlin dans un milieu libertaire, Alexandre Grothendieck arrive en France en 1940 mais vit sous le statut d'apatride jusqu'en 1971. Décoré de la médaille Fields (1966), il fut aussi l'un des fondateurs du groupe Survivre et Vivre. Il est mort en Ariège en 2014.