Le dialogue d'idées et ses formes littéraires. Pour une poétique de l'échange philosophique
Bosquet Marie-Françoise ; Racault Jean-Michel
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782296061590
Dans leur diversité, ces études de littérature et de philosophie mêlées témoignent de l'extrême variété des formes regroupées sous l'appellation de "Dialogues d'idées", formes tantôt codifiées de longue date au sein d'une tradition voire d'un genre consacré (il existe ainsi un genre du "Dialogue des Morts", pratiqué par Fontenelle ou Fénelon à l'imitation de Lucien de Samosate), tantôt dépourvues de modèles explicites, par exemple chez les innombrables romanciers qui introduisent dans leurs narrations des inserts dialogués d'une certaine ampleur. Les articles réunis dans ce volume viennent aussi illustrer la multiplicité des usages et des finalités du recours au dialogue. Même chez les philosophes, pour qui le souci d'exposer une thèse de façon convaincante, de l'argumenter face à autrui et éventuellement de la soumettre à l'épreuve des questions et objections, constitue en général la motivation d'un tel choix, le dialogue est peut-être autre chose qu'un simple moyen de présentation : il ouvre la voie à une dialectique, rend possible l'expression des vérités multiples, crée le risque de la contradiction et de la réfutation. A la frontière de la littérature et de la philosophie, le dialogue d'idées est certes un moyen idéal pour vulgariser des notions scientifiques, ainsi que le firent Fontenelle ou Diderot, ou pour servir une conviction militante en la faisant partager au lecteur, à l'image de Bernardin de Saint-Pierre ou de beaucoup d'autres. Mais sa fonction la plus précieuse consiste sans doute à faire émerger de la confrontation des êtres et des cultures la conscience relativiste du multiple, la méfiance face aux vérités qui se proclament uniques et la tolérance qui nait du sentiment de la complexité.
Nombre de pages
256
Date de parution
03/09/2008
Poids
480g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296061590
Titre
Le dialogue d'idées et ses formes littéraires. Pour une poétique de l'échange philosophique
Auteur
Bosquet Marie-Françoise ; Racault Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
480
Date de parution
20080903
Nombre de pages
256,00 €
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Le féminin, l'orient... Les termes suscitent les fantasmes ! Ils représentent en fait l'altérité, sous deux formes différentes, humaine et géographique. Et lorsqu'ils se rencontrent, ils éveillent un réseau de comparaisons, entre les hommes et les femmes, le masculin et le féminin, l'Orient et l'Occident, l'ici et l'ailleurs, le même et l'autre, le réel et le rêve... Le présent volume tire son originalité de cet ensemble de "couples" aux relations complexes, et aux croisements féconds. Il engage une réflexion multifocale sur ce qu'on appelle aujourd'hui le dialogue des civilisations, avec en ligne de mire la question du statut (social, économique, culturel...) des femmes. C'est donc essentiellement à l'histoire des idées que les vingt-huit textes réunis dans ce livre apportent leur contribution. Que les approches soient littéraires, historiques, linguistiques, anthropologiques ou artistiques, elles révèlent combien l'imaginaire puise aux représentations issues de notre inconscient collectif et personnel lorsque l'Orient et l'Occident se confrontent sur la question de l'altérité primordiale de l'humanité, celle du genre, féminin /masculin.
Imaginaire: lime à jamais innervée, immergée d'énergie." (Leiris, Glossaire, 1939). La littérature est, dans sa phase créative, une poussée dynamique. Son imaginaire sourd somme le bouillonnement d'une matière recomposée. Quelle force naturelle pouvait, mieux que le volcan, devenir la métaphore vive de l'enthousiasme du poétique? Auteur du paysage qu'il remodèle après l'avoir détruit, sculpteur de laves autant qu'objet pittoresque, le volcan est dans la littérature un actant essentiel, un relais de l'auteur, comme le montrent les dix-huit contributions au présent volume et ce voyage, dans la mémoire des représentations volcaniques -du Moyen Age au XXe siècle, des Andes au Japon-, les figurations littéraires et picturales du volcan sont bien plus riches que ne le suggèrent déjà les clichés de la diabolisation, les analogies corporelles ou psychiques stéréotypées, la représentation conventionnelle des violences de l'histoire, le symbole légendaire de l'exploration volcanique comme aventure de l'esprit.
Résumé : De 1942 jusqu'à la mort de Saint John Perse en 1975, Alain Bosquet et Saint-John Perse n'ont pas cessé de correspondre. C'est à peu près la totalité de cette correspondance (117 lettres retranscrites) qui est publiée dans le présent ouvrage. Saint-John Perse " travaille ", crayon en main, sur les lettres qui lui sont adressées, avant d'y répondre, anxieux pour la vie publique de son ?uvre, préoccupé par la question de ses manuscrits perdus. La mise au point du volume Seghers est au c?ur de l'intérêt que présente cette correspondance. Pour Saint John Perse, l'essai d'Alain Bosquet sera chargé de représenter une orthodoxie dans la lecture de ses ?uvres, et cette correspondance le montre clairement. Le Paris littéraire d'après-guerre est en arrière-fond. Il est question de Valery Larbaud, de Jean Paulhan, de Marcel Arland, de Roger Caillois, de Cioran. Fin 1959, profitant d'un séjour de Saint John Perse à Paris, Alain Bosquet organise une petite réunion avec de jeunes poètes : Yves Bonnefoy, Pierre Emmanuel, Luc Estang, Robert Sabatier, Charles Le Quintrec. Mais ce qui caractérise le plus ces lettres, c'est la fidélité absolue qu'a eue Alain Bosquet à son admiration pour le poète qu'est Saint-John Perse et pour sa poésie. La notoriété de Saint-John Perse est en partie redevable à Alain Bosquet, qui, à sa génération, a été, avec Roger Caillois et Pierre Guerre, son premier soutien.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.