Aux confins de l'ailleurs. Voyage, altérité, utopie - Hommages offerts au professeur Jean-Michel Rac
Bosquet Marie-Françoise ; Meitinger Serge ; Terram
KLINCKSIECK
45,00 €
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EAN :9782252035832
Jean-Michel Racault a enseign luniversit de La Runion, de 1974, o il y devient assistant, jusquen 2006, o il accde lmritat. Le volume dhommage que ses disciples, collgues et amis lui ont heureusement consacr tmoigne de la situation minente quil occupe dans la production universitaire. En bien des domaines, il fut pionnier, que ce soit dans celui de lutopie narrative, dans le renouvellement des tudes sur Bernardin de Saint-Pierre et, plus gnralement, dans la place du continent littraire lmurien dans la francophonie indianocanique . Les diverses parties de ce livre sont lcho de cette avance de la recherche quil a conduite, tant dans son universit quun peu partout sur la plante. Son ouverture au monde anglophone lui a aussi permis de cerner dans la littrature de la crise de la conscience europenne lmergence dune sensibilit transnationale nourrie de la critique du vieux monde, de son idologie et de ses religions. Les quatre parties de ce recueil embrassent ces divers champs dtudes : Voyage et altrit pour le socle viatique rcurrent dans cette forme mitoyenne quest le rcit de voyage ; Ailleurs impossibles pour les dens de la littrature ; Variations utopiques pour les jeux de lidologie et de la fiction ; Voyages mtaphoriques et spiritualit pour les aventures de lme, de lesprit et de lcriture. Nouvelles fleurs de bougainville entes sur un tronc nourricier, ce bouquet de textes accompagnera juicieusement le massif offert par luvre de Jean-Michel Racault, jardinier dutopie. Franois Moureau
Nombre de pages
396
Date de parution
14/10/2006
Poids
618g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252035832
Titre
Aux confins de l'ailleurs. Voyage, altérité, utopie - Hommages offerts au professeur Jean-Michel Rac
Auteur
Bosquet Marie-Françoise ; Meitinger Serge ; Terram
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
618
Date de parution
20061014
Nombre de pages
396,00 €
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Dans leur diversité, ces études de littérature et de philosophie mêlées témoignent de l'extrême variété des formes regroupées sous l'appellation de "Dialogues d'idées", formes tantôt codifiées de longue date au sein d'une tradition voire d'un genre consacré (il existe ainsi un genre du "Dialogue des Morts", pratiqué par Fontenelle ou Fénelon à l'imitation de Lucien de Samosate), tantôt dépourvues de modèles explicites, par exemple chez les innombrables romanciers qui introduisent dans leurs narrations des inserts dialogués d'une certaine ampleur. Les articles réunis dans ce volume viennent aussi illustrer la multiplicité des usages et des finalités du recours au dialogue. Même chez les philosophes, pour qui le souci d'exposer une thèse de façon convaincante, de l'argumenter face à autrui et éventuellement de la soumettre à l'épreuve des questions et objections, constitue en général la motivation d'un tel choix, le dialogue est peut-être autre chose qu'un simple moyen de présentation : il ouvre la voie à une dialectique, rend possible l'expression des vérités multiples, crée le risque de la contradiction et de la réfutation. A la frontière de la littérature et de la philosophie, le dialogue d'idées est certes un moyen idéal pour vulgariser des notions scientifiques, ainsi que le firent Fontenelle ou Diderot, ou pour servir une conviction militante en la faisant partager au lecteur, à l'image de Bernardin de Saint-Pierre ou de beaucoup d'autres. Mais sa fonction la plus précieuse consiste sans doute à faire émerger de la confrontation des êtres et des cultures la conscience relativiste du multiple, la méfiance face aux vérités qui se proclament uniques et la tolérance qui nait du sentiment de la complexité.
Le féminin, l'orient... Les termes suscitent les fantasmes ! Ils représentent en fait l'altérité, sous deux formes différentes, humaine et géographique. Et lorsqu'ils se rencontrent, ils éveillent un réseau de comparaisons, entre les hommes et les femmes, le masculin et le féminin, l'Orient et l'Occident, l'ici et l'ailleurs, le même et l'autre, le réel et le rêve... Le présent volume tire son originalité de cet ensemble de "couples" aux relations complexes, et aux croisements féconds. Il engage une réflexion multifocale sur ce qu'on appelle aujourd'hui le dialogue des civilisations, avec en ligne de mire la question du statut (social, économique, culturel...) des femmes. C'est donc essentiellement à l'histoire des idées que les vingt-huit textes réunis dans ce livre apportent leur contribution. Que les approches soient littéraires, historiques, linguistiques, anthropologiques ou artistiques, elles révèlent combien l'imaginaire puise aux représentations issues de notre inconscient collectif et personnel lorsque l'Orient et l'Occident se confrontent sur la question de l'altérité primordiale de l'humanité, celle du genre, féminin /masculin.
Imaginaire: lime à jamais innervée, immergée d'énergie." (Leiris, Glossaire, 1939). La littérature est, dans sa phase créative, une poussée dynamique. Son imaginaire sourd somme le bouillonnement d'une matière recomposée. Quelle force naturelle pouvait, mieux que le volcan, devenir la métaphore vive de l'enthousiasme du poétique? Auteur du paysage qu'il remodèle après l'avoir détruit, sculpteur de laves autant qu'objet pittoresque, le volcan est dans la littérature un actant essentiel, un relais de l'auteur, comme le montrent les dix-huit contributions au présent volume et ce voyage, dans la mémoire des représentations volcaniques -du Moyen Age au XXe siècle, des Andes au Japon-, les figurations littéraires et picturales du volcan sont bien plus riches que ne le suggèrent déjà les clichés de la diabolisation, les analogies corporelles ou psychiques stéréotypées, la représentation conventionnelle des violences de l'histoire, le symbole légendaire de l'exploration volcanique comme aventure de l'esprit.
De 1942 jusqu'à la mort de Saint John Perse en 1975, Alain Bosquet et Saint-John Perse n'ont pas cessé de correspondre. C'est à peu près la totalité de cette correspondance (117 lettres retranscrites) qui est publiée dans le présent ouvrage. Saint-John Perse " travaille ", crayon en main, sur les lettres qui lui sont adressées, avant d'y répondre, anxieux pour la vie publique de son ?uvre, préoccupé par la question de ses manuscrits perdus. La mise au point du volume Seghers est au c'ur de l'intérêt que présente cette correspondance. Pour Saint John Perse, l'essai d'Alain Bosquet sera chargé de représenter une orthodoxie dans la lecture de ses ?uvres, et cette correspondance le montre clairement. Le Paris littéraire d'après-guerre est en arrière-fond. Il est question de Valery Larbaud, de Jean Paulhan, de Marcel Arland, de Roger Caillois, de Cioran. Fin 1959, profitant d'un séjour de Saint John Perse à Paris, Alain Bosquet organise une petite réunion avec de jeunes poètes : Yves Bonnefoy, Pierre Emmanuel, Luc Estang, Robert Sabatier, Charles Le Quintrec. Mais ce qui caractérise le plus ces lettres, c'est la fidélité absolue qu'a eue Alain Bosquet à son admiration pour le poète qu'est Saint-John Perse et pour sa poésie. La notoriété de Saint-John Perse est en partie redevable à Alain Bosquet, qui, à sa génération, a été, avec Roger Caillois et Pierre Guerre, son premier soutien.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.