Afrocritique. Essai sur l'infrapolitique des luttes noires
Bisoka Aymar Nyenyezi ; Kajibwami Emmanuel
ETEROTOPIA
25,00 €
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EAN :9791093250724
Ce livre étudie les luttes de groupes de Noirs qui se battent pour leur dignité. Il examine le rôle déterminant joué par ces femmes et ces hommes noirs qui prennent soin des combattants, des blessés mais aussi des morts. Dans certaines situations, cette prise en charge de vies précaires et des corps sans vie peut produire des effets pervers : l'affolement, le chaos, voire l'extermination. Cependant, dans d'autres circonstances, elle peut sauver des vies, induire les bases d'une réorganisation de l'existence noire et contenir, par conséquent, les fragments d'un monde autre à venir pour lequel se battent ces subalternes. L'un des principaux facteurs de réorganisation de la vie, qui ressort de ces actes de soin, est la prise en charge de vies humaines, indépendamment de toute allusion au droit moderne et à l'appartenance sociopolitique. Comme si, prendre en charge véritablement la vie noire impliquait nécessairement la destruction de l'idée même de communauté politique au sens euro-occidental du terme. L'ouvrage propose de lier cet appel en faveur de la destruction de la communauté politique fondée sur le droit moderne, à l'appel à la destruction du monde blanc qui a marqué le long tournant induit par des Noirs d'Afrique et par leurs diasporas, dans les pensées critiques du début du siècle dernier. C'est précisément dans cet appel que ce livre situe l'infrapolitique des luttes noires. L'ouvrage se construit autour de ce projet, en rassemblant sous le vocable de tradition afrocritique un certain nombre de travaux d'auteurs d'Afrique et de ses diasporas qui, depuis un siècle, se sont intéressés aux relations entre modernité euro-occidentale, violence raciale et dignité noire dans le monde colonial et postcolonial.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
278
Date de parution
11/02/2025
Poids
80g
Largeur
150mm
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EAN
9791093250724
Titre
Afrocritique. Essai sur l'infrapolitique des luttes noires
Auteur
Bisoka Aymar Nyenyezi ; Kajibwami Emmanuel
Editeur
ETEROTOPIA
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150
Poids
80
Date de parution
20250211
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La tradition critique occidentale s'est pendant très longtemps privée d'une ressource essentielle pour penser et agir. Il s'agit de l'école afro-critique, une tradition critique développée par des penseurs africains et afro-descendants à partir de l'expérience coloniale, et aujourd'hui indispensable pour comprendre les formes contemporaines de violence, qu'elles soient liées à la globalisation, à l'autoritarisme, au néolibéralisme ou encore à la résurgence des extrémismes de tout genre. Ce livre collectif présente et travaille la pensée d'Achille Mbembe, un représentant majeur de l'école afro-critique. Une pensée qui cherche constamment à se défaire du piège identitaire mais ne sous-estime pas le désir d'ancrage et de territoire. Une pensée qui ne cesse de garder les yeux ouverts sur le futur, sans pour autant céder aux sirènes du pessimisme. Une pensée exigeante et libre, profondément originale, mélange d'éclats et d'opacité. Ce livre est une invitation à la rencontre et au dialogue, sur les traces de l'un des grands penseurs de notre temps. Achille Mbembe a reçu en octobre 2017 le titre de docteur honoris causa de l'Institut d'analyse du changement dans l'histoire et les sociétés contemporaines (IACCHOS, UCLouvain).
L'année 2016 s'annonçait cruciale, non seulement parce que, conformément à la Constitution congolaise, elle devait sonner le glas de seize années de règne de Joseph Kabila, mais également parce qu'une large partie de l'opposition et de la société civile congolaise avait juré que le président devrait partir le 19 décembre 2016 au plus tard, au besoin de force. Rien ne s'est passé dans ce sens. Le changement tant attendu n'a pas eu lieu. Kabila est resté au pouvoir et continue à se renforcer des divisions qui existent au sein de l'opposition politique congolaise. Le temps a été le principal allié de la Majorité présidentielle ; il a été gagné notamment grâce aux dialogues politiques qui n'en finissaient plus. Il a ensuite suffi que la Cour constitutionnelle interprète l'article 70 de la Constitution : en cas de non-organisation d'élections, il appartiendrait au président de continuer à exercer le pouvoir. Mais 2016 aura aussi été l'année de grandes difficultés politiques dont la Majorité présidentielle est encore très loin de se remettre aujourd'hui : il s'agit surtout des schismes qu'elle a connus et qui ont conduit au départ de certains de ses grands ténors dans l'opposition politique. Elle reste profondément affaiblie, même si, en fin d'année, on en parlait moins, les projecteurs se tournant plutôt vers l'opposition congolaise. Plus grave encore, 2016 a vu s'effondrer progressivement certaines transformations économiques et sociales qui constituaient les principales réussites du Gouvernement, comme nous le soulignions en 2015. En effet, les fluctuations économiques en RDC, dont une des causes premières est le déclin de la production dans le Copperbelt, ont eu pour conséquence un ralentissement de la croissance. Si ces problèmes justifient la baisse des prévisions budgétaires, ils ont aussi des effets négatifs sur les avancées dans le domaine social, de même que sur le financement du processus électoral en cours.
Ansoms An ; Nyenyezi Bisoka Aymar ; Vandeginste St
Conjonctures de l'Afrique centrale est la publication annuelle du Centre de Référence pour l'Expertise sur l'Afrique centrale (CRE-AC), de l'Institut de Politique du Développement (10B) de l'Université d'Anvers, du Centre d'Etudes du Développement de l'Université catholique de Louvain (UCL) et du Musée royal de l'Afrique centrale (MRAC). Elle offre une sélection de textes scientifiques de grande qualité (peer reviewed) en lien avec l'actualité politique, économique et sociale en Afrique centrale (Burundi, République démocratique du Congo, Rwanda, Ouganda). Cette année, les contributions de Conjonctures de l'Afrique centrale 2018 portent plus précisément sur le Burundi, la RDC, le Rwanda et l'Afrique des Grands Lacs de manière générale. En ce qui concerne le Burundi, les différents chapitres abordent des questions essentiellement politiques relatives aux forces de sécurité, aux identités narratives hutu et tutsi, aux politiques identitaires et, enfin, à l'ethnicisation des mémoires dans les médias sociaux. Les textes sur la RDC étudient la question de la politisation dans les transports publics, la gestion des parcs nationaux, les effets socio-écologiques de l'accaparement de l'eau, la pression fiscale, les liens entre l'agriculture et l'exploitation minière artisanale, l'exploitation minière industrielle face à la gouvernance participative, puis, enfin, les réformes et les "éléphants blancs" dans la gouvernance au quotidien. Deux chapitres traitent du Rwanda et interrogent ses politiques rurales, tout d'abord à partir des formes de subjectivité que ses politiques agricoles ont produites au cours de son histoire postcoloniale, et ensuite à partir de la critique de la réforme foncière et de ses conséquences sur l'accaparement des terres. Pour finir, l'ouvrage évoque l'Afrique des Grands Lacs, au travers d'un chapitre sur la limitation du mandat présidentiel et d'un dernier dédié aux déterminants de "l'efficience" des institutions de microfinance.
Alidou Sahawal ; Nyenyezi Bisoka Aymar ; Geenen Sa
Ce volume 2020 des Conjonctures de l'Afrique centrale propose quatorze chapitres sur le Burundi, la RDC et le Rwanda. Ces textes explorent notamment la nature des pouvoirs politiques au niveau central, les défis de la reconstruction en contextes fragiles et post-conflits, les enjeux agricoles locaux et globaux, et enfin la gouvernance des ressources naturelles. En analysant les structures politiques, économiques, sécuritaires et sociales, ainsi que les pratiques des différents acteurs - des présidents jusqu'aux paysans -, cet ouvrage se veut une contribution à une meilleure compréhension de la situation actuelle en Afrique centrale.
Théorie du genre, idéologie du genre ou même, tout simplement, "gender". Depuis plus d'une décennie, cette construction rhétorique fait rage dans le discours public, elle fonctionne comme une propagande qui unifie la réaction contre les réalisations des mouvements féministes et LGBTQIA+ et sème le désordre au sein même de ces mouvements. Ce livre rassemble des contributions personnelles de divulgation sur le sujet, dans lesquelles l'auteur, l'une des voix les plus importantes dans le débat italien sur les théories queer et les études sur la sexualité, démystifie et clarifie, sans la simplifier ni la minimiser, la portée de l'affrontement politique et de la révolution symbolique en cours. Dans ces pages, vous trouverez des hypothèses radicales et non évidentes sur la relation entre le genre, le sexe et la politique, ainsi que des outils historiques et conceptuels indispensables pour s'orienter dans le présent.
Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Biorégion urbaine : c'est l'ensemble des relations sociales, économiques et culturelles qui caractérisent les espaces à l'âge de la révolution urbaine. Villes, collines en terrasses, campagnes travaillées, forêts animées, ont chacune des métabolismes qui se sont transformés à travers les civilisations successives, mais qui toujours entretiennent des structures vivantes. Le territoire, compris comme un système vivant naît et grandit. Il peut tomber malade, il peut mourir quand la relation de synergie est interrompue - nous parlerons alors de "crise des civilisations" - mais il peut aussi renaître.