Bishara Azmi ; Babut Marianne ; Laurens Henry ; La
ORIENTS
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EAN :9791093315218
Le salafisme, l'un des courants les plus médiatisés de l'Islam, s'est tragiquement imposé au monde entier. Cette nébuleuse inspire autant de noms, de concepts et de groupes parfois difficiles à distinguer : wahhabisme, quiétisme, jihadisme, al-Qaïda, État islamique? La liberté de ton et l'érudition de Azmi Bishara font découvrir dans cet essai de philosophie politique, les fondamentaux et les enjeux de ce courant de pensée qui prône le retour au mode de vie des « pieux ancêtres ». S'appuyant sur les écrits des intellectuels orientaux, allant du XIIe siècle jusqu'aujourd'hui, l'auteur plaide pour une mise en dialogue des penseurs des deux côtés de la Méditerranée. Azmi Bishara, l'un des plus grands intellectuels arabes contemporains, a une trajectoire aussi singulière que riche : palestinien, membre de la Knesset, docteur en philosophie, il vit actuellement au Qatar où il dirige un des principaux centres de recherches arabes, le CAREP (Centre arabe de recherche et d'études politiques)
Nombre de pages
303
Date de parution
19/03/2021
Poids
448g
Largeur
145mm
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EAN
9791093315218
Titre
Qu'est-ce que le salafisme ?
Auteur
Bishara Azmi ; Babut Marianne ; Laurens Henry ; La
Editeur
ORIENTS
Largeur
145
Poids
448
Date de parution
20210319
Nombre de pages
303,00 €
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Checkpoint raconte un pays, la Palestine, désarticulé par les colonies de peuplement et les routes de contournement et, à présent, par le " mur de séparation ". Un étrange pays qui ne ressemble à aucun autre, un archipel, où le seul point de repère incontestable est le barrage militaire, le Checkpoint, qui précisément abolit l'espace et le temps. L'immobilité et l'attente aiguisent la mémoire qui, à l'image du lieu où elle est enracinée, vient restituer par bribes des saynètes fragmentées. Alternant épisodes de la vie quotidienne et portraits, souvenirs de jeunesse et récits absurdes, dialogues et méditations, Azmi Bishara dénonce avec un humour décapant le sort réservé aux Palestiniens par les " Maîtres du Checkpoint ". Mais il égratigne aussi son propre camp, avec ses politiciens opportunistes, ses idéologues obtus et tous les autres profiteurs de " l'industrie de la Cause ". Le récit commence et se termine par une tendre évocation de la fille du narrateur, Wajd, mot désignant l'une des sept " stations " de l'amour chez les mystiques musulmans. C'est la douleur d'être séparé de l'aimé même en sa présence, la douleur du désir, toujours insatisfait, de s'unir à lui.
Paru en anglais en 2022, cet ouvrage constitue une analyse majeure de la genèse et de l'évolution du conflit israélo-palestinien, écrit par l'un des intellectuels palestiniens qui connaît le mieux la scène politique israélienne. Il offre ainsi des outils de compréhension des logiques structurelles du conflit encore à l'oeuvre aujourd'hui. En partant des paradigmes de settler colonialism (colonialisme de peuplement) et d'Apartheid, Bishara examine la manière dont Israël est parvenu, depuis 1948, à imposer sa politique du "fait accompli". Il décrypte les stratégies discursives, coercitives, diplomatique, économique, qui ont permis à Israël de s'imposer par la force. Il renverse ensuite l'intégralité des récits, aussi bien des mythes fondateurs d'Israël que des discours militaires et diplomatiques, pour analyser le traité Trump-Netanyahou et d'examiner le rôle de l'administration américaine dans cette politique du "fait accompli". Azmi Bishara illustre parfaitement ce tournant sémantique et analytique qui consiste à bouleverser les récits dominants et sortir la question israélo-palestinienne de son prétendu exceptionnalisme, en la comparant avec d'autres situations coloniales. Cette grille de lecture comparatiste reste pourtant à la marge en France, à rebours des évolutions en cours dans notre société, qui continue de privilégier des lectures présentistes focalisées sur l'"affrontement" et le "processus de paix" entre Israéliens et Palestiniens. Cet ouvrage permet de répondre à une demande sociétale de renouvèlement analytique. En ce sens le livre d'Azmi Bishara offre une utile synthèse pour tous ceux qui souhaitent saisir les ressorts de la domination israélienne y compris sur le temps long.
Dans ce livre incisif, Marwan Bishara, israélo-arabe et l'un des principaux commentateurs palestiniens sur la région, explique les causes profondes et les enjeux de la " seconde Intifada ". Revenant aux accords d'Oslo en 1993, il montre comment l'asymétrie entre les Palestiniens (les occupés) et les Israéliens (les occupants) a été ignorée par ceux qui ont parrainé ces négociations, notamment les États-Unis. Et comment ce processus de transition mal conçu a contribué à la mise en place du système d'apartheid et d'occupation actuel. Contrairement à l'opinion courante et à l'optimisme de surface qui ont caractérisé l'attitude occidentale vis-à-vis du processus de paix, l'auteur montre que celui-ci était condamné à l'échec dès l'origine. Mais plutôt que de s'affliger de l'aggravation de la situation, et de la guerre menée par Sharon contre la population palestinienne, Marwan Bishara invite le lecteur à regarder en avant. Dans cette édition largement augmentée, il propose un bilan lucide des deux années ayant suivi le déclenchement de la seconde Intifada. Et examinant les enjeux démographiques, politiques et sécuritaires, il explore les voies qui permettront de parvenir à une solution juste et durable du conflit israélo-palestinien.
Elle est la dernière légende vivante du monde arabe malgré les coups du sort qui l'on assaillis autant dans sa vie privée que dans le tragique destin de son pays. " Ambassadrice du Liban à travers le monde ", Fayrouz a enregistré plus de 800 chansons, sorti une cinquantaine d'albums, joué dans une vingtaine de films et comédies musicales. Celle qui a toujours refusé de quitter son pays demeure plus qu'aucune autre le symbole de paix et d'espoir. Pourtant, on en sait peu sur elle. Epouse d' Assi Rahbani, qui avec son frère Mansour révolutionna la musique libanaise et la propulsa dans le monde entier. Mère de Ziad, enfant prodige de la scène libanaise, assurant le tournant jazz de sa mère dans les années 1970 qui vient de disparaitre. Comment et pourquoi Fayrouz qui vit aujourd'hui recluse reste la dernière icone sacrée dans tout le monde arabe ? Pour la première fois, un livre en français retrace l'histoire de cette chanteuse légendaire : Moi je chante l'humanité.
Dans la civilisation arabo-musulmane, la coupe des poils est très codifiée. Énoncée dans les textes sacrés, elle perdure aujourd'hui ; la fameuse barbe ou moustache restant l'attribut absolu de la virilité alors que l'épilation complète des femmes est obligatoire. Bien que tenaces, il est amusant de voir que ces rites sont complètement installés en Occident avec des codes tout à fait différents. Sorti en 2018, le court-métrage « Hair: The Story of Grass » s'empare de ce thème, de ces codes, de ces critères de beauté et de genre avec humour. C'est ce film de Maha Al-Saati qui a inspiré ce livre.
Oum Kalsoum est née il y a plus de cent ans et a disparu depuis plus de trente ans mais elle reste aujourd'hui la seule star mythique du monde arabe. Elle continue d'influencer toute une génération de musiciens ; mais, bien plus encore, elle est devenue un mythe, une muse universelle qui, au-delà de son domaine, inspire toute une génération de peintres, photographes, stylistes et artistes de rue. Aujourd'hui, elle vit toujours dans le cœur et l'art des grands et des petits. Elle était représentée pendant la révolution de janvier dernier. Un livre tout en images pour conter la vie de cette seule icône arabe avec des phrases marquantes de grands, d'anonymes et les paroles de ses chansons qui sonnent toujours comme des sésames.
Il y a moins d'un an, les Tunisiens faisaient tomber leur régime, entraînant dans leur sillage ce que l'on a appelé le printemps arabe. Avec l'automne et les premières consultations populaires, on a vu arriver en tête Ennhada, le parti islamiste. Sans vouloir tirer de jugements trop hâtifs, les premières victimes de cette orientation religieuse pourraient bien être les femmes.