Solomon Rossine. Vue sur kolkhoze d'un satellite, Exposition Abbaye-aux-Dames, Caen, du 5 mai au 7 j
Bertrand Valère ; Coldefy-Faucard Anne ; Dormoy Em
L'INVENTAIRE
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EAN :9782910490232
Né en 1937 à Gomel, Solomon Rossine fait des études d'Arts plastiques à Leningrad et Moscou. Entre 1965 et 1988, il voyage à travers l'Union soviétique, retirant de ce périple des impressions qui fondent toute sa peinture. Il participe à de nombreuses expositions, le plus souvent non officielles, à Leningrad, Tallinn, Moscou. En 1989, il fait sa première exposition en Occident et, deux ans plus tard, s'installe en France, à Lannion où il vit encore aujourd'hui. A Lannion comme à Leningrad, Solomon Rossine mène une vie d'ermite, à l'instar des peintres d'icônes d'antan. Tout comme eux, il peint la vie et la mort, les hommes, leur grandeur, leurs misères. Au premier regard, on serait tenté, en découvrant ses œuvres, de penser à Chagall. Mais l'humanité de Rossine est autrement paradoxale, rapprochant l'artiste dès Van Gogh (source inépuisable d'inspiration pour lui), Bruegel, Goya. Le paradoxe est une des clefs permettant de comprendre l'œuvre de Solomon Rossine. C'est le paradoxe de la vie " soviétique " d'hier, de la vie " russe " d'aujourd'hui ; celui d'une existence quotidienne dure et cruelle mais au travers de laquelle apparaissent la tendresse et la compassion ; celui, enfin, du grotesque qui devient harmonieux et du beau qui devient effrayant. Paradoxaux, les titres de ses toiles ne le sont pas moins : joyeuses banlieues, Lecture du " Sermon sur la Montagne " au pensionnat pour aveugles " Commune de Paris "... sans oublier celui qui donne son titre au présent ouvrage Vue sur kolkhoze d'un satellite. On songe aux œuvres littéraires d'un Alexandre Zinoviev, d'un Andreï Platonov ou - paradoxe là encore - d'un Cholem-Aleichem. On songe aussi à Gogol et, dans un autre genre, à Fellini. Car ce n'est pas le moindre paradoxe de Solomon Rossine : son œuvre ne saurait être plus personnelle et plus russe, et en même temps plus universelle. Anne Coldefy-Faucard.
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Nombre de pages
145
Date de parution
16/05/2000
Poids
660g
Largeur
240mm
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EAN
9782910490232
Titre
Solomon Rossine. Vue sur kolkhoze d'un satellite, Exposition Abbaye-aux-Dames, Caen, du 5 mai au 7 j
Auteur
Bertrand Valère ; Coldefy-Faucard Anne ; Dormoy Em
Editeur
L'INVENTAIRE
Largeur
240
Poids
660
Date de parution
20000516
Nombre de pages
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Présentées par Valère Bertrand, environ 300 oeuvres sur papier du grand écrivain et dramaturge de langue allemande Friedrich Dürrenmatt, en noir et en couleurs, accompagnées de nombreuses photographies de l'artiste au travail.Un texte sur la pratique du dessin par Friedrich Dürrenmatt lui-même, Remarques personnelles sur mes tableaux et mes dessins, permet de mieux saisir sa relation singulière entre l'écriture, le dessin ou, parfois, la peinture, son intérêt pour certains personnages mythologiques, dont le minotaure.
Collin Pierre ; Bertrand Valère ; Le Saux Marie-Fr
Basculements, vues plongeantes, ombres portées, la géométrie des gravures de Pierre Collin est troublante - voire théâtrale -, et cela dès ses débuts à la Casa Velázquez à Madrid, au début des années 1980. Sur la plaque de cuivre, son regard s'est fait photographique, fulgurant, proche d'un arrêt sur image, à l'opposé de la minutie habituelle des graveurs. Son ?uvre, constituée d'allers et retours entre dessin, peinture et gravure, exprime un quotidien plutôt tranquille, sans être pittoresque: une grange, une plage ou encore la vision d'un conducteur sur une autoroute monotone. Rien d'inquiétant dans l'imaginaire de Pierre Collin - mais rien de rassurant non plus. Tout n'est qu'équilibre. Mais dans cette quiétude peut se glisser le malaise, et sous cette banalité apparente une forte jubilation. Dans les gravures de Pierre Collin, les frontières sont visibles, les diagonales imprévisibles. Instants fugitifs où l'?il se perd, rêveries où se télescopent hallucinations et souvenirs; et sans cesse cette façon subjective d'impliquer le spectateur. Pierre Collin offre une approche moderne de l'exercice de la vanité. Par association d'images ou en élargissant le champ de vision jusqu'à l'impossible, il trouve dans le "point mort" ce que l'esprit perçoit quand le regard se perd. Cette ligne psychique, il la trace avec netteté, par des jeux de reflets, des fenêtres, des diptyques. La lumière s'y effrite, laisse parfois s'installer des personnages qui nous voient autant qu'ils sont vus.
Ce recueil est une anthologie de la poésie de Mehdi Akhavan Sales, l'une des figures majeures de la nouvelle poésie persane. Né en 1927 à Machhad, la capitale du Khorasan, berceau de la renaissance de la langue et de la poésie classique persane, il se donne la tâche de rapprocher le Khorasan du Mazandéran, lieu de naissance de la nouvelle poésie persane fondée par Nima Youshidj. La poésie d'Akhavan est une synthèse sophistiquée et élaborée de ces deux courants. Cette anthologie comporte une cinquantaine de poèmes du poète tirés de plusieurs recueils de sa poésie publiés entre 1950 et 1990 à Téhéran. La plupart des poèmes sont pourtant choisis parmi seulement trois recueils qui sont considérés par tous les critiques littéraires iraniens comme trois chef-d'oeuvres du poète. Publié pour la première fois en France, Akhavan Sâlès jouit en Iran d'une immense popularité et d'une grande notoriété et sa poésie a été une source d'inspiration pour des écrivains, des musiciens et des cinéastes. Ses compatriotes le décrivent comme le Ferdowsi des temps modernes, car il a joué un rôle fondamental dans le renouveau de la poésie persane, et une génération entière de jeunes poètes l'a suivi sur ce chemin. Il est décédé des suites d'une longue maladie à Téhéran en 1990 et est enterré dans la ville de Tous à côté du mausolée de Ferdowsi.
Un manifeste anti-uniformisation, anti-masses, anti-consommation, anti-bourgeois, anti-yuppies, anti-tout! L?auteur ne se contente toutefois pas de dénoncer, il donne aussi des indications de survie. Le lecteur n?aura donc plus aucune excuse: il saura ce qu?il convient de savoir pour être un snob achevé mais aussi, et surtout, pour être lui-même.
Dubien Arnaud ; Pauchet Sophie ; Radvanyi Jean ; C
Pour la première fois depuis leur existence, les Regards de l'Observatoire n'ont pu paraître en 2020. On comprend aisément pourquoi : nous étions au coeur de la pandémie et aurions été dans l'incapacité de faire un point sérieux sur la gestion de cette crise sanitaire en Russie, ses conséquences économiques, politiques et sociales. Aujourd'hui, la situation se décante et l'on y voit plus clair. Par ailleurs, sur le plan international, plusieurs événements ont envenimé des relations déjà tendues entre la Russie et l'Europe et, plus généralement, entre la Russie et l'Occident. Le temps est donc venu, pour les Regards de l'Observatoire, de poursuivre ce qui correspond à leur ambition première : donner l'analyse la plus complète possible de la situation en Russie et des relations de ce pays avec la France et le monde.
Velimir Khlebnikov (1885-1922), poète hors norme, écrit Zanguezi, poème-pièce, "surnarration" , à la fin de sa vie. Zanguezi est le nom du héros, prophète, alter ego de son créateur. Contemporain de la révolution russe, révolution non seulement politique mais aussi artistique, Velimir Khlebnikov est, parmi les novateurs, celui qui, sans doute, dynamite le plus le langage pour créer un monde nouveau. Mathématiques, astronomie, philosophie, ornithologie, tout sert à celui qui se veut "président du globe terrestre" pour façonner sa "langue des oiseaux, poésie stellaire" , dans laquelle il n'est pas de mots, mais des mouvements, pas de chapitres, mais des surfaces. En 2020, on célébrait le 135e anniversaire de la naissance de Velimir Khlebnikov. A cette occasion, l'atelier de Boris Trofimov, à Moscou, réalisait une édition de Zanguezi, en russe et en anglais, visant à reproduire graphiquement le rythme du poème. Nous reprenons cette composition graphique en russe et en français.