Traduire les Anciens en Europe du Quattrocento à la fin du XVIIIe siècle : d'une renaissance à une r
Bernard-Pradelle Laurence ; Lechevalier Claire
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840508113
A l'aube du Quattrocento, à Florence, on assiste à un renouvellement tel de la connaissance de la langue et de la littérature grecques que l'on peut parler d'une rupture dans la pratique de la traduction des Anciens : celle-ci s'accompagne notamment d'une vive conscience de l'historicité des textes : quatre siècles plus tard, à la fin du XVIIIe siècle, une seconde rupture se profile dans plusieurs pays d'Europe, caractérisée à son tour par une nouvelle revendication d'historicité et par la prise en compte grandissante de l'esprit national et du génie des langues. Entre ces deux moments, la lecture des textes antiques se trouve, dans toute l'Europe, au coeur des préoccupations intellectuelles, source de débats et ferment des productions littéraires et philosophiques contemporaines. La traduction des Anciens doit alors être analysée dans des contextes divers, dont les enjeux sont linguistiques, mais aussi idéologiques et culturels : ils touchent à la pensée religieuse et politique, à la formation des concepts philosophiques, à la pédagogie et à l'expressivité des textes littéraires et de la poésie en particulier. Le présent volume se donne pour objectif non pas tant d'examiner les traductions produites pendant cette période en fonction de critères d' "exactitude" mais d'appréhender, par le biais d'un regard historique, les traditions et les méthodes sur lesquelles elles reposent, afin de tenter de comprendre, à travers ce vecteur essentiel que constitue la traduction, comment se sont constitués notre connaissance et notre regard sur l'Antiquité. Ainsi, au fil des études. le lecteur voit peu à peu se substituer à la vision d'une culture encore profondément vivante - avec laquelle on ne cesse de dialoguer - celle d'un monde appartenant définitivement au passé - sur lequel on ne peut plus poser qu'un regard d'observateur si passionné soit-il.
Nombre de pages
266
Date de parution
13/09/2012
Poids
420g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508113
Titre
Traduire les Anciens en Europe du Quattrocento à la fin du XVIIIe siècle : d'une renaissance à une r
Auteur
Bernard-Pradelle Laurence ; Lechevalier Claire
Editeur
SUP
Largeur
159
Poids
420
Date de parution
20120913
Nombre de pages
266,00 €
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A visual history of the 20th century, the photographs in this volume cover events which range from the hard history of politics to new inventions, the arts, society and fashion. The images have been drawn from international agencies such as Life, Magnum, Picture Post and Stern.;The book is divided into six chronological sections corresponding to significant historical moments. Each section opens with a short historical overview which introduces the main concerns during the period covered. There is also a selection of quotations which capture the flavour of the period covered. There are extended captions at the end of each section providing historical information about each photograph.
Résumé : Au confluent de la guerre froide, de la décolonisation et du conflit israélo-arabe, la crise de Suez de 1956 tient une place particulière dans l'histoire des relations internationales depuis 1945. À ses acteurs principaux, Grande-Bretagne et France, associés dans une intervention militaire contre l'Égypte, l'historiographie a invariablement assigné des mobiles de politique étrangère ou coloniale : les Anglais voulaient préserver leurs positions dans le monde arabe et protéger leurs intérêts pétroliers ; les Français désiraient renverser Nasser, soutien essentiel des rebelles algériens. S'agit-il donc, dans le cadre classique d'un affrontement entre nationalisme égyptien et impérialismes anglais et français, d'un retour étonnant et anachronique à la politique de la canonnière ? L'auteur démontre que les choix des deux gouvernements trouvent en réalité leurs raisons dans la politique intérieure au sens large, ressac conservateur de l'après-guerre en Grande-Bretagne et crise de la IVe République en France. Son étude porte à la fois sur les développements internes dans les deux pays à partir de 1955 et sur leurs politiques égyptiennes, sans négliger les plans militaires et les considérations coloniales. Outre les abondantes sources secondaires, Jean-Yves Bernard utilise l'ensemble des archives publiques françaises et anglaises disponibles, les fonds des partis politiques, les archives personnelles et les témoignages oraux de plusieurs acteurs et contemporains des faits.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.