
GENESE DE L EXPEDITION FRANCO-BRITANNIQUE DE 1956 EN EGYPTE
Au confluent de la guerre froide, de la décolonisation et du conflit israélo-arabe, la crise de Suez de 1956 tient une place particulière dans l'histoire des relations internationales depuis 1945. À ses acteurs principaux, Grande-Bretagne et France, associés dans une intervention militaire contre l'Égypte, l'historiographie a invariablement assigné des mobiles de politique étrangère ou coloniale : les Anglais voulaient préserver leurs positions dans le monde arabe et protéger leurs intérêts pétroliers ; les Français désiraient renverser Nasser, soutien essentiel des rebelles algériens. S'agit-il donc, dans le cadre classique d'un affrontement entre nationalisme égyptien et impérialismes anglais et français, d'un retour étonnant et anachronique à la politique de la canonnière ? L'auteur démontre que les choix des deux gouvernements trouvent en réalité leurs raisons dans la politique intérieure au sens large, ressac conservateur de l'après-guerre en Grande-Bretagne et crise de la IVe République en France. Son étude porte à la fois sur les développements internes dans les deux pays à partir de 1955 et sur leurs politiques égyptiennes, sans négliger les plans militaires et les considérations coloniales. Outre les abondantes sources secondaires, Jean-Yves Bernard utilise l'ensemble des archives publiques françaises et anglaises disponibles, les fonds des partis politiques, les archives personnelles et les témoignages oraux de plusieurs acteurs et contemporains des faits.
| Date de parution | 01/10/2003 |
|---|---|
| Poids | 675g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782859444792 |
|---|---|
| Titre | GENESE DE L EXPEDITION FRANCO-BRITANNIQUE DE 1956 EN EGYPTE |
| ISBN | 2859444793 |
| Auteur | BERNARD |
| Editeur | PUB SORBONNE |
| Largeur | 160 |
| Poids | 675 |
| Date de parution | 20031001 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Century (anglais)
BERNARDA visual history of the 20th century, the photographs in this volume cover events which range from the hard history of politics to new inventions, the arts, society and fashion. The images have been drawn from international agencies such as Life, Magnum, Picture Post and Stern.;The book is divided into six chronological sections corresponding to significant historical moments. Each section opens with a short historical overview which introduces the main concerns during the period covered. There is also a selection of quotations which capture the flavour of the period covered. There are extended captions at the end of each section providing historical information about each photograph.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER65,00 € -

LECONS SUR LES PHENOMENES DE LA VIE COMMUNS AUX ANIMAUX ET AUX VEGETAUX
BERNARDSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER46,00 €
Du même éditeur
-

La musique a t elle un genre ?
Traversier Mélanie;Ramaut AlbanLa musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER27,00 € -

Trouble dans la matière
Benoit AudreyRésumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

Les mobilités partagées
Huré MaximeRésumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

Liberté, un mot spécieux
Capdevilla NestorHobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 €

