Ce livre confronte les points de vue de créateurs, penseurs et pédagogues du domaine artistique et de l(enseignement général. Il aborde les questions de la création, de la recherche, de la transmission de l'art et de la pédagogie. Il interroge la présence des artistes à l'école, de la maternelle à l'université, spécificité française qui oblige à repenser et à adapter le processus éducatif. L'originalité d'ARFAE (Atelier de recherche sur la formation des artistes et des enseignants) est de proposer une réflexion portée par des établissements d'enseignement supérieur ayant en charge, pour les uns - l'ENSATT et le Pont Supérieur -, la formation de futurs créateurs, et pour les autres - l'université de Lyon 2 et l'université de Nantes -, celle de futurs professeurs. Cela offre au lecteur un dialogue entre artistes et universitaires toujours riche, car souvent à fronts renversés. Conjuguant analyses, témoignages et approches sensibles, ce livre est à mettre entre toutes les mains : celles des artistes en devenir ou en activité, celles des pédagogues et futurs pédagogues, celles des professionnels de la culture et de l'éducation populaire, celtes de toutes les personnes que la transmission (de l'art en particulier) passionne. Vous y trouverez retranscrites des interventions recueillies lors de huit séminaires de recherche qui se sont déroulés à Lyon et à Nantes entre 2015 et 2017, ainsi qu'à l'occasion d'une rencontre nationale intitulée "Transmettre l'art, transmettre la liberté", organisée au Théâtre universitaire de Nantes en mars 2016. Une prise de parole sans langue de bois de personnalités engagées dans l'action.
Nombre de pages
304
Date de parution
31/03/2018
Poids
334g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782916002590
Titre
Transmettre. Art-Pédagogie-Sensible
Auteur
Baumgartner Benoît ; Carraud Françoise ; Courchay
Editeur
ATTRIBUT
Largeur
150
Poids
334
Date de parution
20180331
Nombre de pages
304,00 €
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L'historien antique visait d'abord à rendre compte de l'enchaînement des causes. Le clerc médiéval veut avant tout situer les événements dans le temps, souci lié à la conception chrétienne d'un temps qui a eu une origine, sa création par Dieu, une coupure essentielle, l'Incarnation, et se déroule selon un sens, orienté vers une fin. A côté de récits consacrés au passé mythique, puis historique de l'Angleterre bretonne, puis normande, s'invente dès la fin du XIe siècle une historiographie d'un nouveau type, en liaison avec l'extraordinaire aventure que furent la Première Croisade et, en 1099, la prise de Jérusalem. On passe alors à une pratique neuve d'une histoire écrite bien souvent, par des acteurs et/ou témoins. Dès la fin du XIIe siècle et au XIIIe siècle on verra (avec Robert de Clari, Villehardouin, Joinville) le vécu de l'historien - ou du mémorialiste ? - entrer en tension avec une grille de lecture préfabriquée. "Dire le temps" dans sa matérialité brute n'advient jamais. Aux purs marquages temporels se tissent inévitablement une pesée et une pensée du temps, révélant aussi bien le projet conscient de l'écrivain que le sens plus secret selon lequel il en a dévidé et retordu le fil.
Résumé : En dix témoignages, ce livre propose une expérience : celui d'une parole longue sur un sujet tabou. Un joueur de poker en ligne, une auxiliaire de vie, un multimillionnaire, une consultante racontent comment faire avec l'argent-contrainte, objet de lutte, instrument de pouvoir, de domination, de définition.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Souvent reléguée après les apprentissages fondamentaux, l'éducation artistique et culturelle ne va pas de soi. Elle est toujours à justifier par ses partisans. Ses objectifs peuvent diverger : réussite scolaire, intégration professionnelle ou épanouissement personnel ? Autrement dit, l'art fait-il grandir l'enfant ? Jean-Marc Lauret tire les enseignements des nombreuses recherches (principalement anglo-saxonnes) conduites depuis trente ans dans les sciences de l'éducation, la sociologie et les neurosciences. Plutôt qu'une conception utilitariste, il privilégie une approche qualitative en s'appuyant sur les compétences forgées par l'éducation artistique : créativité, imagination, confiance personnelle, concentration, faculté d'apprentissage, estime de soi, ouverture à l'autre, prise de conscience de son environnement. Interrogeant la question de l'évaluation dans les politiques publiques, ce livre pose in fine les jalons de ce que pourrait être l'évaluation d'une politique d'éducation artistique et culturelle. A mettre entre les mains de tous les parents, enseignants, de la maternelle à l'université, artistes et acteurs culturels, et des décideurs qui s'intéressent tant aux questions d'éducation et d'art que d'évaluation.
Le "genre" fait couler beaucoup d?encre depuis quelques années. Le mot circule. Il est parfois objet de rejets violents : "touche pas à mes stéréotypes" proclamaient récemment les adversaires d?une prétendue "théorie du genre", dont l?impact dans les milieux culturels est loin d?être nul, puisque plusieurs spectacles traitant des stéréotypes féminins et masculins ou de l?homosexualité ont récemment été déprogrammés. Le terme est aussi revendiqué par une frange de la danse contemporaine depuis la seconde moitié des années 1990. Les spectacles s?affichant "genre" ou queer, revendiquant une déconstruction des normes, des identités, tantôt dites sexuées, tantôt dites sexuelles, se sont multipliés, au point de définir un nouveau "genre", spectaculaire celui-ci, bien intégré dans l?avant-garde. Le genre est aussi à la mode. "C?est bien ancré dans l?air du temps : les jeux de genre font partie de notre quotidien" écrivait la critique de danse Rosita Boisseau dans Télérama. Mais le genre est-il un jeu, ou une esthétique ? Si le mot circule, les définitions du genre sont souvent bien floues et ses emplois multiples, contradictoires. Il suffit parfois qu?un spectacle présente des corps nus, ou du travestissement, pour être salué par la critique (ou bien condamné), comme ayant une thématique genre. Par ailleurs, contrairement aux pays anglo-saxons, ce n?est que très récemment en France que les recherches dans les domaines des arts vivants ont commencé à s?ouvrir, un peu, et non sans résistances, aux études de genre. Il était donc nécessaire de clarifier ce que le genre veut dire, et d?examiner ce que ce concept car ce n?est ni une théorie, ni une idéologie, mais un concept, c?est-à-dire un outil pour penser nous apporte pour comprendre la danse, son histoire, ses pratiques, les productions, diffusions et réceptions de ses spectacles ; pour chercher à comprendre aussi en quoi la danse participe à la transmission et à la légitimation de certaines normes sociales, et en quoi elle peut participer à leurs évolutions.
Le livre est bien quadrillé: biographie méticuleuse par Fourreau, entretien serré où le parleur qui a fait de Pougne-Hérisson « le centre du monde » répond sur son inspiration, sa technique de scène, ses utopies. --Gilles Costaz, Le Magazine littéraire, septembre 2005.
Jean-Gabriel Carasso livre là non seulement un ouvrage d humeur, sous forme de manifeste, mais surtout une mise en perspective des enjeux passés et à venir de l éducation artistique et culturelle. --L Observatoire des politiques culturelles. Marie-Christine Bordeaux, juillet 2005.