Tendue entre partage et rivalité, échelle mondiale et locale, gestion privée et publique, l'eau joue un rôle social et politique central. En explorer les ressorts suppose d'interroger cultures, mythes, rites et pratiques fondatrices de notre " vivre ensemble ". Alors que les questions d'eau deviennent un enjeu planétaire, il ne s'agit ni de les réduire à leurs seules dimensions techniques ni d'en faire de purs objets de curiosité esthétique ou intellectuelle. Les rapports des hommes avec l'eau sont ambivalents. Une ambivalence que cet ouvrage nous invite à mieux comprendre. Au coeur et dans la diversité de nos civilisations, mille et une façons de conjurer les peurs et d'attirer les bienfaits ont été inventées. La dimension symbolique de l'eau est instrumentalisée tout autant qu'elle imprime représentations collectives et actes quotidiens. Face à une réalité aussi complexe, des regards croisés sont indispensables : philosophique, psychanalytique, religieux, anthropologique, artistique, géographique, paysager, urbanistique, sociologique, géopolitique, économique... humain finalement. Et le bain dans la fontaine de Trévi d'Anita Ekberg (la Dolce Vita, Federico Fellini) révèle bien autre chose que sa seule anatomie avantageuse... Face à une telle diversité, deux territoires de prédilection ont permis d'approfondir un peu plus le débat : Chine, continent de toutes les audaces hydrauliques, et Japon, archipel de l'omniprésence culturelle de l'eau. Bien d'autres contrées ont été explorées : Iran, pays Dogon, désert saharien, Altiplano sud-américain, Mer d'Aral, Monde méditerranéen. Eaux reléguées sous la ville, eaux des jardins, eaux des campagnes, eaux des poissons..., toutes ont été convoquées. Traiter autrement des enjeux de l'eau, pour en approcher l'essentiel, dans une approche aussi sérieuse que ludique, aussi historique que prospective, aussi sensible que rationnelle : telle est la folle prétention de cet ouvrage issu des travaux d'un colloque tenu, en juin 2009, à Cerisy, et qui regroupe une trentaine de communications émanant d'experts et de responsables de plusieurs pays.
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Nombre de pages
564
Date de parution
18/01/2011
Poids
889g
Largeur
170mm
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EAN
9782705680503
Titre
Peurs et plaisirs de l'eau
Auteur
Barraqué Bernard ; Roche Pierre-Alain
Editeur
HERMANN
Largeur
170
Poids
889
Date de parution
20110118
Nombre de pages
564,00 €
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Dans tous les pays européens, la gestion des services d'eau potable et d'assainissement est devenue un enjeu économique majeur. L'augmentation des besoins en eau et la diversification des usages ont relancé les débats sur une série de questions : la gestion de l'eau doit-elle être publique ou privée, ou peut-on combiner les deux formules ? Doit-elle être envisagée conjointement à celle des autres services urbains (gaz et électricité, câble, transports...) ? Doit-elle être centralisée ou décentralisée ? Ces débats peuvent être tranchés de manières très diverses, et pour les éclairer l'analyse des expériences est de loin la plus efficace. C'est ce que propose cet ouvrage collectif, qui réunit pour la première fois de façon aussi synthétique un ensemble d'études sur les politiques publiques de l'eau de chacun des quinze pays membres de l'Union européenne. Par une approche pluridisciplinaire, il met en évidence les forces et les faiblesses des différents modèles. Et il montre que, dans la plupart des pays, la meilleure prise en compte des impératifs de protection de l'environnement tend à réunir les différents secteurs des institutions et de l'industrie de l'eau, autrefois séparés, dans une gestion intégrée, conduite au niveau régional, parfois à l'échelle du bassin-versant.
Le développement économique et l?urbanisation mondiale ont conduit à multiplier les usages de l?eau ; depuis une quinzaine d?années, elle fait l?objet d?un débat médiatique qui ne contribue guère à clarifier les différents enjeux de régulation de ses usages, en confondant l?eau dans la nature, une ressource naturelle renouvelable, et l?eau " de la ville ", le service public d?eau potable (et d?assainis-sement). Ce numéro pose la question des rapports réciproques entre les activités, usages, pratiques sociales et métabolismes urbains de l?eau, d?une part, et les régulations sociales, économiques et politiques des cycles hydrologiques d?autre part. Il est centré sur l?eau urbaine : des services publics, jusqu?au rapport complexe des villes avec la ressource en eau.
Ce livre constitue la première tentative publiée en France, d'évaluation des différentes politiques d'environnement. Il est pour l'essentiel le fruit d'un séminaire, rassemblant chercheurs et praticiens, qui s'est tenu à l'initiative du Centre de Prospective alors commun aux ministères de l'Environnement et de l'Équipement, du Logement et des Transports. Les auteurs, essentiellement chercheurs en sciences de l'homme et de la société, analysent la " première génération " des politiques françaises de l'environnement (1971-1995), soit de manière globale, soit dans des domaines spécifiques. Pour faciliter la prise de distance, un point de vue différent est souvent apporté, en contrepoint, par un spécialiste européen non français. Ce regard croisé entre la France et l'Europe, qui fait l'originalité de cet ouvrage, permet à la fois de constater la grande similitude des politiques nationales ? même fragilité, même complexité, même dynamique ? mais aussi de mesurer tout le poids des différences de cultures administratives qui subsistent malgré l'intégration européenne. Cette mise à distance critique devrait ainsi conduire à jeter un regard plus serein sur les politiques menées en France depuis 25 ans, tout en informant les Européens d'une spécificité et d'une importance d'action publique souvent sous-estimées à l'intérieur. Mieux faire connaître et mettre en débat : ce sont les deux ambitions de cet ouvrage plus tourné vers le débat scientifique, la construction de médiations et le dialogue, que vers des jugements prétendument neutres et objectifs.
En France, la qualité de l'eau potable est globalement conforme aux normes sanitaires. A défaut d'agir sur la source d'une contamination inquiètante des ressources en eau, principalement par l'activité agricole, les collectivité ont fait le choix coûteux du perfectionnment technique. L'ouvrage propose une lecture sociologique de ce paradoxe à travers une étude de la gouvernance de l'eau depuis les années 2000, particulièrement en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées, et sur le bassin Adour-Garonne.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.