Les politiques d'environnement. Evaluation de la première génération : 1971-1995
Barraqué Bernard ; Theys Jacques
RECHERCHES
26,00 €
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EAN :9782862220321
Ce livre constitue la première tentative publiée en France, d'évaluation des différentes politiques d'environnement. Il est pour l'essentiel le fruit d'un séminaire, rassemblant chercheurs et praticiens, qui s'est tenu à l'initiative du Centre de Prospective alors commun aux ministères de l'Environnement et de l'Équipement, du Logement et des Transports. Les auteurs, essentiellement chercheurs en sciences de l'homme et de la société, analysent la " première génération " des politiques françaises de l'environnement (1971-1995), soit de manière globale, soit dans des domaines spécifiques. Pour faciliter la prise de distance, un point de vue différent est souvent apporté, en contrepoint, par un spécialiste européen non français. Ce regard croisé entre la France et l'Europe, qui fait l'originalité de cet ouvrage, permet à la fois de constater la grande similitude des politiques nationales ? même fragilité, même complexité, même dynamique ? mais aussi de mesurer tout le poids des différences de cultures administratives qui subsistent malgré l'intégration européenne. Cette mise à distance critique devrait ainsi conduire à jeter un regard plus serein sur les politiques menées en France depuis 25 ans, tout en informant les Européens d'une spécificité et d'une importance d'action publique souvent sous-estimées à l'intérieur. Mieux faire connaître et mettre en débat : ce sont les deux ambitions de cet ouvrage plus tourné vers le débat scientifique, la construction de médiations et le dialogue, que vers des jugements prétendument neutres et objectifs.
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Nombre de pages
392
Date de parution
21/03/2000
Poids
740g
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EAN
9782862220321
Titre
Les politiques d'environnement. Evaluation de la première génération : 1971-1995
Auteur
Barraqué Bernard ; Theys Jacques
Editeur
RECHERCHES
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740
Date de parution
20000321
Nombre de pages
392,00 €
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Dans tous les pays européens, la gestion des services d'eau potable et d'assainissement est devenue un enjeu économique majeur. L'augmentation des besoins en eau et la diversification des usages ont relancé les débats sur une série de questions : la gestion de l'eau doit-elle être publique ou privée, ou peut-on combiner les deux formules ? Doit-elle être envisagée conjointement à celle des autres services urbains (gaz et électricité, câble, transports...) ? Doit-elle être centralisée ou décentralisée ? Ces débats peuvent être tranchés de manières très diverses, et pour les éclairer l'analyse des expériences est de loin la plus efficace. C'est ce que propose cet ouvrage collectif, qui réunit pour la première fois de façon aussi synthétique un ensemble d'études sur les politiques publiques de l'eau de chacun des quinze pays membres de l'Union européenne. Par une approche pluridisciplinaire, il met en évidence les forces et les faiblesses des différents modèles. Et il montre que, dans la plupart des pays, la meilleure prise en compte des impératifs de protection de l'environnement tend à réunir les différents secteurs des institutions et de l'industrie de l'eau, autrefois séparés, dans une gestion intégrée, conduite au niveau régional, parfois à l'échelle du bassin-versant.
Tendue entre partage et rivalité, échelle mondiale et locale, gestion privée et publique, l'eau joue un rôle social et politique central. En explorer les ressorts suppose d'interroger cultures, mythes, rites et pratiques fondatrices de notre " vivre ensemble ". Alors que les questions d'eau deviennent un enjeu planétaire, il ne s'agit ni de les réduire à leurs seules dimensions techniques ni d'en faire de purs objets de curiosité esthétique ou intellectuelle. Les rapports des hommes avec l'eau sont ambivalents. Une ambivalence que cet ouvrage nous invite à mieux comprendre. Au coeur et dans la diversité de nos civilisations, mille et une façons de conjurer les peurs et d'attirer les bienfaits ont été inventées. La dimension symbolique de l'eau est instrumentalisée tout autant qu'elle imprime représentations collectives et actes quotidiens. Face à une réalité aussi complexe, des regards croisés sont indispensables : philosophique, psychanalytique, religieux, anthropologique, artistique, géographique, paysager, urbanistique, sociologique, géopolitique, économique... humain finalement. Et le bain dans la fontaine de Trévi d'Anita Ekberg (la Dolce Vita, Federico Fellini) révèle bien autre chose que sa seule anatomie avantageuse... Face à une telle diversité, deux territoires de prédilection ont permis d'approfondir un peu plus le débat : Chine, continent de toutes les audaces hydrauliques, et Japon, archipel de l'omniprésence culturelle de l'eau. Bien d'autres contrées ont été explorées : Iran, pays Dogon, désert saharien, Altiplano sud-américain, Mer d'Aral, Monde méditerranéen. Eaux reléguées sous la ville, eaux des jardins, eaux des campagnes, eaux des poissons..., toutes ont été convoquées. Traiter autrement des enjeux de l'eau, pour en approcher l'essentiel, dans une approche aussi sérieuse que ludique, aussi historique que prospective, aussi sensible que rationnelle : telle est la folle prétention de cet ouvrage issu des travaux d'un colloque tenu, en juin 2009, à Cerisy, et qui regroupe une trentaine de communications émanant d'experts et de responsables de plusieurs pays.
Le développement économique et l?urbanisation mondiale ont conduit à multiplier les usages de l?eau ; depuis une quinzaine d?années, elle fait l?objet d?un débat médiatique qui ne contribue guère à clarifier les différents enjeux de régulation de ses usages, en confondant l?eau dans la nature, une ressource naturelle renouvelable, et l?eau " de la ville ", le service public d?eau potable (et d?assainis-sement). Ce numéro pose la question des rapports réciproques entre les activités, usages, pratiques sociales et métabolismes urbains de l?eau, d?une part, et les régulations sociales, économiques et politiques des cycles hydrologiques d?autre part. Il est centré sur l?eau urbaine : des services publics, jusqu?au rapport complexe des villes avec la ressource en eau.
En France, la qualité de l'eau potable est globalement conforme aux normes sanitaires. A défaut d'agir sur la source d'une contamination inquiètante des ressources en eau, principalement par l'activité agricole, les collectivité ont fait le choix coûteux du perfectionnment technique. L'ouvrage propose une lecture sociologique de ce paradoxe à travers une étude de la gouvernance de l'eau depuis les années 2000, particulièrement en Ariège, dans les Hautes-Pyrénées, et sur le bassin Adour-Garonne.
Au-delà de la valeur littéraire d'une écriture, dont l'influence souterraine sur la littérature contemporaine est de plus en plus reconnue, au-delà de l'effort d'élucidation critique des essais, l'oeuvre de Maurice Blanchot, depuis Thomas l'obscur jusqu'à Discours sur la patience, ouvre une série de questions que notre époque se pose encore sous une forme confuse. Le parti pris de Blanchot pour la littérature a eu pour conséquence, voulue ou non, de constituer un dehors de l'oeuvre littéraire où, étroitement dépendant de l'écriture, s'édifiait un autre monde pour les hommes. Cet autre monde, dont nous parvient la rumeur prolixe et sourde, fût-il le produit d'une passion pour l'écriture, appartient à tous, à la communauté anonyme, mais à ce point piégé dans un rapport au langage et aux exigences dialectiques et sociales, qu'il est réduit au silence, et cela presque politiquement. C'est de ce monde recouvert que l'oeuvre de Blanchot se fait l'écho. Le dehors, le neutre, l'incessant, l'immédiat, la dissolution du présent et du sujet, l'absence de livre, ces termes n'appartiennent pas seulement à l'espace littéraire, ils commencent aussi à dessiner le monde à venir. Mais peut-être est-ce à condition d'en parler comme " parle " la littérature, que ce monde viendra au jour. Ce monde exige de nous une adhésion agissante, dont la portée est politique, et s'exprimant sous le terme de non-pouvoir.
Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.L. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'U.R.S.S., est arrêté en 1937. Il restera dix ans au goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.