L’ouvrage met en lumière un changement de paradigme à l’œuvre autour des questions de transitions écologiques et de métabolismes urbains appliqués aux gares et leurs quartiers.Symboles et héritages d'un passé prestigieux, les gares et leurs quartiers sont désormais l'objet de stratégies d'adaptation aux changements globaux. L'ouvrage explore les procédés techniques variés engagés dans cette perspective (réutilisation des matériaux de construction pour la rénovation, intégration environnementale et paysagère, transformations énergétiques, etc.) et montre comment ces procédés associent la régénération ferroviaire au développement territorial. Les vingt et un experts rassemblés dans ce livre déploient des approches critiques et des perspectives internationales pour penser les gares comme des objets-frontières transdisciplinaires où peuvent s'articuler des perspectives naturalistes, architecturales et politiques. ??ce titre, l'ouvrage éclairera l'usager, aussi bien que l'habitant et le citoyen, sur les processus de transitions socio-techniques en cours, autant qu'il l'aidera à questionner les coûts, les effets et les fins de l'éco-modernisation de nos biens et services publics. Normalienne et membre senior de l'Institut universitaire de France, Nacima Baron étudie les processus politiques, techniques et pratiques associés aux transitions globales en croisant des approches relevant de la géographie des flux, de l'approche socio-technique des infrastructures et des études urbaines. Pauline Detavernier est docteure en architecture (LIAT). Sa thèse portait sur la conception des cheminements piétons en gare et plus largement sur la pratique de la marche dans les lieux de mobilité. Elle travaille aujourd'hui en tant que directrice de projet R&D chez PCA-Stream et enseigne à l'ENSA Paris Val-de-Seine. Nils Le Bot est architecte et docteur en urbanisme (LISST-CIEU). Enseignant à l'ENSA Paris Val-de-Seine, il est aussi chercheur à l'université technique de Delft et responsable de la recherche du groupe AREP. Ses recherches portent sur l'avenir des mobilités, l'écologie des infrastructures et les démarches de prospective urbaine.
Nombre de pages
230
Date de parution
18/09/2024
Poids
462g
Largeur
173mm
Plus d'informations
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EAN
9782379244582
Titre
La nouvelle nature des gares
Auteur
Baron Nacima ; Le Bot Nils ; Detavernier Pauline
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
173
Poids
462
Date de parution
20240918
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
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Baron Nacima ; Boissellier Stéphane ; Clément Fran
Les limites et les frontières ne sont pas une anecdote érudite ou formelle. Tout d'abord, la vie des êtres humains a été délimitée et précisée parles limites juridictionnelles locales (communautés d'habitants, seigneuries et paroisses) et par les aires d'influence des communautés urbaines. Treize cas, concentrés en France et s'étendant jusqu'au Bas-Rhin et la côte atlantique portugaise en passant par la Catalogne, sont ici analysés par de prestigieux historiens, afin de saisir les axes qui permettent de reconnaître et de délimiter l'espace local depuis la fin de l'Empire romain jusqu'à la fin du Moyen Age. Il s'agit d'une période de formation pour l'identité européenne, où le profil territorial joua un rôle essentiel qu'il faut connaître afin de saisir de façon appropriée les racines du présent.
Baron Nacima ; Boisselier Stéphane ; François Clém
Les implications sociales, politiques, économiques et culturelles de l'établissement des limites de grandes unités territoriales, comme les diocèses et les principautés, sont l'objet d'une étude détaillée grâce aux apports d'une douzaine de chercheurs reconnus. Ceux-ci en examinent l'évolution, depuis la fin de l'Empire romain jusqu'au bas Moyen Age, au moyen de l'analyse d'une série de cas concrets entre l'est byzantin et l'Atlantique ibérique.
Ce numéro aborde la question du logement en Espagne à la double lumière des recompositions du marché immobilier et des reconfigurations locales de l'action publique. Cette question s'ancre aussi dans une mise en perspective des approches et des cultures scientifiques différentes du cas français. En France, la question du logement social est traditionnellement associée à celle de la mixité sociale, de la ségrégation, mais aussi des politiques de renouvellement urbain. En Espagne, la question s'appuie sur une dynamique de publications autour de l'éclatement de la bulle spéculative et sur ses effets en termes de recomposition des politiques de logements ; cela s'accompagne de nombreux travaux sur les manifestations anti-éviction et les mouvements de squatteurs, ainsi que de recherches sur les mobilisations collectives et les nouvelles formes de participation locale qui les ont précédées ou accompagnées. L'ambition de ce numéro est donc de proposer de nouveaux angles de ré- flexion sur ces différentes questions en interrogeant l'articulation entre les dimensions financières (recapitalisation par des opérateurs privés et internationaux, apparition de nouveaux acteurs sur le marché), politiques (places du logement dans les nouvelles politiques publiques) et sociales (accession à la propriété, dynamiques de circulation au sein du parc de logement).
Cet ouvrage met en perspective la richesse des interactions entre le fait ferroviaire et le territoire français et explique de manière synthétique comment le rail a modelé la croissance des villes et des régions et comment il a accompagné la modernisation de l'économie française et les dynamiques de production. Il présente aussi des éléments clés pour nourrir les discussions actuelles sur les grands choix d'investissement dans le rail, mais en choisissant un angle d'analyse particulier : la lecture territoriale qui introduit à la compréhension des pratiques de mobilité des Français, des enjeux de la compétitivité et de la croissance durable et équitable des métropoles.
Usher Phillip John ; Le Roy Cyril ; Aït-taouti Fré
Pour penser la Terre de l'Anthropocène, Ex Terra : Vivre avec les sous-sols propose de détourner l'attention des émissions pour imaginer une nouvelle sensibilité "exterranéenne" Si nous sommes aujourd'hui entrés dans l'Anthropocène, ce n'est pas seulement à cause de nos émissions, mais avant tout de nos extractions. Il importe donc au plus haut point de réinvestir notre rapport aux sous-sols et de réorienter notre regard vers les profondeurs de la Terre. Pour ce faire, l'ouvrage circule entre différentes échelles géographiques et historiques. Il tisse des liens entre notre planète dans son ensemble, les agents humains et non humains de l'extraction et les matières extraites qui accompagnent notre quotidien. En ouvrant de riches archives de textes et d'images prémodernes provenant de toute l'Europe, en confrontant les auteurs humanistes de la Renaissance aux enjeux contemporains de l'écologie, Phillip Usher esquisse une nouvelle sensibilité exterranéenne. Phillip John Usher, né en Angleterre, est professeur de littérature française à l'Université de New York (NYU). Spécialiste de la littérature su XVIe siècle, ses travaux récents portent sur les rapports entre littérature et écologie. Il est l'auteur de nombreux livres, dont Errance et Cohérence (Classiques Garnier, 2010) et L'Aède et le Géographe (Classiques Garnier, 2018). En 2020, il a codirigé avec Pauline Goul le collectif Early Modern Ecologies : Beyond English Ecocriticsm (Amsterdam University Press).
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La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence. Cette impulsion cartographique est ici interrogée par le biais d'aller et retours entre géographie, cartographie et littérature. "Où suis-je ? Où vais-je ? Comment y vais-je ? " La nécessité de nous orienter dans l'espace pour y projeter nos déplacements physiques ou virtuels a donné aux cartes une importance cruciale pour notre existence et notre survie. A mi-chemin entre le dessin d'art et l'objet technique, la carte est un artefact intellectuel dont l'efficacité tient à sa capacité à modéliser l'espace et à le rendre intelligible. Cartographier, c'est produire à la fois un espace et une connaissance sur cet espace par le biais de représentations spatiales, visuelles et graphiques. Or la modélisation n'est pas l'apanage des seuls géographes, elle est aussi au coeur de la littérature qui est toujours libre de configurer des espaces, de créer des mondes et de générer ainsi de la connaissance. Qu'elle confronte le savoir occidental de l'espace à celui d'autres cultures (Chatwin, Aira) ou qu'elle réfléchisse l'acte cartographique lui-même (Humboldt, Zischler, Houellebecq, Moretti, Borges, Carroll), le savoir qu'elle produit excède la représentation sensible et affective du lieu parce qu'il est aussi réflexif et critique. Laurence Dahan-Gaida est professeure de littérature comparée à l'université de Franche-Comté. Elle est rédactrice en chef de la revue en ligne "Epistémocritique" et directrice de la collection du même nom.
Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par Littératures francophones et musiques de l’Atlantique noir qui analyse les formes et les rythmes d’écritures artistiques issues de l’expérience commune de la domination occidentale.Lire avec les oreilles et les pieds, tel est le défi relevé par le présent ouvrage. En s'appuyant sur l'idée d'Atlantique noir développée par Paul Gilroy, les contributions rassemblées dans ce livre montrent comment la présence des musiques dans les récits permet de raconter les mémoires de la colonisation et de l'esclavage, de dénoncer le racisme contemporain et de réclamer le droit à vivre où l'on est et où l'on veut, en inventant une langue porteuse de résistance et d'espoir. La diversité des corpus, qui traversent les trois continents bordant l'Atlantique, les genres littéraires romanesques, théâtraux et poétiques, les musiques aussi variées que la biguine, le jazz, la soul, le blues, la rumba ou le rap démontrent la vitalité et la diversité des littératures francophones. À partir d'un corpus classique et contemporain, allant du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'afrotrap, les chercheuses et les chercheurs analysent formes et rythmes, et font des littératures francophones un art vivant. Sylvie Brodziak est professeure émérite des universités en littératures française et francophone et histoire des idées (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur l'écriture de l'histoire et des mémoires. Marion Coste, agrégée de lettres modernes, est docteure en langue et littérature françaises et francophones (CY Cergy-Paris Université). Ses recherches portent sur les rapports entre littérature et musique, notamment dans le genre romanesque et le rap francophone.