Les funambules de l'histoire. Les Tsiganes, entre préhistoire et modernité
Auzias Claire
DIGITALE
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EAN :9782903383718
Débats à l'Assemblée nat. le 29 octobre 1907 : "... Nous avons chez nous des romanichels d'origine hongroise et allemande ; ils désolent nos régions et ils dévastent aussi les régions de l'Ouest ; dans le sud de la France, vous trouvez des nomades d'origine espagnole. [...] Peut-être le Gouvernement pourrait-il intervenir et empêcher ces réunions annuelles. Le pittoresque y perdrait sans doute, mais l'ordre public ne pourrait qu'y gagner." "Les nomades sont des gens qui ne travaillent pas et qui vont du Nord au Midi et du Midi au Nord." " En disant que les romanichels étaient des capitalistes, j'énonçais une vérité élémentaire. Consultez tous les juges d'instruction, ils vous diront que les romanichels sont plus riches que nos paysans..." N. Sarkozy, devant la Commission des lois de l'Assemblée, le 10 juillet 2002 : "Comment se fait-il que l'on voie dans certains de ces campements tant de si belles voitures alors qu'il y a si peu de gens qui travaillent ?" Par son important travail de recherche, l'auteur nous montre l'incompréhension qui règne entre les populations autochtones et les Tsiganes. Depuis 1848, et l'affirmation des états-nations en Europe, perdure une attitude anxiogène permanente des peuples et des élites face à la libre circulation des Tsiganes : la stagnation de leur "statut" n'a d'égal que le mépris qu'on leur porte depuis leur arrivée en Europe au Moyen Âge. On oublie trop facilement que les Tsiganes ont inspiré les romantiques comme Charles Baudelaire. Seul le musicien Franz Liszt comprendra toute la complexité de leur musique et leur sens du tragique.
Nombre de pages
170
Date de parution
15/10/2002
Poids
200g
Largeur
145mm
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EAN
9782903383718
Titre
Les funambules de l'histoire. Les Tsiganes, entre préhistoire et modernité
Auteur
Auzias Claire
Editeur
DIGITALE
Largeur
145
Poids
200
Date de parution
20021015
Nombre de pages
170,00 €
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Des révoltés de toutes les heures, des hommes vraiment sans dieu, sans maître et sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel ou collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi-même" : nés avec le siècle, les conteurs de ces Mémoires ont une part de la légende anarchiste derrière eux. Anarchistes, ils le furent entre les deux guerres, quand tout un chacun s'accordait à tenir l'anarchisme pour historiquement déchu. Rien de tel à Lyon, carrefour de trois émigrations, et de tradition anarchiste ancienne. 1919-1939 : ces Mémoires libertaires sont dites et racontées en pleine montée du bolchevisme en Europe par ceux qui n'y croyaient pas mais qui plaçaient l'essence du politique dans l'affinité, l'éducation, le végétarisme, le salaire unique et égal pour tous, l'insoumission, l'éthique, la libre pensée.
Les Tsiganes d'Europe de l'Est qui ont enchanté jadis les ethnologues par leurs rites, leurs coutumes, intrigué les observateurs par leur nombre, leur indiscipline, leurs enfants va-nu-pieds, sont de nos jours encore, un flot de couleurs dans l'infinie grisaille postcommuniste. Méconnus, on leur attribue aujourd'hi comme hier des vertus et des vices extraordinaires. On flatte leur étrangeté pour mieux les ignorer, leur sauvagerie pour mieux les exploiter, leur fragilité pour mieux les affaiblir encore. Si les Roms furent le désordre ingérable de tous les régimes, impériaux, républicains ou communistes, ils ont, malgré des siècles d'esclavage, de déportation, d'extermination, d'emprisonnement, d'exclusion et de racisme, su innover et faire preuve d'un dynamisme économique exceptionnel. Qu'avons-nous à apprendre d'eux ? De leur morale, de leurs paradoxes, de leur façon exubérante d'envisager la vie ? Ce sont les questions de ce livre qui nous interrogent sur leur destin et propose la première réflexion juridique sur leur statut.
Est Rom celui qui dit qu'il est rom, selon le dicton. Mais qui sont ces étranges voyageurs à la géométrie de l'utopie nomade? Les Poètes de grand chemin offrent un récit dans la grande tradition des livres d'ethnologie et d'anthropologie. De Belgrade à Sarajevo, de Tirana à Bucarest, de Mostar à Zagreb, Claire Auzias nous emmène dans un étrange périple au quotidien en compagnie des Roms, ces voleurs de whisky, ces Prométhées en haillons qui inventent un nouveau monde sous nos yeux, dans la surdité obstinée de la culture de masse. Tous les grands thèmes qui définissent la culture romani nous sont ici contés: l'a-territorialité, l'identité, la discrimination. Mais au-delà de l'étude, ce livre est aussi une réflexion sur la condition des Roms qui préfigure la fin des nations du sol et du sang, car ces poètes campent dans un imaginaire qui rend à la politique sa consistance.
En 1928, L'illustration publie un texte d'Albert Londres, intitulé Figures de nomades. Dans cette nouvelle, le journaliste raconte l'histoire de Marius Gardebois dit le Savoureux, bagnard et romanichel. Tous les deux se sont rencontrés dans l'enfer de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane. Chant d'orties réunit pour la première fois les trois textes qui, ensemble, donnent une image bien éloignée des clichés sur les Tziganes - romantisme d'un côté, misérabilisme de l'autre - sur fond de dénonciation du bagne.
Après la chute du mur de Berlin, et l'implosion du « socialisme réel », les maîtres du capitalisme pensaient que la fin de l'Histoire était arrivée. Il fallait comprendre : la disparition du social. Malgré le triomphe, pour le moment, du libéralisme économique sur la planète, çà et là, il y a encore des grèves de masse. Alain Guillerm dans sa présentation, essaie de nous expliquer la complexité de ces mouvements sociaux qui veulent une autre vie sociale et politique et qui bien souvent se retrouvent floués. Après la fête, le retour à la normale se fait à coups de concertation et de consensus de la part d'organisations syndicales qui « normalement » depuis leurs origines doivent défendre « l'intérêt ». Le réformisme syndical, s'interposant comme temporisateur, entre le salariat et « l'économie libérale », existe depuis le début du siècle. Les écrits de Rosa Luxemburg, avant qu'elle ne soit assassinée le 15 janvier 1919 à Berlin par les troupes d'assaut aux ordres d'un gouvernement social-démocrate, avaient apporté quelques éléments de réponses théoriques. Les temps ont changé mais la contradiction fondamentale entre le « marché mondial » et le travail reste inchangée et la voie est étroite pour les grèves de masse entre capitulation et conquête de lendemains qui chanteront?Nombreuses photos.Conception graphique ALP
Bernard Lambert était agriculteur à Teillé (Loire-Atlantique). Il est mort accidentellement le 24 juin 1984, à l'âge de 53 ans. Peu d'hommes auront fait autant que lui pour l'évolution du monde agricole, au cours de ces trente dernières années. A travers sa biographie, c'est tout un monde finalement mal connu que quelques-uns de ses amis ont entrepris de dévoiler. De la J. A. C. des années 50 à la Confédération paysanne des années 80, du M. R. P. au P. S. U. , de la guerre d'Algérie à la dénonciation des veaux aux hormones en passant par les grandes heures de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de l'Ouest, la "Commune de Nantes" de 68, la marche des "paysans-travailleurs" sur le Larzac de 73, les grands et les petits conflits des fermiers avec leurs propriétaires ou avec le Crédit agricole, c'est toute la vie agricole, mais aussi sociale et politique d'un tiers de siècle qui est évoquée. Aujourd'hui, en France, les paysans sont devenus très minoritaires. Mais, à l'échelle du monde, ils représentent plus de la moitié de l'humanité. Leur combat et les questions qu'ils posent gardent donc toute leur importance.
Il y a 80 ans, en 1919, le peuple allemand épouvanté par les désastres de la guerre de 14-18, écrasé d'impôts, affamé, opta pour la voie révolutionnaire suivant en cela l'exemple russe, à l'inverse, la France préféra élire la Chambre bleue. Dans nombre de villes allemandes il y aura des conseils ouvriers et de soldats ou une commune comme à Berlin. Le peuple lassé par l'union sacrée (gouvernement impérial plus les socialistes) et après la déroute du militarisme inventa une nouvelle forme de gouvernement : les conseils. La société sera démocratique "horizontale" et directe plutôt que parlementaire et de délégation. Evidemment l'issue sera tragique : l'alliance des forces armées aux ordres des sociaux-démocrates (les aurochs) tue et jette en prison un grand nombre d'anarchistes, de spartakistes, de communistes et de socialistes... Mühsam, en prison écrit ce texte précis sur le déroulement politique de cette révolution unique : la république des conseils de Bavière. Vers une société libérée de l'Etat, interdit par le gouvernement allemand en 1932 sera l'un des derniers textes de Mühsam. Il réfléchit aux principes d'une société idéale anarchiste communiste, et émet des thèses pour se libérer de l'Etat bourgeois, du socialisme social-démocrate ou du communisme bureaucratique. Mühsam est l'archétype du militant anarchiste allemand. Journaliste et écrivain, il assure pratiquement seul la revue Kain, dénonce très tôt le militarisme, participe à la grève de janvier 1918, puis au Conseil de Bavière, condamné à quinze ans de forteresse, amnistié en 1924, membre actif du Secours Rouge, publie de 1926 à 1931 Fanal, organe de l'Anarchistische Vereinigung. Ami de Landauer mais aussi de Rudolf Rocker et de Nettlau, il fut un des dénonciateurs les plus virulents du nazisme. Il sera arrêté dans la nuit de l'incendie du Reichstag... Coédition avec les éditions Spartacus