La République des conseils de Bavière. La Société libérée de l’État
Mühsam Erich
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EAN :3663322022784
Il y a 80 ans, en 1919, le peuple allemand épouvanté par les désastres de la guerre de 14-18, écrasé d'impôts, affamé, opta pour la voie révolutionnaire suivant en cela l'exemple russe, à l'inverse, la France préféra élire la Chambre bleue. Dans nombre de villes allemandes il y aura des conseils ouvriers et de soldats ou une commune comme à Berlin. Le peuple lassé par l'union sacrée (gouvernement impérial plus les socialistes) et après la déroute du militarisme inventa une nouvelle forme de gouvernement : les conseils. La société sera démocratique "horizontale" et directe plutôt que parlementaire et de délégation. Evidemment l'issue sera tragique : l'alliance des forces armées aux ordres des sociaux-démocrates (les aurochs) tue et jette en prison un grand nombre d'anarchistes, de spartakistes, de communistes et de socialistes... Mühsam, en prison écrit ce texte précis sur le déroulement politique de cette révolution unique : la république des conseils de Bavière. Vers une société libérée de l'Etat, interdit par le gouvernement allemand en 1932 sera l'un des derniers textes de Mühsam. Il réfléchit aux principes d'une société idéale anarchiste communiste, et émet des thèses pour se libérer de l'Etat bourgeois, du socialisme social-démocrate ou du communisme bureaucratique. Mühsam est l'archétype du militant anarchiste allemand. Journaliste et écrivain, il assure pratiquement seul la revue Kain, dénonce très tôt le militarisme, participe à la grève de janvier 1918, puis au Conseil de Bavière, condamné à quinze ans de forteresse, amnistié en 1924, membre actif du Secours Rouge, publie de 1926 à 1931 Fanal, organe de l'Anarchistische Vereinigung. Ami de Landauer mais aussi de Rudolf Rocker et de Nettlau, il fut un des dénonciateurs les plus virulents du nazisme. Il sera arrêté dans la nuit de l'incendie du Reichstag... Coédition avec les éditions Spartacus
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Nombre de pages
196
Date de parution
30/12/1999
Poids
200g
Largeur
145mm
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EAN
3663322022784
Titre
La repu. des conseils de bavie - repu0
Auteur
Mühsam Erich
Editeur
DIGITALE
Largeur
145
Poids
200
Date de parution
19991230
Nombre de pages
196,00 €
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Né le 6 avril 1878 à Berlin, pendu le 10 juillet 1934 par des SS au camp de concentration d'Oranienburg, le poète anarchiste Erich Mühsam a défendu sa vie durant le principe d'une société libérée des deux fardeaux pesant sur les épaules de l'humanité : l'État et le capital. Opposant lucide et irréductible à toute forme de nationalisme, il fut, au même titre que G Landauer ou encore B Traven, l'un des acteurs majeurs de la révolution bavaroise des conseils (1919), une révolution balayée par la social-démocratie allemande. Véritables "confessions d'un anarchiste", ces journaux intimes constituent un témoignage irremplaçable sur la vie de la bohème avant 1914 - Mühsam fut une figure du Schwabing, le Montmartre bavarois où il côtoyait le cabaretier Roda Roda et Franz Wedekind, la grande voix théâtrale de l'expressionnisme allemand -, et sur les conditions d'existence des révolutionnaires emprisonnés durant les premières années de la république de Weimar - il fut libéré en décembre 1924, à l'occasion d'une amnistie destinée à sortir Adolf Hitler de prison où il séjournait depuis son putsch raté de 1923.
Au bord du lac Majeur, dans le Tessin suisse, à Ascona, un lieu Monte Verità ; y vivaient des personnes aisées et anticonformistes du début du siècle dernier. En fait, Monte Verità était devenu un sanatorium d'un type nouveau. Une idée planait au-dessus d'Ascona, l'anarchisme communautaire. Bakounine, malade, avait quitté Locarno pour Lugano, avant de mourir à Berne, le 3 juillet 1876, chez son ami et docteur Adolphe Vogt. James Guillaume de la fédération jurassienne avait balisé dans Idées le communisme anti-autoritaire. Dans les années 1904-1905, Monte Verità voit arriver Raphael Friedeberg, puis d'autres anarchistes comme Fritz Brupbacher, Gustav Landauer, Max Nettlau, Erich Mühsam évidemment, le psychanalyste Otto Gross et bien d'autres... Par sa plume alerte et critique Erich Mühsam raconte un bout de l'histoire d'Ascona et le petit monde qui y vit... Erich Mühsam projetait d'établir à Monte Verità un lieu où pourraient se réfugier les proscrits et les révolutionnaires fuyant la répression... La guerre de 1914-1918, la révolution en Allemagne en 1919, la prison, la montée du nazisme, sa mort en 1934 laissèrent ce projet inachevé. Les traductrices Elke Albrecht et Suzanne Faisan ont ajouté d'autres textes et comme le souligne dans sa présentation Roland Lewin, nous font découvrir les multiples talents d'Erich Mühsam, poète, journaliste et écrivain anarchiste.
Bernard Lambert était agriculteur à Teillé (Loire-Atlantique). Il est mort accidentellement le 24 juin 1984, à l'âge de 53 ans. Peu d'hommes auront fait autant que lui pour l'évolution du monde agricole, au cours de ces trente dernières années. A travers sa biographie, c'est tout un monde finalement mal connu que quelques-uns de ses amis ont entrepris de dévoiler. De la J. A. C. des années 50 à la Confédération paysanne des années 80, du M. R. P. au P. S. U. , de la guerre d'Algérie à la dénonciation des veaux aux hormones en passant par les grandes heures de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de l'Ouest, la "Commune de Nantes" de 68, la marche des "paysans-travailleurs" sur le Larzac de 73, les grands et les petits conflits des fermiers avec leurs propriétaires ou avec le Crédit agricole, c'est toute la vie agricole, mais aussi sociale et politique d'un tiers de siècle qui est évoquée. Aujourd'hui, en France, les paysans sont devenus très minoritaires. Mais, à l'échelle du monde, ils représentent plus de la moitié de l'humanité. Leur combat et les questions qu'ils posent gardent donc toute leur importance.
Jamais révolution ne fut plus légitime : démocratie contre coup d'état militaire, pauvres contre riches, ouvriers contre patrons, athéisme contre catholicisme, milices ouvrières contre armées factieuses, autogestion contre capitalisme et révolution contre fascisme. En 1936, Abel Paz a 15 ans, adhérent des Jeunesses libertaires, il vit dans le quartier du Clot à Barcelone. On n'entre dans les milices qu'à l'âge de 18 ans. L'auteur nous décrit la révolution au quotidien. Il travaille dans une usine collectivisée, puis dans une commune paysanne. Pendant que les colonnes anarchistes organisées par la CNT se battent sur le front de Madrid et en Aragon, à l'arrière, les catalanistes, les conseillers de Staline et le gouvernement républicain veulent arrêter la révolution pour gagner la guerre. Le bref été de l'anarchie a vécu. C'est l'heure des liquidations : d'abord les militants du POUM, puis ceux de la CNT. Un dernier sursaut, ce sont les journées de mai 1937. Les quelques avions et blindés achetés chèrement aux Russes n'endigueront pas la déferlante fasciste soutenue par les régimes allemand et italien. L'abandon des démocraties occidentales va accroître le déséquilibre militaire au profit des putschistes. On connaît la suite : les défaites successives, l'exode et les camps de la honte dans le sud de la France pour un peuple si courageux. Ce sera une guerre perdue et oubliée. Il semble utile de rappeler en 2001 que la révolution espagnole fut la seule réponse à la crise du capitalisme commencée en 1929 et au fascisme. Abel Paz nous livre un récit passionné sur la dernière révolution sociale européenne.