Les mondes des inventaires naturalistes Envisagés comme un procédé systématique qui consiste à recenser les espèces, à qualifier des éco-systèmes ou des espaces, les inventaires naturalistes, également désignés par les termes «herbiers» et «flores» ou encore, si l'on remonte à un passé plus lointain, par le terme «collections», sont les héritiers de trois siècles de développement de l'amateurat en science. Depuis quelques décennies, ils connaissent un nouvel essor dû au développement des bases de données informatiques, au recours des politiques publiques à des instruments de gouvernement de plus en plus sophistiqués et opérationnels, et à une volonté croissante de gérer le vivant à l'échelle planétaire. Devenus un véritable instrument d'action publique, ces inventaires prennent la forme de recensements du patrimoine naturel, de zones naturelles d'intérêt écologique ou encore d'observatoires, et participent d'un décompte généralisé du vivant qui accompagne la diffusion du modèle néolibéral de gouvernement des sociétés et de leurs natures. Ce numéro d'Etudes rurales prend la mesure historique, méthodologique et sociologique de ces permanences et de ces transformations. Il donne toute leur place aux engagements sensibles et aux pratiques des contributeurs de terrain (amateurs, agriculteurs, jardiniers, scientifiques...) tout en s'attachant à décrire le processus d'abstraction inhérent à la numérisation des données.
Nombre de pages
187
Date de parution
20/08/2015
Poids
460g
Largeur
160mm
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EAN
9782713224713
Titre
Etudes rurales N° 195, Janvier-juin 2015 : Les mondes des inventaires naturalistes
Partout dans le monde, l'effondrement de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes nous confrontent à des défis majeurs. Pourtant, si les alertes scientifiques se multiplient, les réponses apportées restent souvent timides ou ambivalentes. Pourquoi cette inertie, voire ces retours en arrière ? Ces situations paradoxales révèlent que la "crise écologique" touche aussi à nos manières d'être en relation avec la nature, c'est-à-dire aux valeurs que nous mobilisons pour la défendre ou la transformer. Ni figées ni universelles, ces valeurs sont plurielles, susceptibles d'entrer en tension les unes avec les autres, selon les intérêts qu'elles représentent. Il est donc crucial de saisir et de prendre en compte, à chaque arbitrage politique ou économique impactant la nature, la diversité des valeurs en jeu. Ce manifeste nous y invite en proposant un nouveau cadre de réflexion et d'action à même de nous permettre d'engager les transitions écologiques et les transformations sociales nécessaires à un avenir juste et durable.
Voir les animaux du monde – 50 itinéraires de rêve, un beau livre illustré de photos pour inspirer les voyageurs amateurs d'observation de la faune, de safaris-photos, d'ornithologie ou de plongéeVoir les animaux du monde – 50 itinéraires de rêve vous fera voyager dès la première page. Ce magnifique album se présente comme une splendide source d'inspiration et une boîte à outils pour imaginer et préparer votre prochain voyage d'observation de la faune, qu'il s'agisse d'un safari-photo en Afrique, d'une escapade ornithologique ou d'une excursion de plongée. Abondamment illustré de photographies plus spectaculaires les unes que les autres, Voir les animaux du monde – 50 itinéraires de rêve vous invite à vivre des moments de pur bonheur : voyage au Kenya et en Tanzanie pour être témoin de la grande migration annuelle des gnous, des zèbres et des gazelles; expéditions à la recherche des gorilles des montagnes du Rwanda, des tigres du Bengale en Inde, des ours polaires au Manitoba ou des grizzlis en Colombie-Britannique; excursions ornithologiques dans les Antilles françaises, à Cuba ou dans les Everglades; plongée sous-marine au Belize ou dans la Grande Barrière de corail en Australie; exploration à la rencontre des " Big Five " en Afrique du Sud; nage auprès des requins-baleines d'Isla Holbox au Mexique; observation des mammifères marins du Golfo de California, d'Hawaii ou du fleuve Saint-Laurent; séjours hors du temps en Indonésie, pour voir les dragons " préhistoriques " de Komodo, ou aux îles Galápagos; découverte des superbes chevaux sauvages de Camargue, et bien plus encore. Voir les animaux du monde – 50 itinéraires de rêve décrit au jour le jour chaque itinéraire, les parcs et réserves à explorer et les animaux à admirer. Des conseils d'experts quant à la préparation d'excursions, ainsi que des capsules qui mettent en lumière certaines espèces animales et diverses initiatives écoresponsables locales ponctuent aussi chaque parcours. Offrez ou offrez-vous la découverte des plus exceptionnels animaux du monde avec ce beau livre époustouflant!
Auteur, Roland Arpin, est le directeur général du Musée de la civilisation qui célèbre cette année ses dix ans. Riche de l'expérience d'avoir vu à la naissance et à l'épanouissement de ce musée pluridisciplinaire et toujours actif au sein de la cité, Roland Arpin livre ici avec force exemples et réflexions ses analyses comme ses convictions sur les rapports entre les musées et la politique. Ce thème, il l'a choisi pour son propos d'ouverture du quatrième colloque de l'Association internationale des musées d'histoire. En étant public, le musée revêt d'ores et déjà un caractère politique, nous dit l'auteur. Le plus grand enjeu de l'institution consiste dès lors à exercer sa fonction politique sans jamais la confondre avec l'action politique. Au sein de la cité, les musées contribuent à façonner des messages, quelles que soient leurs orientations et leurs choix d'exposition. Ce sont des acteurs sociaux. Mais la voie politique n'est pas la leur. Ce qui leur incombe c'est un devoir de mémoire, d'éducation, de prise de conscience et d'information. Il apparaît à la lecture de cette allocution que c'est dans leur rôle de médiateurs que les musées peuvent le mieux se situer dans notre monde en mouvance, à la recherche de nouvelles réponses comme de renouveau au plan de la démocratie.
La famille se construit au sein d'une culture ; elle vit sous l'égide d'organisateurs psychiques en lien étroit avec les organisateurs socioculturels. Les auteurs de ce numéro du Divan familial mettent l'accent sur l'émergence, dans une même culture, de problématiques nouvelles qui repoussent les limites de ce qui est généralement admis comme allant de soi. Ils observent le développement d'un phénomène préoccupant : des familles en marge de la société et en perte de repères identitaires. Comment le thérapeute familial peut-il aborder les conflits culturels au sein d'une même famille ? Comment peut-il aider ces familles ? Ce recueil ouvre des voies de réflexion.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.