Ce troisième livre à La Barque de Karine Marcelle Arneodo, "Jours de fête", vient confirmer une poésie très personnelle, qui interroge la provenance des mots et leur devenir. D'où cette impression, à le lire, d'explorer des contrées du sens, entre veille et sommeil, ainsi rendu à sa multiplicité, comme aussi le sentiment de la vie qui est, qui a été, qui aurait pu être. La "gaieté musicale d'une sauvagerie" , d'un lointain qui ne se voudrait pas révolu, opère alors autant de ponts entre des réalités. Tandis que de l'attention portée "à guetter les allées et venues / des rêveries qui s'évaporent" , de poèmes en vers et en prose, adresses et constats se suivent, survient l'aveu : "je n'ai pas su de la déveine / déterminer le lieu exact de la fissure" . Comme si précisément, en ces pages, il s'agissait bien d'une exploration visant à le déterminer exactement. Fissure qui se pourrait celle d'une bouche, qui pour être fermée, n'en prononce pas moins des paroles, ainsi ici déposées. (commentaire des éditions)
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
96
Date de parution
06/10/2023
Poids
158g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782917504673
Titre
Jours de fête
Auteur
Arneodo Karine Marcelle
Editeur
BARQUE
Largeur
150
Poids
158
Date de parution
20231006
Nombre de pages
96,00 €
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Arneodo Karine Marcelle ; Calzolari Pier Paolo ; R
Deuxième livre de poèmes de Karine Marcelle Arneodo (poète et traductrice du japonais). Accompagné d'oeuvres de Pier Paolo Calzolari et d'une postface de Luciana Rogozinski. Cette fois, le conditionnel du titre esquisse d'entrée la possibilité d'un personnage en attente d'un nom, à moins qu'il ne s'agisse d'un titre en attente donné au recueil. "? C'est tout bonnement qu'il fallait que tu vives ? ", peut-on y lire. D'un classicisme apparent, le livre se déplie le long d'une échelle où des prénoms-pronoms justement surgissent (Mireille, Kôrin... à côté de "? il ? ", "? elle ? ", "? je ? ", "? tu ? "), avec un début et une fin qui se répondent. Comme si les noms des deux auteurs se trouvaient être ceux-là même qui se trouvaient au coeur de ce jeu d'appels et d'appellations. La langue y est au plus juste, d'une musicalité étonnante, d'une épure sensible recouvrée.
Cet ouvrage de Tamura Ryûichi (1923-1998), "Le monde sans les mots", se composant des 4 premiers recueils du grand poète japonais (de l'après-guerre à 1967), présente pour la première fois en France son travail. Cela sur une période suffisamment étendue pour donner au lecteur francophone la possibilité de prendre la mesure de son importance, cela parmi les poètes les plus représentatifs de la seconde moitié du XXe siècle, suite à la publication à La Barque des poèmes d'Ayukawa Nobuo écrits durant la décennie 1945-1955. Chez Tamura Ryûichi le langage se trouve interrogé et conduit par une recherche du sens qui se trouverait en deçà du sens (ce dernier imposé par l'idéologie, notamment de l'après-guerre). Le poète s'est alors tourné vers le monde des créatures, de l'animalité, des végétaux et de la minéralité, pour tenter de rétablir une vision du monde qui ne soit pas déformée par l'arbitraire du langage. Dans l'histoire de la poésie contemporaine japonaise ce travail de mise en abîme du langage dans le texte poétique est sans précédent. Tamura réalise ici un véritable tour de force en faisant vivre sous nos yeux un "monde sans mots" en "utilisant les mots" . Ouvrage bilingue (français - japonais).
Bonaviri Giuseppe ; Esposito Torrigiani Uccio ; Ma
Résumé : Giuseppe Bonaviri (1924-2009) est né à Mineo, village perché de Sicile, dans la région de Catane. point de départ de son oeuvre et épicentre de son imaginaire, comme en ce roman fabuleux. La dirige forêt, paru en 1969. "L'homme de Mineo" fait débuter son histoire pleine d'aventures dans un monde alors naissant, inhabité par l'homme, primordial. Le narrateur, naissant lui-même, évolue de métamorphose en métamorphose : amorce de vie cellulaire d'abord puis plante de bourrache, enfin vautour... (Postface de Giorgio Manganelli).
Monteiro João César ; Gallon Olivier ; Delgado Pie
Pour la première fois en France, se trouvent réunis dans un livre un ensemble de textes du cinéaste portugais João César Monteiro, disparu en février 2003. Il aura laissé une vingtaine de films, entre 1968 et 2003. "Cinéaste" vient-il précisément d'être dit, s'agissant aussitôt de l'adjoindre à "écrivain" : ce que cet ouvrage démontrera sans peine. D'une exigence poétique, éthique, autant que politique, João César Monteiro est égal à lui-même : rigoureux excentrique (en dehors du centre), il donne tout autant du fil à retordre que de la tendresse ; une implacable franchise, du plus drôle au plus grave.