Depuis tant de temps que beylistes et stendhaliens écrivent sur le Rouge et le Noir, que reste-t-il à dire sur ce roman passé à la postérité, et devenu l'un des plus célèbres de la littérature française ... Tout, ou presque, si, plutôt que de mélanger inconsidérément tous les textes et leurs bretelles, su, plutôt que de traverser prestement les reflets du roman miroir pour découvrir, derrière, les " pilotis " (le réel ou Beyle) qui ont servi de matière première à l'écrivain, on choisit d'interroger les signes de la " chronique ", de prendre au sérieux et au mot le travail de " l'animal ", le " vrai un peu détaillé " de Stendhal. Ni essai sur le romanesque stendhalien (il en est assez) ni théorie (en ces temps d'inflation méthodologique, qui n'a pas la sienne ?), Stendhal littéral ambitionne de respecter et de mettre en ?uvre, le conseil de la duchesse Sanseverina dans la Chartreuse de Parme : " lire toute la fable ". Evitant soigneusement toute dérive interprétative, coupant court à tout dé-lire symbolique, thématique, rhétorique ou historique, étêtant radicalement toute " textrapolation " - principe de base : toute hypothèse de lecture doit pouvoir être prouvée, toute interprétation doit être testable, cautionnée par la lettre même d'un texte jamais perdu de vue, constamment remis sous les yeux du lecteur, à même de pouvoir contrôler continûment la validité de ce qui est soutenu et avancé -, dans un langage simple, Stendhal littéral se veut être une lecture concise, précise, rigoureuse, vérifiable du Rouge et le Noir. Les résultats sont-ils à la hauteur du projet ? Y avait-il vraiment quelque chose à dire sur le Rouge et le Noir ? Lecteur bénévole, le jugement dernier te revient...
Nombre de pages
209
Date de parution
18/01/2001
Poids
275g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742264
Titre
Stendhal littéral. Le rouge et le noir
Auteur
Ansel Yves
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
275
Date de parution
20010118
Nombre de pages
209,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Albert Camus (1913-1960) bénéficie d'une exceptionnellerenommée en France. Or un écrivain ne naît pas classique,mais le devient. Pourquoi donc Camus est-il devenu une gloirenationale telle que l'on songe pour lui au Panthéon?Aujourd'hui, Camus est unanimement célébré. Non sansraisons. Homme intègre et courageux, Camus a écrit uneoeuvre humaniste, progressiste, sincère et clairvoyante. Seuleombre au tableau: tout ce qui touche à l'Algérie française, à lacolonisation. C'est cette face sombre, occultée, des écrits duprix Nobel 1957 qu'explore Albert Camus totem et tabou, unouvrage qui se veut une lecture précise, rigoureuse, littérale,sans concession, de tous les textes (chroniques journalistiques,romans et nouvelles) que hantent l'Algérie et "la questionalgérienne". Pourquoi s'intéresser plus particulièrement à cesécrits? Parce que l'Algérie française n'est pas seulement "uneterre, un ciel", un thème parmi d'autres, mais un sujetfondamental, central. Aussi est-il apparu nécessaire dereprendre le dossier, de revenir sur les idées reçues, sur lesinterprétations qui ont été faites des Chroniques algériennes,de Noces, de L'Etranger, de La Femme infidèle ou du Premierhomme, pour éclairer, comprendre l'oeuvre entière.
Pour un autre Stendhal rassemble des articles qui manifestent un double projet : faire table rase d'une tradition exégétique qui a privilégié l'homme aux dépens de l'oeuvre, prouver la nécessité d'une lecture rigoureuse, intégrale, de textes dont il importe de respecter les enjeux, les spécificités.
Par quoi commencer ? " Cela importe peu: on entre dans un mort comme on entre dans un moulin. L'essentiel, c'est de partir d'un problème. " (J.-P. Sartre). Par exemple, de celui-ci : pourquoi Stendhal ne peut-il jamais écrire un récit sans " offenser l'ordre chronologique ", sans malmener le calendrier ? Pourquoi tant de difficultés à ordonner, à aligner des événements sur l'axe des temps, pourquoi cette plaie du plan, toutes ces histoires inabouties ? Pourquoi, lorsque l'on doute de tout, croire encore en la postérité et inventer " le lecteur de 1880 " ?... Telles sont quelques-unes des questions qui ont orienté une lecture avant tout respectueuse des textes : Stendhal littéral.
Mettant au jour ce dont on ne parle jamais, l'auteur est entré dans la boîte noire de la recherche littéraire, de la formation des professeurs et des pratiques dans la classe. La conclusion qui s'impose est que l'enseignement des lettres n'est pas ce qu'il devrait être. Quand de plus en plus de Français passent par le secondaire, ce constat accablant pose question. Quiconque a eu des « cours de littérature » se reconnaîtra dans le bilan d'un livre qui n'est pas destiné aux spécialistes, mais aux professeurs de lettres et à tous ceux qui sont passés par le collège, le lycée, l'université des lettres.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.