Depuis tant de temps que beylistes et stendhaliens écrivent sur le Rouge et le Noir, que reste-t-il à dire sur ce roman passé à la postérité, et devenu l'un des plus célèbres de la littérature française ? Tout, ou presque, si, plutôt que de mélanger inconsidérément tous les textes et leurs bretelles, su, plutôt que de traverser prestement les reflets du roman miroir pour découvrir, derrière, les " pilotis " (le réel ou Beyle) qui ont servi de matière première à l'écrivain, on choisit d'interroger les signes de la " chronique ", de prendre au sérieux et au mot le travail de " l'animal ", le " vrai un peu détaillé " de Stendhal. Ni essai sur le romanesque stendhalien (il en est assez) ni théorie (en ces temps d'inflation méthodologique, qui n'a pas la sienne ?), Stendhal littéral ambitionne de respecter et de mettre en ?uvre, le conseil de la duchesse Sanseverina dans la Chartreuse de Parme : " lire toute la fable ". Evitant soigneusement toute dérive interprétative, coupant court à tout dé-lire symbolique, thématique, rhétorique ou historique, étêtant radicalement toute " textrapolation " - principe de base : toute hypothèse de lecture doit pouvoir être prouvée, toute interprétation doit être testable, cautionnée par la lettre même d'un texte jamais perdu de vue, constamment remis sous les yeux du lecteur, à même de pouvoir contrôler continûment la validité de ce qui est soutenu et avancé -, dans un langage simple, Stendhal littéral se veut être une lecture concise, précise, rigoureuse, vérifiable du Rouge et le Noir. Les résultats sont-ils à la hauteur du projet ? Y avait-il vraiment quelque chose à dire sur le Rouge et le Noir ? Lecteur bénévole, le jugement dernier te revient...
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Nombre de pages
209
Date de parution
18/01/2001
Poids
275g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742264
Titre
Stendhal littéral. Le rouge et le noir
Auteur
Ansel Yves
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
275
Date de parution
20010118
Nombre de pages
209,00 €
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Encore un livre sur l'enseignement des lettres ? N'y en a-t-il pas assez, quand se dit depuis des lustres que la littérature dans les classes est en danger et qu'il est urgent de sauver les lettres ? La faute à qui ? Aux sciences, aux médias, à Internet... à en croire les tireurs de sonnettes d'alarme. Mais l'expédient est facile, qui élude la question : et si le ver était dans le fruit, et si c'étaient les cours de français qui creusaient la tombe des lettres ? Non seulement l'Ecole éloigne les élèves de la lecture, mais elle n'apprend pas à "lire la littérature". Jusqu'à ce jour, en dépit d'un enjeu social évident, la manière d'enseigner la littérature a joui d'une étrange immunité, sans susciter de travaux approfondis. Cette recherche s'imposait donc tant ce qui s'enseigne (et, surtout, ne s'enseigne pas) dans les cours, les méthodes et approches privilégiées, le contenu des programmes et les priorités officielles ont leur part de responsabilité dans la crise de l'enseignement des lettres. Mettant au jour ce dont on ne parle jamais, l'auteur est entré dans la boîte noire de la recherche littéraire, de la formation des professeurs et des pratiques de classe, et la conclusion qui s'impose est que l'enseignement des lettres n'est pas ce qu'il devrait être. Quand de plus en plus de Français passent par le secondaire, ce constat accablant pose question. Quiconque a eu des "cours de littérature" se reconnaîtra dans le bilan d'un livre qui n'est pas destiné aux spécialistes, mais aux professeurs de lettres et à tous ceux qui sont passés par le collège, le lycée, l'université des lettres.
Albert Camus (1913-1960) bénéficie d'une exceptionnellerenommée en France. Or un écrivain ne naît pas classique,mais le devient. Pourquoi donc Camus est-il devenu une gloirenationale telle que l'on songe pour lui au Panthéon?Aujourd'hui, Camus est unanimement célébré. Non sansraisons. Homme intègre et courageux, Camus a écrit uneoeuvre humaniste, progressiste, sincère et clairvoyante. Seuleombre au tableau: tout ce qui touche à l'Algérie française, à lacolonisation. C'est cette face sombre, occultée, des écrits duprix Nobel 1957 qu'explore Albert Camus totem et tabou, unouvrage qui se veut une lecture précise, rigoureuse, littérale,sans concession, de tous les textes (chroniques journalistiques,romans et nouvelles) que hantent l'Algérie et "la questionalgérienne". Pourquoi s'intéresser plus particulièrement à cesécrits? Parce que l'Algérie française n'est pas seulement "uneterre, un ciel", un thème parmi d'autres, mais un sujetfondamental, central. Aussi est-il apparu nécessaire dereprendre le dossier, de revenir sur les idées reçues, sur lesinterprétations qui ont été faites des Chroniques algériennes,de Noces, de L'Etranger, de La Femme infidèle ou du Premierhomme, pour éclairer, comprendre l'oeuvre entière.
Résumé : Pour un autre Stendhal rassemble des articles qui manifestent un double projet : faire table rase d'une tradition exégétique qui a privilégié l'homme aux dépens de l'oeuvre, prouver la nécessité d'une lecture rigoureuse, intégrale, de textes dont il importe de respecter les enjeux, les spécificités.
Par quoi commencer ? " Cela importe peu: on entre dans un mort comme on entre dans un moulin. L'essentiel, c'est de partir d'un problème. " (J.-P. Sartre). Par exemple, de celui-ci : pourquoi Stendhal ne peut-il jamais écrire un récit sans " offenser l'ordre chronologique ", sans malmener le calendrier ? Pourquoi tant de difficultés à ordonner, à aligner des événements sur l'axe des temps, pourquoi cette plaie du plan, toutes ces histoires inabouties ? Pourquoi, lorsque l'on doute de tout, croire encore en la postérité et inventer " le lecteur de 1880 " ?... Telles sont quelques-unes des questions qui ont orienté une lecture avant tout respectueuse des textes : Stendhal littéral.
Résumé : Le présent recueil jette un regard personnel sur 40 années de création musicale, au cours desquelles plusieurs de ses anticipations se sont trouvées vérifiées. Très peu de compositeurs ont ainsi longuement communiqué leurs observations et leurs spéculations sur un domaine bouleversé par des technologies nouvelles et par une profonde mutation sociale. Ce regard n'est pas rétrospectif : la musique concrète, la crise de mai 68, l'adieu aux "avant-gardes", l'émergence d'une culture mondiale, y sont vécus au présent, dans des articles devenus introuvables et rassemblés ici pour la première fois.
On esquisse dans ce livre une théorie et une pragmatique non-psychanalytiques de la psychanalyse. Non pas une étude comparée des théories de Lacan et de Laruelle, mais plutôt une "dualyse" de Lacan et de ses interprétations (philosophiques, puis intra-analytiques) selon un point de vue laruellien (non-psychanalytique et non-philosophique). L'analyse s'est auto-constituée, avec Freud et Lacan, autour d'un manque fondamental nommé tantôt désir inconscient, jouissance interdite, inexistence du rapport sexuel, ou encore réel impossible. Il est temps de partir d'une forclusion autrement plus radicale que le pas-tout lacanien: un "non" qui affecte désormais la psychanalyse autant que la philosophie et les prive de toute prétention à l'égard du Réel. Par la suspension des fondements mêmes de la psychanalyse (en particulier ses thèses sur le réel et la jouissance) et dans le cadre d'une mise à plat globale de la "suffisance" philosophique, on ne veut paradoxalement que généraliser et relayer positivement la psychanalyse lacanienne en l'extrayant, autant que possible, du discours philosophique. La non-philosophie en train de naître a besoin de la non-psychanalyse, donc de la psychanalyse comme matériau, incluant le corpus lacanien et sa glose dont on fait ici une sorte de "théorie unifiée", exhibée comme théorie du sujet (et) de la jouissance.