ECRITURES NOMADES ECRIVAINS FRANCAIS ET EXTREME ORIENT
AMMOUR-MAYEUR O.
EUD
18,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782915611748
Trop souvent, les études portant sur les influences extrêmes-orientales en restent à un niveau thématique, qui parfois ne reflète qu'une forme d'exotisme de la pensée. Ce livre entend aller plus loin en étudiant plus précisément les incidences de cette passion pour l'Extrême-Orient, et le Japon plus particulièrement, sur la poétique même des auteurs. Comment la confrontation à un autre mode de pensée a-t-il marqué d'une empreinte indélébile l'écriture même, de ces écrivains ? Ecritures nomades s'organise selon deux scansions. D'une part, des chapitres monographiques s'intéressent plus particulièrement à certaines figures littéraires, selon un ordre plutôt chronologique ; Jouve, Bauchau, Duras, Cixous, Butor. D'autre part, deux " intermèdes " prennent un point de vue plus transversal : le premier s'attarde sur les liens " Jouve-Bauchau ", à travers la problématique de la différence sexuelle vue depuis le taoïsme, et le second sur les liens " Cixous-Bauchau-Butor ", à travers l'esthétique de Hokusai. Ces écrivains apparaissent, ainsi, comme les premiers à avoir instauré une relation poétique aux cultures asiatiques débarrassée de toute contingence exotisante archaïque. Les cultures japonaise et chinoise deviennent dès lors des interlocuteurs privilégiés dans l'élaboration d'une poétique neuve qu'il est possible de rattacher à un mode de réception post-moderne.
Nombre de pages
148
Date de parution
20/01/2011
Poids
228g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915611748
Titre
ECRITURES NOMADES ECRIVAINS FRANCAIS ET EXTREME ORIENT
Auteur
AMMOUR-MAYEUR O.
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
228
Date de parution
20110120
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Parler d'une " écriture en résistance " à propos d'Henry Bauchau revient à mettre au jour deux éléments qui constituent le ressort intime de son travail de créateur : d'une part, la résistance intérieure à l'écriture dont a toujours souffert l'écrivain, et d'autre part, l'émergence de personnages inscrits dans l'ordre d'une " poétique du non ", par quoi ils refusent toute compromission, ainsi que d'autres figurations littéraires de la force réfractaire. Les analyses menées dans cet ouvrage se focalisent sur l'œuvre narrative de l'écrivain afin de dégager des lignes de fuite théoriques et critiques quant au " devenir " des protagonistes (d'après la pensée développée par Deleuze et Guattari) et de l'écriture qui leur donne jour. Traversant un champ conceptuel qui s'élabore entre théorie littéraire, philosophie " schizo-analytique " et analyse de l'imaginaire, cet essai souligne l'aspect post-moderne de l'œuvre bauchalienne.
Ammour-Mayeur Olivier ; Mahdi Yasmina ; Sanson Her
La structure de cet ouvrage met au jour les croisements des approches analytiques proposées, non moins qu'une analytique des différentiels qui s'y jouent. C'est l'affaire d'une mise en regards des expériences plastiques et d'un dialogue de sensibilités poétiques. A ce titre, l'entretien avec l'écrivain Henry Bauchau sur l'apport des pensées asiatiques dans son oeuvre ouvre de façon singulière cette réflexion. La confrontation des textes théoriques portant sur C Cahun, M Duras, H de Montherlant et P Morand, P Quignard, V Segalen, J Sénac et G Zenou permet la mise en relation de différentes oeuvres esthétiques (arts plastiques, cinéma, photographie, littérature), à partir de quoi il appert que les lectures traversières ici présentées sont la source de tissages entre théories et pratiques (voir les articles de Ch Davenne, S Spriet et Y Mahdi ou les textes poétiques de F Coissard, H Sanson et O Ammour-Mayeur). A travers un même article il convient, en effet, d'interroger les facettes multiples et complémentaires d'un artiste, d'un art, ou encore de circonscrire une quête artistique qui se dessine, à leur enseigne, par le biais des différents supports convoqués. La composition de ces Parallèles et croisées prend corps ainsi, dans les plis et replis de textes à travers lesquels se donnent à entendre des perspectives originales de lecture d'oeuvres-seuils : espaces-limites aux marges des concepts. Ainsi, comme Mireille Calle-Gruber le met en évidence dans sa préface, les Parallèles et croisées fournissent le coeur de la dynamique intrinsèque au volume : "Energeia ou le portrait de l'art des passages".
Voyageuse, la "langue-Butor" se teinte d'autres idiomes, d'autres pensées, d'autres visions de la langue et du monde. "A la frontière, ou l'art des passages" est le premier ouvrage à approfondir, dans sa dernière partie, les déplacements qu'instaure cette langue, et ce que chacun d'eux implique de traversée, de "trans"-port - voire de "trans"-gression -, depuis les liens qui se sont tissés, au fil des périples et des années, entre les enjeux littéraires de l'oeuvre butorienne et la culture japonaise. La deuxième partie s'intéresse, elle, aux liens que cette oeuvre a noués au fil des pages avec les problématiques de l'esthétique cinématographique et l'idée d'image en tant que lieu de transit. Cette partie met ainsi l'accent sur les rapports qu'entretient la "langue-Butor" (inscrite entre "fabula" et philosophie) avec les arts visuels, et à travers lesquels l'écrivain travaille à donner une configuration neuve à la notion de "littérature". Surtout, "A la frontière, ou l'art des passages", offre au lecteur la première contribution critique de Michel Butor sur le cinéma. Elle est accompagnée d'une intervention de l'écrivaine japonaise Itoyama Akiko, évoquant les souvenirs de sa rencontre avec l'écrivain, l'un de ses maîtres en littérature. Enfin, ces textes s'ouvrent sur les propos du professeur Shimizu Toru, premier traducteur japonais de Michel Butor.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.