Ammour-Mayeur Olivier ; Mahdi Yasmina ; Sanson Her
L'HARMATTAN
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EAN :9782747557665
La structure de cet ouvrage met au jour les croisements des approches analytiques proposées, non moins qu'une analytique des différentiels qui s'y jouent. C'est l'affaire d'une mise en regards des expériences plastiques et d'un dialogue de sensibilités poétiques. A ce titre, l'entretien avec l'écrivain Henry Bauchau sur l'apport des pensées asiatiques dans son oeuvre ouvre de façon singulière cette réflexion. La confrontation des textes théoriques portant sur C Cahun, M Duras, H de Montherlant et P Morand, P Quignard, V Segalen, J Sénac et G Zenou permet la mise en relation de différentes oeuvres esthétiques (arts plastiques, cinéma, photographie, littérature), à partir de quoi il appert que les lectures traversières ici présentées sont la source de tissages entre théories et pratiques (voir les articles de Ch Davenne, S Spriet et Y Mahdi ou les textes poétiques de F Coissard, H Sanson et O Ammour-Mayeur). A travers un même article il convient, en effet, d'interroger les facettes multiples et complémentaires d'un artiste, d'un art, ou encore de circonscrire une quête artistique qui se dessine, à leur enseigne, par le biais des différents supports convoqués. La composition de ces Parallèles et croisées prend corps ainsi, dans les plis et replis de textes à travers lesquels se donnent à entendre des perspectives originales de lecture d'oeuvres-seuils : espaces-limites aux marges des concepts. Ainsi, comme Mireille Calle-Gruber le met en évidence dans sa préface, les Parallèles et croisées fournissent le coeur de la dynamique intrinsèque au volume : "Energeia ou le portrait de l'art des passages".
Nombre de pages
264
Date de parution
01/02/2004
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747557665
Titre
Parallèles et croisées
ISBN
2747557669
Auteur
Ammour-Mayeur Olivier ; Mahdi Yasmina ; Sanson Her
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20040201
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
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Parler d'une " écriture en résistance " à propos d'Henry Bauchau revient à mettre au jour deux éléments qui constituent le ressort intime de son travail de créateur : d'une part, la résistance intérieure à l'écriture dont a toujours souffert l'écrivain, et d'autre part, l'émergence de personnages inscrits dans l'ordre d'une " poétique du non ", par quoi ils refusent toute compromission, ainsi que d'autres figurations littéraires de la force réfractaire. Les analyses menées dans cet ouvrage se focalisent sur l'œuvre narrative de l'écrivain afin de dégager des lignes de fuite théoriques et critiques quant au " devenir " des protagonistes (d'après la pensée développée par Deleuze et Guattari) et de l'écriture qui leur donne jour. Traversant un champ conceptuel qui s'élabore entre théorie littéraire, philosophie " schizo-analytique " et analyse de l'imaginaire, cet essai souligne l'aspect post-moderne de l'œuvre bauchalienne.
Voyageuse, la "langue-Butor" se teinte d'autres idiomes, d'autres pensées, d'autres visions de la langue et du monde. "A la frontière, ou l'art des passages" est le premier ouvrage à approfondir, dans sa dernière partie, les déplacements qu'instaure cette langue, et ce que chacun d'eux implique de traversée, de "trans"-port - voire de "trans"-gression -, depuis les liens qui se sont tissés, au fil des périples et des années, entre les enjeux littéraires de l'oeuvre butorienne et la culture japonaise. La deuxième partie s'intéresse, elle, aux liens que cette oeuvre a noués au fil des pages avec les problématiques de l'esthétique cinématographique et l'idée d'image en tant que lieu de transit. Cette partie met ainsi l'accent sur les rapports qu'entretient la "langue-Butor" (inscrite entre "fabula" et philosophie) avec les arts visuels, et à travers lesquels l'écrivain travaille à donner une configuration neuve à la notion de "littérature". Surtout, "A la frontière, ou l'art des passages", offre au lecteur la première contribution critique de Michel Butor sur le cinéma. Elle est accompagnée d'une intervention de l'écrivaine japonaise Itoyama Akiko, évoquant les souvenirs de sa rencontre avec l'écrivain, l'un de ses maîtres en littérature. Enfin, ces textes s'ouvrent sur les propos du professeur Shimizu Toru, premier traducteur japonais de Michel Butor.
Trop souvent, les études portant sur les influences extrêmes-orientales en restent à un niveau thématique, qui parfois ne reflète qu'une forme d'exotisme de la pensée. Ce livre entend aller plus loin en étudiant plus précisément les incidences de cette passion pour l'Extrême-Orient, et le Japon plus particulièrement, sur la poétique même des auteurs. Comment la confrontation à un autre mode de pensée a-t-il marqué d'une empreinte indélébile l'écriture même, de ces écrivains ? Ecritures nomades s'organise selon deux scansions. D'une part, des chapitres monographiques s'intéressent plus particulièrement à certaines figures littéraires, selon un ordre plutôt chronologique ; Jouve, Bauchau, Duras, Cixous, Butor. D'autre part, deux " intermèdes " prennent un point de vue plus transversal : le premier s'attarde sur les liens " Jouve-Bauchau ", à travers la problématique de la différence sexuelle vue depuis le taoïsme, et le second sur les liens " Cixous-Bauchau-Butor ", à travers l'esthétique de Hokusai. Ces écrivains apparaissent, ainsi, comme les premiers à avoir instauré une relation poétique aux cultures asiatiques débarrassée de toute contingence exotisante archaïque. Les cultures japonaise et chinoise deviennent dès lors des interlocuteurs privilégiés dans l'élaboration d'une poétique neuve qu'il est possible de rattacher à un mode de réception post-moderne.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...