Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
Nombre de pages
270
Date de parution
22/02/2018
Poids
502g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782111518421
Titre
Les médiations de l'archéologie
Auteur
Jacobi Daniel ; Denise Fabrice
Editeur
EUD
Largeur
147
Poids
502
Date de parution
20180222
Nombre de pages
270,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'éducation non formelle (ENF) prend la forme d'actes volontaires effectués dans la période de loisirs, sans programme imposé et sans contrôle ni évaluation. Cet ouvrage permet de découvrir et de comprendre en quoi l'ENF se distingue de l'enseignement scolaire officiel dans les domaines de la culture et de l'éducation. Ce volume, rédigé par des chercheurs en communication, s'adresse aux professionnels de l'éducation non formelle et notamment à ceux de la médiation, aux enseignants, aux amateurs autodidactes et aux spécialistes de la pédagogie.
Une signalétique bien conçue, c'est-à-dire inventive tout en étant respectueuse des règles de l'art, représente un vecteur discret mais fort de la communication d'un site, d'un monument, d'un musée ou d'une exposition. Elle désigne, nomme, classe et structure, par la mobilisation d'indications spécifiques, les différents éléments de l'offre, qu'ils soient d'ordre cognitif ou esthétique ou qu'ils relèvent du confort et des services associés à la visite. Mais une signalétique homogène, bien conçue et mise en place dans des emplacements judicieusement choisis, devient dans les faits un système cohérent qui structure et organise les parcours. Sa trame continue et homogène devient, ni plus ni moins, qu'un mode d'aménagement graphique de l'espace. Qu'il s'agisse des repères directionnels ou de dispositifs de signalétique conceptuelle, cet ouvrage propose, dans une première et deuxième parties, les premiers éléments publiés en langue française d'une théorie communicationnelle de ce système essentiel. Une troisième partie, plus pratique, rappelle quelles sont les étapes de conception et de mise en place d'une signalétique dans un équipement culturel. Cet ouvrage s'adresse, d'une part, aux professionnels qui mettent en place de nouveaux aménagements ou dirigent des équipements patrimoniaux et culturels dans lesquels visiteurs et usagers se perdent et s'égarent à longueur de temps, et d'autre part, aux chercheurs ou aux étudiants qui analysent les modalités de reconnaissance par les différentes catégories de public des monuments, des musées, des expositions, ainsi que des centres et des parcours d'interprétation.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.