
Langage et politique. L'efficacité du langage en question
En politique tout particulièrement, parler, c'est déjà agir, ordonner la réalité, produire une vision du monde. Le domaine politique est aussi le théâtre d'échanges qui prennent, pour une large part, la forme de rapports de force. Ce faisant, le langage intéresse pour son efficacité propre, qui ne se réduit pas aux effets rhétoriques qu'il produit. La politique offre ainsi un champ d'étude particulièrement stimulant à qui veut comprendre comment le langage peut se voir doté de cette efficacité particulière qui lui permet, selon les cas, de conforter l'état des choses ou de changer le monde. S'inspirant en toile de fond des études séminales sur les actes de parole de J. L. Austin et des réflexions sur le pouvoir symbolique de P. Bourdieu, ce volume réunit des travaux pluridisciplinaires qui s'attachent à comprendre, dans leur diversité d'aspects, les effets que le langage peut avoir dans les rapports sociaux d'ordre politique.
| Nombre de pages | 228 |
|---|---|
| Date de parution | 12/01/2017 |
| Poids | 372g |
| Largeur | 160mm |
| EAN | 9782757413883 |
|---|---|
| Titre | Langage et politique. L'efficacité du langage en question |
| Auteur | Ambroise Bruno ; Geay Bertrand |
| Editeur | PU SEPTENTRION |
| Largeur | 160 |
| Poids | 372 |
| Date de parution | 20170112 |
| Nombre de pages | 228,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le mental et le social
Ambroise Bruno ; Chauviré ChristianeQu'est-ce au juste que le mental ? Les nouvelles "sciences de l'esprit" ne paraissent pas avoir de doute sur la réponse : c'est ce qu'il y a dans la boîte crânienne. L'idée que le mental puisse être autre chose que le côté "interne" d'une métaphore qui l'oppose à de l'externe, et qu'à ce titre il puisse s'avérer intrinsèquement social, leur paraît incongrue. C'est pourtant cette idée que le présent ouvrage s'applique à défendre. Il élabore une conception sociale du mental, en prenant appui sur les courants de recherche qui, en philosophie et en sciences humaines et sociales, ont souligné, tant d'un point de vue conceptuel qu'empirique, l'imbrication du social et du mental. Cette élaboration passe par une clarification des deux concepts. D'un côté, il est nécessaire de remédier au rétrécissement du social non seulement par les sciences cognitives, mais aussi par une partie des sciences sociales. De l'autre, il faut proposer une nouvelle compréhension de ce que l'on entend par mental. La conception esquissée est une conception qu'on peut qualifier d'adverbiale : "mental" est un concept opératoire qui qualifie une modalité de l'action d'agents appartenant à une société.Sur commandeCOMMANDER28,80 € -

L'Homme et la Société N° 197, 2015/3 : L'économie entre performativité, idéologie et pouvoir symboli
Ambroise Bruno ; Salle Grégory ; Sobel RichardRésumé : Issue de la réflexion sur les actes de langage du philosophe John L. Austin (1975), la "performativité" est, depuis une vingtaine d'années, une notion en vogue dans les sciences sociales, particulièrement en sociologie économique. A l'instar des discours qui modifient l'état du monde (celui de la promesse ou celui du mariage), le discours économique aurait un effet "performatif". Posture stimulante, mais problématique, stricto sensu, l'efficacité performative porte au jour ce dont un énoncé parle au moyen de la parole elle-même, c'est-à-dire, précisément, en disant telle ou telle chose. Peut-on alors considérer que l'économie, de la même façon, crée certaines choses ? N'utilise-t-on pas la terminologie du "performatif" pour désigner en fait les simples conséquences qui résultent de la mise en oeuvre d'un discours économique donné, au travers de dispositifs sociotechniques qui ont justement pour objet de modifier le cours du monde pour obtenir certains changements? Afin de clarifier son usage, ce dossier revient sur les fondements philosophiques et théoriques de cette notion, puis, dans la perspective initiée par Austin lui-même, développée par certains de ses héritiers en philosophie et surtout par Bourdieu en sociologie, il examine, à travers quelques cas (politique monétaire, services à la personne, santé), comment l'efficacité performative requiert toujours des conditions "matérielles" et "sociales" de réalisation. A travers ces contributions, on voit qu'en dépit de son apport indéniable, l'usage du concept de performativité tend parfois à évincer un certain nombre de concepts qui, tels "économisme", "idéologie", "fétichisme", "réification" ou "pouvoir symbolique", sont associés à une critique théorique plus ou moins assumée de l'ordre économique et social. Il n'est ainsi pas dit que l'on y gagne nécessairement au change.Sur commandeCOMMANDER31,50 € -

Le récit de soi
Butler Judith ; Ambroise Bruno ; Aucouturier ValérBiographie de l'auteur Judith Butler est professeure de rhétorique et de littérature comparée à l'Université de Berkeley (Californie). Considérée comme une théoricienne majeure du féminisme et de la théorie queer, elle a engagé depuis quelques années une réflexion nouvelle sur les relations entre psychanalyse et philosophie. Parmi ses uvres traduites en français, on peut notamment lire La vie psychique du pouvoir (Léo Scheer, 2002), Humain, inhumain. Le travail critique des normes (Amsterdam, 2004) et Trouble dans le genre (La Découverte, 2005).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,50 € -

Le silence des sens
Travis Charles ; Ambroise Bruno ; Aucouturier ValéL'objectif de ce livre, qui prend position dans les débats les plus contemporains en philosophie de l'esprit et de la perception, est de parvenir à comprendre comment le monde importe pour ce que l'on peut penser à son propos : comment est-il possible de penser le monde de manière objective si l'on admet que la perception nous en offre un accès ? Dans la lignée de la philosophie résolument réaliste de Austin, ce nouveau livre de Charles Travis entend proposer une alternative radicale aux conceptions "représentationnalistes" des rapports entre l'esprit et le monde, en proposant une solution contextualiste qui se nourrit tout autant des intuitions de Frege que des réflexions de Wittgenstein. Pour saisir le monde, l'esprit n'a pas besoin que la perception lui représente quoi que ce soit, car les sens sont muets et donc inadéquats pour "représenter". Le rapport au monde est bien plutôt "direct" et ce qu'on peut en dire dépend du contexte de son appréhension et des intérêts qui motivent sa description. L'objectivité est ainsi ancrée dans les activités humaines et devient "paroissiale".Sur commandeCOMMANDER42,90 €
Du même éditeur
-

La transition énergétique : un concept historique ?
Lamard Pierre ; Stoskopf NicolasLa question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.Sur commandeCOMMANDER27,00 € -

Mémoires en mutation
Dero MoïseLes mémoires humaines - celles de nos sociétés, des mémoires collectives et individuelles - sont en pleine mutation dans un monde en formidable accélération et en production de nouvelles connaissances. Ces mémoires plurielles peuvent-elles tout conserver, se faire à la fois témoins, souvenirs, ressources et réflexions de notre époque dans un monde lui-même en transformation ? A cette question et d'autres, huit points de vue complémentaires apportent des éclairages actuels sur ces notions de mémoires. Ces regards scientifiques concernent l'histoire et la relation à notre passé, à son examen, son archéologie et ses enjeux modernes. Ils envisagent aussi notre mémoire humaine dans ses processus individuels grâce aux neurosciences et à la psychologie cognitive. De plus, les technologies actuelles de l'information interrogent les mémoires artificielles qui étendent notre mémoire humaine.Sur commandeCOMMANDER14,00 € -

Entre le marteau et l'enclume. La fabrication d'une hégémonie partisane dans la Russie de Poutine
Fauconnier ClémentineCréé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.Sur commandeCOMMANDER25,00 € -

Sneakers. Mode, genre et masculinité, du Bronx à la marchandisation
Kawamura Yuniya ; Jamois Marc ; Ravel RomainLes sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.Sur commandeCOMMANDER19,00 €
