L'Homme et la Société N° 197, 2015/3 : L'économie entre performativité, idéologie et pouvoir symboli
Ambroise Bruno ; Salle Grégory ; Sobel Richard
L'HARMATTAN
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EAN :9782343083049
Issue de la réflexion sur les actes de langage du philosophe John L. Austin (1975), la "performativité" est, depuis une vingtaine d'années, une notion en vogue dans les sciences sociales, particulièrement en sociologie économique. A l'instar des discours qui modifient l'état du monde (celui de la promesse ou celui du mariage), le discours économique aurait un effet "performatif". Posture stimulante, mais problématique, stricto sensu, l'efficacité performative porte au jour ce dont un énoncé parle au moyen de la parole elle-même, c'est-à-dire, précisément, en disant telle ou telle chose. Peut-on alors considérer que l'économie, de la même façon, crée certaines choses ? N'utilise-t-on pas la terminologie du "performatif" pour désigner en fait les simples conséquences qui résultent de la mise en oeuvre d'un discours économique donné, au travers de dispositifs sociotechniques qui ont justement pour objet de modifier le cours du monde pour obtenir certains changements? Afin de clarifier son usage, ce dossier revient sur les fondements philosophiques et théoriques de cette notion, puis, dans la perspective initiée par Austin lui-même, développée par certains de ses héritiers en philosophie et surtout par Bourdieu en sociologie, il examine, à travers quelques cas (politique monétaire, services à la personne, santé), comment l'efficacité performative requiert toujours des conditions "matérielles" et "sociales" de réalisation. A travers ces contributions, on voit qu'en dépit de son apport indéniable, l'usage du concept de performativité tend parfois à évincer un certain nombre de concepts qui, tels "économisme", "idéologie", "fétichisme", "réification" ou "pouvoir symbolique", sont associés à une critique théorique plus ou moins assumée de l'ordre économique et social. Il n'est ainsi pas dit que l'on y gagne nécessairement au change.
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Nombre de pages
274
Date de parution
04/03/2016
Poids
415g
Largeur
155mm
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EAN
9782343083049
Titre
L'Homme et la Société N° 197, 2015/3 : L'économie entre performativité, idéologie et pouvoir symboli
Auteur
Ambroise Bruno ; Salle Grégory ; Sobel Richard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
415
Date de parution
20160304
Nombre de pages
274,00 €
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Qu'est-ce au juste que le mental ? Les nouvelles "sciences de l'esprit" ne paraissent pas avoir de doute sur la réponse : c'est ce qu'il y a dans la boîte crânienne. L'idée que le mental puisse être autre chose que le côté "interne" d'une métaphore qui l'oppose à de l'externe, et qu'à ce titre il puisse s'avérer intrinsèquement social, leur paraît incongrue. C'est pourtant cette idée que le présent ouvrage s'applique à défendre. Il élabore une conception sociale du mental, en prenant appui sur les courants de recherche qui, en philosophie et en sciences humaines et sociales, ont souligné, tant d'un point de vue conceptuel qu'empirique, l'imbrication du social et du mental. Cette élaboration passe par une clarification des deux concepts. D'un côté, il est nécessaire de remédier au rétrécissement du social non seulement par les sciences cognitives, mais aussi par une partie des sciences sociales. De l'autre, il faut proposer une nouvelle compréhension de ce que l'on entend par mental. La conception esquissée est une conception qu'on peut qualifier d'adverbiale : "mental" est un concept opératoire qui qualifie une modalité de l'action d'agents appartenant à une société.
En politique tout particulièrement, parler, c'est déjà agir, ordonner la réalité, produire une vision du monde. Le domaine politique est aussi le théâtre d'échanges qui prennent, pour une large part, la forme de rapports de force. Ce faisant, le langage intéresse pour son efficacité propre, qui ne se réduit pas aux effets rhétoriques qu'il produit. La politique offre ainsi un champ d'étude particulièrement stimulant à qui veut comprendre comment le langage peut se voir doté de cette efficacité particulière qui lui permet, selon les cas, de conforter l'état des choses ou de changer le monde. S'inspirant en toile de fond des études séminales sur les actes de parole de J. L. Austin et des réflexions sur le pouvoir symbolique de P. Bourdieu, ce volume réunit des travaux pluridisciplinaires qui s'attachent à comprendre, dans leur diversité d'aspects, les effets que le langage peut avoir dans les rapports sociaux d'ordre politique.
Butler Judith ; Ambroise Bruno ; Aucouturier Valér
Biographie de l'auteur Judith Butler est professeure de rhétorique et de littérature comparée à l'Université de Berkeley (Californie). Considérée comme une théoricienne majeure du féminisme et de la théorie queer, elle a engagé depuis quelques années une réflexion nouvelle sur les relations entre psychanalyse et philosophie. Parmi ses uvres traduites en français, on peut notamment lire La vie psychique du pouvoir (Léo Scheer, 2002), Humain, inhumain. Le travail critique des normes (Amsterdam, 2004) et Trouble dans le genre (La Découverte, 2005).
Travis Charles ; Ambroise Bruno ; Aucouturier Valé
L'objectif de ce livre, qui prend position dans les débats les plus contemporains en philosophie de l'esprit et de la perception, est de parvenir à comprendre comment le monde importe pour ce que l'on peut penser à son propos : comment est-il possible de penser le monde de manière objective si l'on admet que la perception nous en offre un accès ? Dans la lignée de la philosophie résolument réaliste de Austin, ce nouveau livre de Charles Travis entend proposer une alternative radicale aux conceptions "représentationnalistes" des rapports entre l'esprit et le monde, en proposant une solution contextualiste qui se nourrit tout autant des intuitions de Frege que des réflexions de Wittgenstein. Pour saisir le monde, l'esprit n'a pas besoin que la perception lui représente quoi que ce soit, car les sens sont muets et donc inadéquats pour "représenter". Le rapport au monde est bien plutôt "direct" et ce qu'on peut en dire dépend du contexte de son appréhension et des intérêts qui motivent sa description. L'objectivité est ainsi ancrée dans les activités humaines et devient "paroissiale".
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.