
Le mental et le social
Qu'est-ce au juste que le mental ? Les nouvelles "sciences de l'esprit" ne paraissent pas avoir de doute sur la réponse : c'est ce qu'il y a dans la boîte crânienne. L'idée que le mental puisse être autre chose que le côté "interne" d'une métaphore qui l'oppose à de l'externe, et qu'à ce titre il puisse s'avérer intrinsèquement social, leur paraît incongrue. C'est pourtant cette idée que le présent ouvrage s'applique à défendre. Il élabore une conception sociale du mental, en prenant appui sur les courants de recherche qui, en philosophie et en sciences humaines et sociales, ont souligné, tant d'un point de vue conceptuel qu'empirique, l'imbrication du social et du mental. Cette élaboration passe par une clarification des deux concepts. D'un côté, il est nécessaire de remédier au rétrécissement du social non seulement par les sciences cognitives, mais aussi par une partie des sciences sociales. De l'autre, il faut proposer une nouvelle compréhension de ce que l'on entend par mental. La conception esquissée est une conception qu'on peut qualifier d'adverbiale : "mental" est un concept opératoire qui qualifie une modalité de l'action d'agents appartenant à une société.
| Nombre de pages | 372 |
|---|---|
| Date de parution | 21/03/2013 |
| Poids | 650g |
| Largeur | 150mm |
| EAN | 9782713223792 |
|---|---|
| Titre | Le mental et le social |
| Auteur | Ambroise Bruno ; Chauviré Christiane |
| Editeur | EHESS |
| Largeur | 150 |
| Poids | 650 |
| Date de parution | 20130321 |
| Nombre de pages | 372,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Langage et politique. L'efficacité du langage en question
Ambroise Bruno ; Geay BertrandEn politique tout particulièrement, parler, c'est déjà agir, ordonner la réalité, produire une vision du monde. Le domaine politique est aussi le théâtre d'échanges qui prennent, pour une large part, la forme de rapports de force. Ce faisant, le langage intéresse pour son efficacité propre, qui ne se réduit pas aux effets rhétoriques qu'il produit. La politique offre ainsi un champ d'étude particulièrement stimulant à qui veut comprendre comment le langage peut se voir doté de cette efficacité particulière qui lui permet, selon les cas, de conforter l'état des choses ou de changer le monde. S'inspirant en toile de fond des études séminales sur les actes de parole de J. L. Austin et des réflexions sur le pouvoir symbolique de P. Bourdieu, ce volume réunit des travaux pluridisciplinaires qui s'attachent à comprendre, dans leur diversité d'aspects, les effets que le langage peut avoir dans les rapports sociaux d'ordre politique. Contributeurs : Bruno Ambroise, Solange Chavel, Ross Charnock, Françoise Dufour, Bertrand Geay, Thierry Guilbert, Pierig Humeau, Frédéric Lebaron, Sophie Richardot, Denis Vernant, Laurent Willemez.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 € -

L'Homme et la Société N° 197, 2015/3 : L'économie entre performativité, idéologie et pouvoir symboli
Ambroise Bruno ; Salle Grégory ; Sobel RichardIssue de la réflexion sur les actes de langage du philosophe John L. Austin (1975), la "performativité" est, depuis une vingtaine d'années, une notion en vogue dans les sciences sociales, particulièrement en sociologie économique. A l'instar des discours qui modifient l'état du monde (celui de la promesse ou celui du mariage), le discours économique aurait un effet "performatif". Posture stimulante, mais problématique, stricto sensu, l'efficacité performative porte au jour ce dont un énoncé parle au moyen de la parole elle-même, c'est-à-dire, précisément, en disant telle ou telle chose. Peut-on alors considérer que l'économie, de la même façon, crée certaines choses ? N'utilise-t-on pas la terminologie du "performatif" pour désigner en fait les simples conséquences qui résultent de la mise en oeuvre d'un discours économique donné, au travers de dispositifs sociotechniques qui ont justement pour objet de modifier le cours du monde pour obtenir certains changements? Afin de clarifier son usage, ce dossier revient sur les fondements philosophiques et théoriques de cette notion, puis, dans la perspective initiée par Austin lui-même, développée par certains de ses héritiers en philosophie et surtout par Bourdieu en sociologie, il examine, à travers quelques cas (politique monétaire, services à la personne, santé), comment l'efficacité performative requiert toujours des conditions "matérielles" et "sociales" de réalisation. A travers ces contributions, on voit qu'en dépit de son apport indéniable, l'usage du concept de performativité tend parfois à évincer un certain nombre de concepts qui, tels "économisme", "idéologie", "fétichisme", "réification" ou "pouvoir symbolique", sont associés à une critique théorique plus ou moins assumée de l'ordre économique et social. Il n'est ainsi pas dit que l'on y gagne nécessairement au change.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER31,50 € -

Le récit de soi
Butler Judith ; Ambroise Bruno ; Aucouturier ValérBiographie de l'auteur Judith Butler est professeure de rhétorique et de littérature comparée à l'Université de Berkeley (Californie). Considérée comme une théoricienne majeure du féminisme et de la théorie queer, elle a engagé depuis quelques années une réflexion nouvelle sur les relations entre psychanalyse et philosophie. Parmi ses uvres traduites en français, on peut notamment lire La vie psychique du pouvoir (Léo Scheer, 2002), Humain, inhumain. Le travail critique des normes (Amsterdam, 2004) et Trouble dans le genre (La Découverte, 2005).Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER16,50 € -

Le silence des sens
Travis Charles ; Ambroise Bruno ; Aucouturier ValéL'objectif de ce livre, qui prend position dans les débats les plus contemporains en philosophie de l'esprit et de la perception, est de parvenir à comprendre comment le monde importe pour ce que l'on peut penser à son propos : comment est-il possible de penser le monde de manière objective si l'on admet que la perception nous en offre un accès ? Dans la lignée de la philosophie résolument réaliste de J. L. Austin, Charles Travis entend proposer une alternative radicale aux conceptions « représentationnalistes » des rapports entre l'esprit et le monde, en proposant une solution contextualiste qui se nourrit tout autant des intuitions de G. Frege que des réflexions de L. Wittgenstein. Pour saisir le monde, l'esprit n'a pas besoin que la perception lui représente quoi que ce soit, car les sens sont muets et donc inadéquats pour « représenter ». Le rapport au monde est bien plutôt « direct » et ce qu'on peut en dire dépend du contexte de son appréhension et des intérêts qui motivent sa description. L'objectivité est ainsi ancrée dans les activités humaines et devient « paroissiale ».EpuiséVOIR PRODUIT42,90 €
Du même éditeur
-

Le salariat dans l'artisanat parisien aux XIIIe-XVe siècles. Etudes sur le marché de la main-d'oeuvr
Geremek BronislawSur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

Les maîtres du marbre. Carrare, 1300-1600
Klapisch-Zuber ChristianeSur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Les grammaires d'une ville. Essai sur la genèse des structures urbaines à Marseille
Roncayolo MarcelMarseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER58,00 €

