VERSION ANGLAISE La collection d'estampes japonaises constituée par Claude Monet réunit plus de deux cent gravures. Ces estampes sont conservées dans la maison du peintre à Giverny et présentées notamment dans la fameuse salle à manger aux lambris jaune pâle et moulures jaune vif qui plaisait tant aux habitués de la maison. Il s'agit d'une collection réunie par l'artiste selon des critères picturaux qui reflètent l'homme épris de lignes et de couleurs mais également un esprit curieux et passionné, soucieux de la qualité des épreuves, de l'état et du tirage. La collection est variée et comprend pour moitié des pièces célèbres d'Utamaro, Hokusai et Hirsohige mais également des oeuvres plus rares de Eiri et Eisho ou Sharaku. L'intérêt de cet ensemble exceptionnel réside moins dans la présence d'oeuvres illustres que dans l'absence de certaines représentations (estampes primitives ou shungas) au profit des paysages tant appréciés de Monet. Comme sa maison et son jardin cette collection nous permet de découvrir un Monet intime différent de la légende. Son gôut profond pour ces estampes s'explique sans doute par sa compréhension de ces graveurs ukiyo-e qui reprennent leurs thèmes à l'infini que ce soit le mont Fuji pour l'un ou les soixante provinces pour l'autres. Hokusai est bien proche de Monet répétant inlassablement la cathédrale de Rouen ou noyant son regard dans la contemplation des nymphéas. La republication tant attendue de cet ouvrage de référence a permis aux auteurs Geneviève Aitken et Marianne Delafond, grandes spécialistes du sujet, de remettre à jour leur contribution en y intégrant des estampes provenant de la collection, mais vendues ou données. Il s'adresse aussi bien aux amateurs de l'art du Japon qu'à un public plus large intéressé par l'histoire de l'impressionnisme.
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Nombre de pages
176
Date de parution
02/06/2023
Poids
840g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782353403806
Titre
Claude Monet's Collection of Japanese Prints
Auteur
Aitken Geneviève ; Delafond Marianne
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
240
Poids
840
Date de parution
20230602
Nombre de pages
176,00 €
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Entre la révolution de l'impressionnisme (1874) et la Grande Décoration des Nymphéas à l'Orangerie (1914-1926), Claude Monet invente la série picturale qui va devenir, après la Seconde Guerre mondiale, un modèle de création pour les peintres américains. Mais qu'est-ce qu'une série selon Monet ?? D'autres peintres ont déjà peint plusieurs fois le même sujet, par exemple en changeant de point de vue, comme son contemporain Cezanne, avec la Sainte-Victoire. Le projet de Monet est tout autre ? : il peint plusieurs toiles simultanément, à différentes heures de la journée, par tous les temps, et selon les saisons. Il tente de saisir les multiples effets du paysage qu'il sait changeant, les variations de lumière, de couleur et d'atmosphère, d'une façon quasi obsessionnelle. L'oeuvre circule alors entre plusieurs tableaux, la série devient oeuvre par elle-même. Ses premières séries sont consacrées aux meules (1890-1891) des environs de Giverny, où il s'est installé en 1883, puis aux peupliers (1891). Il s'intéresse ensuite à la cathédrale de Rouen (1892-1893). Avec les Matins sur la Seine (1896), il aborde les paysages d'eau, qu'il développe avec les ponts japonais (1897-1899) de son bassin aux nymphéas. Il poursuit cette recherche avec les vues de Vétheuil (1900-1901) et de ses reflets sur la Seine. Parallèlement, lors de trois voyages à Londres (1899-1901), il peint des vues de la Tamise (les ponts de Charing Cross et de Waterloo, et le Parlement). De 1903 à 1908, il se consacre à la fameuse série des Nymphéas qui comprendra près de 250 tableaux. Enfin, à Venise, à l'automne 1908, où il séjourne trois mois. Geneviève Aitken est historienne de l'art, spécialiste du japonisme. Elle a notamment publié Surimono, les trésors de l'estampe japonaise (2019) et le catalogue de la collection d'estampes japonaises de Claude Monet (2022). Elle a également participé à de nombreux catalogues d'exposition du musée Marmottan Monet et du musée d'Orsay.
Aitken Geneviève ; Takagi Yumiko ; Leskowicz Jerzy
Les sourimonos [...], ces images qui, par le soyeux du papier, la qualité des couleurs, le soin du tirage, et des rehauts d'or et d'argent, et encore par ce complément du gaufrage [...] — ces images n'ayant rien de similaire dans la gravure d'aucun peuple de la terre." Edmond de Goncourt.
Delafond Marianne ; Aitken Geneviève ; Van Der Kem
Geneviève Aitken et Marianne Delafond ont établi avec précision le catalogue de l'exceptionnelle collection d'estampes japonaises réunie par Claude Monet et conservée à Giverny. Voici une nouvelle édition exhaustive et enrichie de cet ouvrage qui est un précieux témoignage du goût et de la passion de l'artiste pour le style ukiyo-e, ces "images d'un monde flottant" qui semble être la parfaite définition de l'impressionnisme et des ultimes peintures des Nymphéas...
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.