Faut-il avoir peur du haschich ? Entre diabolisation et banalisation, les vrais dangers pour les jeu
Zorman Michel ; Maillard Isabelle ; Aquatias Sylva
LA DECOUVERTE
14,94 €
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EAN :9782841467129
La consommation de haschich s'est banalisée, dit-on, et l'idée de le dépénaliser, voire de le légaliser, fait son chemin. Des personnalités publiques n'hésitent plus à déclarer qu'elles en consomment et à affirmer son caractère inoffensif. Pourtant, la majorité des responsables politiques continuent à invoquer sa dangerosité pour maintenir un cadre juridique dépassé. Qui a raison ? Le débat actuel - confus et contradictoire - ne peut guère éclairer parents et éducateurs. Pour répondre à leurs questions, les auteurs de cet ouvrage ont exploré sur le terrain les pratiques des jeunes. Les enquêtes dont ils rendent compte ici remettent en cause nombre de clichés comme la fameuse théorie de l'escalade des drogues " douces " aux drogues " dures ", ou l'antinomie entre pratiques sportives et prise de produits psychoactifs. Et amènent les auteurs à récuser toute tentative de réponse simplificatrice. La diversité des pratiques qu'ils restituent permet de penser autrement (et plus complètement) une information et une prévention sérieuses à l'école, en famille et entre jeunes eux-mêmes. Parler vraiment du haschich, c'est aborder le rapport entre adolescence et conduites à risque, c'est mesurer en quoi les situations sociales peuvent jouer sur les consommations, c'est faire la différence entre usages " doux " et conviviaux et usages " durs ", c'est enfin cerner les vrais risques et s'autoriser à prendre position dans le débat en toute connaissance de cause. Un livre qui sera particulièrement utile aux parents et aux acteurs du monde éducatif.
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Nombre de pages
223
Date de parution
07/10/1999
Poids
279g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841467129
Titre
Faut-il avoir peur du haschich ? Entre diabolisation et banalisation, les vrais dangers pour les jeu
Auteur
Zorman Michel ; Maillard Isabelle ; Aquatias Sylva
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
135
Poids
279
Date de parution
19991007
Nombre de pages
223,00 €
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5 puces sonores pour plonger au coeur de la nature et découvrir le chant mélodieux et apaisant de cinq oiseaux communs de nos parcs et jardins : le merle, la tourterelle, la mésange, le rouge-gorge et le chardonneret. Sublimes illustrations de Lisa Zordan.
Je suis le guetteur, le Guetteur de l'Abomination. Je vais vous raconter l'histoire de mon regard, de mes paupières et nous passerons un marché en nous regardant face à face. Je suis né dans un pays où l'air est loin, si loin de la bouche, si loin des poumons... Nous vivions au bord du vide. J'étais l'unique enfant d une mère qui me tenait tout contre son sein... Je suis devenu homme lorsqu'à l'angoisse devant un paysage qui me blessait, j'ai substitué l'indifférence face au paysage d'une blessure. " L.Z.
Toujours, j'ai aimé me promener avec ma mère. Voilà un début bien sage pour une histoire atroce. A moins que ce ne soit un début subversif pour une histoire banale. Telle semblait être l'opinion du médecin qui m'a lancé " vous délirez ! " lorsque j'ai affirmé que mon objectif était d'emmener un jour ma mère au cinéma. " Combien de fois par semaine passe-t-on lui faire sa toilette ? " Il persistait devant mon mutisme, tandis que défilaient en moi des images d'océan dont nous approchions à pas lents toutes deux, seules, comme si les vagues devaient nous emporter plus tard jusqu'au Canada, nous promettant de sillonner les Plaines d'Abraham sous la neige. " L.Z.
Je me laisse aller à toutes les interprétations, je brode sur ce qui dura quelques secondes pour en isoler un fil qui me relie à l'éternité, je savoure un élixir de volupté en entrouvrant ma bouche à la féerie d'un souvenir, et je m'épuise à dire la fulgurance en fouillant des raisonnements comme des poches vides. Un baiser peut-il avoir les couleurs des voyelles de Rimbaud, et, si je veux épeler une émotion, faut-il découvrir un alphabet qui transcrive tous les silences m'empêchant de dire que j'aimais ? . . Laurence Zordan, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure et de l'ENA, est agrégée de philosophie. Haut fonctionnaire, elle est spécialiste des questions de sécurité et de géostratégie. Elle a publié ses deux premiers romans, Des yeux pour mourir (2004) et Le traitement (2006), aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?