Décentraliser au Cameroun. Dynamiques institutionnelles et logiques des acteurs
Zelao Alawadi ; Nach Mback Charles
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782343145198
La décentralisation est aujourd'hui l'un des acquis des processus démocratiques qui ont enclenché des réformes institutionnelles dans beaucoup des pays africains subsahariens au milieu des années 1990. Marqueur de décentrage de l'Etat dans des sites ayant jadis relevé de sa fonctionnalité régalienne, le processus de décentralisation est lesté par le discours légitime d'un ensemble de vertus : bonne gouvernance, mieux d'Etat/moins d'Etat, société civile, développement communautaire, participation citoyenne, démocratie locale... Les institutions de Bretton Woods (BM, FMI) et les acteurs de la société civile créditent la décentralisation d'une recette qui répond aux dérives de la gouvernance dans les Etats africains longtemps marqués par le centralisme institutionnel. Il était temps d'ouvrir les vannes à un système de management public pluraliste, flexible, en tout cas moins rigide et paralysant, avec au bout la construction d'un espace local animé par des acteurs sociaux autour des enjeux périphériques. Somme de regards pluriels et multidisciplinaires (sociologie, science politique, droit), les études réunies dans cet ouvrage privilégient les observations empiriques et les approches contextuelles du processus de la décentralisation au Cameroun. Au-delà de la teneur institutionnelle et du décor normatif meublé parla loi de 2004, la décentralisation est restituée au vitriol de ses modes d'expression concrète. Une telle dynamique institutionnelle se module au gré de ruses, d'imaginaires et de logiques qui créent finalement un "monde" a où des couples normes/pratiques, coopération/collusion, rationalité/intérêt, positions/oppositions sont autant de matrices qui dépeignent la configuration complexe d'une réforme en séquence de structuration.
Nombre de pages
264
Date de parution
25/10/2018
Poids
405g
Largeur
155mm
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EAN
9782343145198
Titre
Décentraliser au Cameroun. Dynamiques institutionnelles et logiques des acteurs
Auteur
Zelao Alawadi ; Nach Mback Charles
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
405
Date de parution
20181025
Nombre de pages
264,00 €
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Au détour des années 1990, les pays d'Afrique subsaharienne ont emprunté les « chemins de la démocratie » au travers des trajectoires plurielles. Au Cameroun, site d'observation de ces études, un tel processus a pris corps au confluent des mouvements sociaux saillants, d'une crise économique aiguë et d'un grand besoin de réformes politico-institutionnelles. Le processus de démocratisation et ses dérivés sont autopsiés sans fard.
Comment penser une société à partir de sa diversité ontologique ? La somme des textes réunis dans cet ouvrage se font l'écho de cette interrogation, dans une perspective à la fois synchronique et diachronique, privilégiant les problématisations aux questions de développement des sociétés humaines, saisies au prisme des pluralismes qui les traversent. Le Nord-Cameroun, c'est certes une réalité géographique et territoriale, mais aussi une société composite et cosmopolitique. L'histoire y a favorisé la contraction et la concentration des peuples, des cultures et des civilisations différenciées. Les sciences sociales, examinant une telle diversité anthropologique et privilégiant une perspective d'analyse réaliste, appréhendent ici la diversité comme un substrat structurant la sociabilité et se démarquent des positions toutes faites sur le pluralisme, qui caractérisent les sociétés plurielles. Les figures de la convivialité prennent ainsi le pas sur les "identités difficiles".
Hamman Bouba ; Zelao Alawadi ; Eboussi-Boulaga Fab
Les études réunies dans le cadre de cet ouvrage procèdent d'une analyse à rebours des problématiques usuelles sur la partie septentrionale du Cameroun. Réflexions pluridisciplinaires, elles se proposent de restituer, à partir de leur complexité et de leur fugacité, les figures des mutations plurielles qui travaillent la "société globale" à l'échelle régionale. Les sites d'observation sont divers et portent sur des objets d'analyse tels que le politique, le corps, le religieux, la santé, l'urbanisation, ainsi que le développement local, le pouvoir traditionnel, la femme et la dynamique de migrations des communautés. Le tableau d'analyse est une galerie de prises de position "théoriques" et/ou "empiriques" que ces différentes disciplines, relevant toutes des sciences sociales, offrent dans une perspective dynamique et relationnelle. Le Cameroun septentrional est désormais à découvrir comme une "société" en voie d'accomplissement et de recommencement, parce que saisie par l'événement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...