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Le Nord-Cameroun à l'épreuve des pluralismes. Quand les sciences sociales interrogent...
Gwoda Adder Abel ; Zelao Alawadi ; Mbima Bouba
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782296962620
Comment penser une société à partir de sa diversité ontologique ? La somme des textes réunis dans cet ouvrage se font l'écho de cette interrogation, dans une perspective à la fois synchronique et diachronique, privilégiant les problématisations aux questions de développement des sociétés humaines, saisies au prisme des pluralismes qui les traversent. Le Nord-Cameroun, c'est certes une réalité géographique et territoriale, mais aussi une société composite et cosmopolitique. L'histoire y a favorisé la contraction et la concentration des peuples, des cultures et des civilisations différenciées. Les sciences sociales, examinant une telle diversité anthropologique et privilégiant une perspective d'analyse réaliste, appréhendent ici la diversité comme un substrat structurant la sociabilité et se démarquent des positions toutes faites sur le pluralisme, qui caractérisent les sociétés plurielles. Les figures de la convivialité prennent ainsi le pas sur les "identités difficiles".
Nombre de pages
268
Date de parution
18/06/2012
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296962620
Titre
Le Nord-Cameroun à l'épreuve des pluralismes. Quand les sciences sociales interrogent...
Auteur
Gwoda Adder Abel ; Zelao Alawadi ; Mbima Bouba
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20120618
Nombre de pages
268,00 €
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A en croire Péguy, l'ordre seul fait en définitive la liberté, et le désordre la servitude. Ce chiasme réapproprié en désordre-liberté, en ordre-servitude et vice versa pose d'une part le problème de la conciliation des deux exigences apparemment contradictoires, antinomiques et, d'autre part, semble interpeller au premier chef la philosophie politique. Pourtant, tout est entrecroisé ; l'ordre pensé à la fois comme finalisé et comme structure stable ou récurrente, et le désordre comme absence d'un dessein intelligent, ouvrent à une complexité qui enjoint politique, éthique, esthétique et épistémologie à la quête de sens. Repenser le désordre et la liberté, c'est engager le penser philosophique dans des notions profondément mêlées et complémentaires, dont leur combinaison, dans un jeu de contingence et de nécessité, produit la diversité du monde matériel et axiologique que nous connaissons. Face à cette homothétie entre les conceptions du désordre et de la liberté, l'ordre finalisé, nécessaire et contingent ne se constituera pas à l'encontre du désordre, mais avec lui. La liberté s'établira non en triomphant de la servitude, mais en se servant de celle-ci.
Wassouni François ; Gwoda Adder Abel ; Issa Saïbou
Si le déclenchement du phénomène Boko Haram et ses attaques spectaculaires ont sérieusement perturbé le cours de l'histoire des pays comme le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, ils ont également suscité chez les chercheurs des interrogations pour comprendre les changements et les mesures prises à différents niveaux pour y faire face. Les réflexions des chercheurs seniors et juniors du monde universitaire, de la recherche, des médias, de l'armée et autres corps sociaux, rassemblées dans ce livre, mettent en exergue ces dynamiques diverses dérivées de ce phénomène qui a constitué l'un des plus grands défis auquel l'Etat camerounais a fait face depuis son indépendance en 1960. Les analyses montrent le degré de bouleversement de divers pans de la société : économie, politique, patrimoine, diplomatie, armée, éducation, ... Des villages se sont vidés de leurs populations, laissant de nombreux morts sur le carreau, des dégâts matériels considérables, l'économie du pays en général et celle de l'Extrême-Nord a été fortement ébranlée, la circulation des biens et des services a connu des restrictions sans précédent, tout comme la forte militarisation de certaines villes a créé une psychose. Des écoles ont été fermées tandis que les fonctionnaires appelés à servir dans l'Extrême-Nord du Cameroun se sont inscrits fréquemment dans des postures de retrait, d'évitement, voire de résistance. In fine, cet ouvrage, qui constitue l'une des meilleures synthèses actuelles sur cette crise sécuritaire, abonde de données empiriques et d'observations ancrées dans la réalité du terrain camerounais. Aussi rend-t-il compte de la manière dont la société camerounaise a vécu le phénomène Boko Haram et les réponses élaborées par l'Etat et les acteurs locaux, nationaux, internationaux pour juguler ce contexte particulièrement rude.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.