Le corps dans la relation aux autres. Pour une éducation à l'empathie
Zanna Omar
PU RENNES
17,00 €
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EAN :9782753535657
Cet ouvrage traite d'un objet de recherche singulier : le corps comme opérateur de la construction du lien aux autres. C'est dans ce domaine que l'auteur a élaboré une perspective originale. Son cursus de formation, conjuguant des études de sociologie, de Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) et de psychologie, ainsi que son parcours personnel, incluant par exemple le statut de boxeur et d'athlète, l'ont manifestement beaucoup guidé pour en tracer les contours. Aussi est-ce au fil d'une lecture quasi narrative d'un chemin de recherche que le lecteur comprend le système de références théoriques mis en place par l'auteur : "des corps de filles et de garçons en mouvement dans les quartiers", "éducation par le sport", "langage du corps", "douleurs socialisantes", "éducation émotionnelle" et surtout "éducation - par le corps - à l'empathie". A aucun moment l'auteur ne se cache derrière son livre ; il expose systématiquement et clairement ses résultats en précisant comment il a travaillé, à travers son expérience sociale personnelle et à travers les différentes étapes de son parcours professionnel. Ce parti pris implique un style et une manière de s'adresser au lecteur qui font de ce livre un outil pédagogique. "Pédagogique" signifie qu'en l'écrivant Omar Zanna ne pensait pas seulement aux chercheurs et aux étudiants ; il s'adresse à des parents, des enseignants, des travailleurs sociaux et à tous ceux qui s'intéressent à l'éducation. Enfin, ce livre ouvre sur l'école une perspective nouvelle. Il permet de mieux comprendre comment construire ou restaurer un lien social dégradé, mais contribue aussi à ne jamais perdre de vue ce qui est en jeu dans ce lien social spécifique qu'on appelle "le rapport pédagogique".
Nombre de pages
215
Date de parution
19/02/2015
Poids
336g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753535657
Titre
Le corps dans la relation aux autres. Pour une éducation à l'empathie
Auteur
Zanna Omar
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
336
Date de parution
20150219
Nombre de pages
215,00 €
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Biographie de l'auteur OMAR ZANNA : sociologue, Docteur en sociologie et en psychologie. Maître de conférences, UFR Sciences et Techniques de l’Université du Maine (Le Mans), il a été professeur d’éducation physique et est diplômé d’État en boxe française. Auteurs de nombreux articles dans la presse spécialisée, il intervient régulièrement en criminologie, sur les questions d’insertion et de la prévention spécialisée dans les réseaux de l’Éducation nationale, de la PJJ et de l’animation des politiques de la ville.
Le progrès dans la prévention de la violence des jeunes, notamment en milieu scolaire, est régulièrement mis en échec par une sorte de " plafond de verre pédagogique " . Si les jeunes acceptent souvent d'endosser, après coup, la responsabilité des effets de leurs actes, ils se trouvent la plupart du temps dans l'impossibilité d'accéder à une prise de conscience du préjudice cause, c'est-à-dire a considérer la victime. A les écouter, les victimes n'existent pas en tant que sujets ; elles sont associées à des proies dont on peut abuser. Tout se passe alors comme si, au moment du passage à l'acte, ces adolescents se trouvaient dans un état de conscience modifiée, lie à une difficulté à juguler leurs émotions, faute de ne pas avoir appris à les vivre, les ressentir, les reconnaître, les apprivoiser et finalement ont les socialiser. Cet ouvrage propose de mettre en place une véritable éducation à l'émotion dans les établissements scolaires pour en finir avec cette violence, situation insupportable pour les victimes et obstacle insurmontable dans tout processus de format ion personnelle.
Apprendre à vivre, à ressentir, à identifier ses propres émotions,les reconnaître, les verbaliser, discerner celles de ses camaradespour mieux les comprendre, c’est offrir aux élèves la possibilité des’ouvrir aux autres et de résister à la tentation du harcèlement etde la violence.Voilà plus de vingt ans qu’Omar Zanna travaille à développerune éducation par le corps à l’empathie (EPCAE). D’abordexpérimentée avec des mineurs délinquants, puis avec des écolierset des collégiens, plutôt que de leur apprendre simplement à serespecter malgré leurs différences, cette disposition à changerde perspective, à ressentir ce que l’autre ressent et adopterson point de vue en se glissant dans sa peau pour épouser sesperceptions conduit les élèves à partager leurs émotions et doncleurs ressemblances. L’ouvrage propose ainsi toute une série decas pratiques pédagogiques qui illustrent concrètement la manièred’articuler en classe le travail sur les émotions, l’empathie et lessavoirs fondamentaux.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.