Au fil des siècles, la Méditerranée a bercé de grandes civilisations, favorisant une homogénéité culturelle symbolisée par l'unité du Mare nostrum. A la fois pont et ligne de démarcation, la Méditerranée s'impose comme une évidence lisible dans le paysage qui tout ensemble connecte et sépare les vingt et un états souverains qui la bordent, plongeant loin dans leur hinterland, comme ne cessent de le rappeler les vagues migratoires qui réactivent aujourd'hui tragiquement la fonction de frontière qu'assume cet espace. La Méditerranée a pourtant longtemps été un creuset commun : importante plaque tournante, elle a été le lieu d'échanges précoces à l'origine de liens et de métissages tandis que l'essaimage à partir des foyers phéniciens, grecs, carthaginois, romains, byzantins, arabes, ottomans... a créé les voies de développements croisés. L'exemple méditerranéen montre ainsi qu'il n'y a pas de déterminisme de la discontinuité physique et que la géographie de la fracture, accentuée par l'histoire récente (colonisation, décolonisation, immigration...), ne remonte pas très haut. Si les lignes de partage sont nombreuses (linguistiques, culturelles, religieuses, politiques...), qu'elles concernent la place de la femme dans la société ou la lecture du passé colonial, les points de rencontre sont également multiples, particulièrement dans le domaine de la création artistique. Dès lors, si la Méditerranée est une frontière, crée-t-elle pour autant de la discontinuité ? Est-ce un espace qui sépare ou une zone de transition progressive et complexe ...
Nombre de pages
120
Date de parution
04/03/2026
Poids
200g
Largeur
145mm
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EAN
9791257391010
Auteur
Youssef Ferdjani ; Lévêque Laure
Editeur
EFFIGI
Largeur
145
Date de parution
20260304
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
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La pièce du dramaturge anglais John Webster La Duchesse de Malfi égale les plus grandes tragédies de son illustre contemporain William Shakespeare et Madame Bovary de Gustave Flaubert est un des plus grands romans du XIXe siècle. Pour la première fois, ces deux uvres, à travers leur héroïne, font l'objet d'une comparaison. Leur succès repose essentiellement sur les deux héroïnes et leur destin tragique, placé sous le double signe de l'amour et de la mort. Les deux femmes veulent vivre et aimer intensément mais se heurtent aux conventions de la société patriarcale qui les empêchent d'être totalement libres. Et c'est avec pour seules armes leur jeunesse, leur beauté et leur soif d'amour qu'elles décident d'emprunter un chemin qui les conduira jusqu'à la mort. Cette étude a pour ambition de montrer que malgré les différences d'époque, de contexte politique et de classe sociale, ces deux héroïnes en avance sur leur temps incarnent la même idée de l'émancipation féminine.
Cet ouvrage se propose de mettre en perspective nos connaissances sur un pays dont la culture est omniprésente dans le monde.À partir des événements qui ont marqué son histoire, l'expansion territoriale, l'immigration, la mise en place d'institutions politiques modernes et la création de la société de consommation telle que nous la connaissons, il est possible de mieux comprendre ce qui fait la spécificité des États-Unis.Le détour par le passé nous permet également de montrer que les valeurs des premiers Américains, culte de la réussite, individualisme et méfiance vis-à-vis de toute forme d'autorité, ont traversé les siècles et sont les mêmes aujourd'hui.
Nabil Youssef ; Obrist Hans Ulrich ; Abramovic Mar
Biographie de l'auteur Youssef Nabil was born in Cairo in 1972 and has lived and worked in Paris and New York since 2002. Hans Ulrich Obrist is a Swiss art critic and curator. Today, he is the Director of the Serpentine Gallery in London. Marina Abramovic is a famous performance artist who began her career in the 1970s. Her work was the subject of a major retrospective at the MoMA in New York in 2010.
Youssef Courbage, ancien expert à l'ONU, est chercheur à I'INED. Philippe Fargues, lui aussi chercheur à I'INED, enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'EHESS.
En cette année 2017, le temps des révolutions revenait dans les têtes. Anniversaire de la révolution libérale de Russie et bien sûr de cette première, inattendue et triomphante révolution bolchévique d'octobre. Révolution(s) entre commotions et commémorations est le fruit des échanges des 5e Rencontres d'histoire critique, tenues en 2017, comme depuis huit ans, à Gennevilliers, à l'initiative des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique et de l'Université populaire des Hauts-de-Seine. Le livre croise les approches d'historiennes, de sociologues, de géographes, de spécialistes de littérature autour de ces temps du social inhérents à notre modernité, celle de la pensée du contrat social et des droits inaliénables des hommes, libres et égaux, qui savent désormais que nul ordre social n'est légitime au-delà de leur consentement. Révolutions toujours inachevées, emportant plus ou moins de transformations réelles, plus ou moins durables, le livre embrasse la diversité de ces événements de la France, matrice féconde, à la Russie devenant URSS, à l'Ukraine, l'Irlande, l'Italie, la Chine et aux Etats-Unis, si profondément hantés par les échos des révolutions. Ce volume fait suite à ceux des précédentes Rencontres d'histoire critique, Guerre et paix et Nation(s), Mondialisation(s) : toute une histoire.
Après le séisme du 10 janvier 2010 en Haïti, au milieu des ruines et des abris de fortune, une abondante littérature a été produite. Ecrits immédiats, ces témoignages, poèmes, romans, essais, manifestes ont relayé, complété ou contredit les images et les discours diffusés par les médias. Née dans l'urgence, cette littérature a eu pour première ambition de faire savoir au monde ce qui s'était produit et comment les Haïtiens avaient vécu la catastrophe. Cette littérature a été aussi acte de survie et de résistance, témoignant de femmes et d'hommes debout. Ce n'était pas le premier cataclysme frappant un point de la terre : d'autres l'avaient précédé dont l'écriture s'était emparée. Et depuis sont survenus d'autres tornades, d'autres inondations, d'autres tremblements de terre, d'autres tsunamis. En ce début de siècle frappé par la crise environnementale, la " bibliothèque " de la catastrophe naturelle ne cesse de s'épaissir. Dans cette vaste production, les oeuvres francophones occupent une place de choix car leurs créateurs viennent des points du globe souvent frappés. C'est pourquoi, de la Caraïbe au Maghreb, en passant par l'Afrique sub-saharienne, l'Asie et l'Océanie, les auteur(e)s de cet ouvrage proposent l'analyse d'une trentaine de récits contant îles blessées et terres meurtries. Tous et toutes persuadé(e)s que la création littéraire peut relayer la colère de la nature et exprimer le désarroi des humains, en écho avec les avancées scientifiques et les projections des mythes pour rendre compte d'un monde en perpétuel bouleversement.