Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) a inventé la description moderne des oeuvres d'art. C'est à partir de lui que le spectateur, libérant sa subjectivité, ses passions, ses désirs prend la première place dans le processus esthétique. Winckelmann met en crise la fiction d'une lecture impassible de l'art. Il scrute l'objet, fouille ses détails, en dit les charmes, reconstitue le Torse mutilé - cependant qu'en retour la sculpture bouscule ses certitudes de connaisseur et d'historien. Winckelmann observe sur sa personne les effets de cette empathie : "[... ] ma poitrine a semblé se dilater et se gonfler. Transporté par une émotion puissante qui me hissait au-dessus de moi-même, j'adoptai, pour regarder avec dignité l'Apollon, un port sublime" . De telles extases ne vont pas sans combats intérieurs. L'auteur ne cesse d'osciller de la norme à sa transgression, de la raison au vertige, de la sublimation à l'effusion. Son impressionnant savoir historique, anatomique, technique est traversé de bouffées désirantes qui s'apparentent à des poèmes, des chants d'amour. Pour mettre en évidence ces écarts, ces tensions, ces oscillations, Elisabeth Décultot a pris le parti de présenter, traduire, juxtaposer et comparer les diverses descriptions que "le père de l'histoire de l'art" a consacrées à chacune des trois plus célèbres sculptures antiques : le Laocoon, le Torse et l'Apollon du Belvédère. Spécialiste de la période, Elisabeth Décultot nous offre une réinterprétation radicale de Winckelmann et de son influence sur les modernes, depuis Diderot à nos jours.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
208
Date de parution
17/11/2023
Poids
390g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782865891528
Titre
De la description
Auteur
Winckelmann Johann Joachim ; Décultot Elisabeth
Editeur
MACULA
Largeur
160
Poids
390
Date de parution
20231117
Nombre de pages
208,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Winckelmann Johann-Joachim ; Tassel Dominique ; Ga
Avant Winckelmann (1717-1768), étudier l'art signifiait soit écrire la biographie d'un artiste, soit s'intéresser au sujet des ?uvres dans une perspective historique ou littéraire. À partir de Winckelmann, et en particulier de l'Histoire de l'art dans l'Antiquité, parler d'art veut dire partir des ?uvres dans leurmatérialité et définir des styles, selon une séquence chronologique intimement liée à l'histoire des civilisations. La leçon ne vaudra pas que pour l'art antique, mais pour toutes les périodes. Ce livre, publié pour la première fois à Dresde en 1764, opéra une révolution dont nous sommes encore aujourd'hui les héritiers. Par la façon qu'il eut de pénétrer l'esprit des Anciens, notamment des Grecs, il bouleversa la conception des arts en général, poésie et littérature comprises. Goethe fut un des premiers à en prendre conscience et à reconnaître sa dette à l'égard des théories de Winckelmann. Le néo-classicisme de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe est issu, pour une bonne part, des idées de Winckelmann sur l'art antique. Ce texte fondateur de l'histoire de l'art est donné ici dans une traduction nouvelle. Le volume est illustré avec la plupart des ?uvres que Winckelmann commente en détail.
Winckelmann Johann Joachim ; Tassel Dominique ; Ga
Résumé : Rompant avec les ouvrages d'érudition qui se multipliaient à son époque, Johann Joachim Winckelmann (1717-1768) a adopté dans son Histoire de l'art dans l'Antiquité une démarche entièrement nouvelle qui n'a cessé depuis sa parution, en 1764, de susciter admirations et controverses. En effet, dans cet "essai de système doctrinal" dont l'objectif est de définir "l'essence de l'art" , l'auteur fait appel à son immense savoir et embrasse dans son étude les oeuvres égyptiennes, phéniciennes, grecques, romaines, étrusques, analysant le style de chacune d'entre elles dans son contexte historique et culturel, établissant des comparaisons et des hiérarchies. Si, dans cette vaste synthèse, Winckelmann s'attarde plus longuement sur le peuple grec, c'est qu'il le considère comme ayant atteint la perfection artistique : "une noble simplicité et une grandeur tranquille, tant dans l'attitude que dans l'expression, voilà en définitive le trait général qui distingue par excellence les chefs-d'oeuvre grecs". Farouchement hostile au baroque de son époque, l'auteur érige dès lors un idéal du Beau et invite les artistes de son temps à tendre vers cette perfection : un appel auxquels beaucoup seront sensibles, comme en témoigne la naissance du courant néoclassique. Subjectifs, arbitraires, les jugements de Winckelmann ont certes été critiqués, mais il reste que l'ouvrage, par son ambition, marque avec éclat la naissance d'une nouvelle discipline : l'histoire de l'art.
Une noble simplicité et une grandeur tranquille, tant dans l'attitude que dans l'expression, voilà en définitive le trait général qui distingue par excellence les chefs-d'?uvre grecs. De même qu'en son fond la mer demeure toujours calme, si furieuse qu'en soit la surface, de même l'expression des effigies grecques, quelle que soit la passion qui les agite, fait paraître une âme grande et toujours égale.
Plus de soixante-dix ans après sa mort, les propos de Cézanne restaient dispersés dans des publications inaccessibles : journaux d'époque, mémoires, plaquettes épuisées.Propos tenus devant des visiteurs français ou étrangers, peintres, poètes, critiques. Il y est question de Poussin et d'Holbein, de Véronèse et de Chardin, de Monet, Renoir, Pissarro et Gauguin. Mais surtout nous saisissons sur le vif les opinions de Cézanne sur sa propre peinture : éclats d'une langue inimitable, nourrie de concision latine, et comme épousant, dans sa brièveté, le mouvement de la touche.Ces textes sont rassemblés pour la première fois dans ce volume. Ils sont présentés et annotés par Michael Doran, bibliothécaire du Courtauld Institute of Art de Londres, et spécialiste de la littérature cézannienne.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.