Enfin réédité, voici un ouvrage capital pour comprendre notre temps. L'avant-guerre civile a fait sensation lors de sa sortie en 1998. Avec des années d'avance, il décrivait les conséquences de l?effondrement de l?URSS. Une fois le grand Ennemi disparu, qu'allait faire le système de pouvoir occidental pour se légitimer ? Se reconstruire un ennemi, au besoin dans sa propre basse-cour. L'après-guerre froide aurait pu être la paix. Ce fut l'avant-guerre civile. Philosophe politique, mais aussi grand érudit, critique littéraire et connaisseur de la pensée antique, Eric Werner invite toute l?expérience et la sagesse de l?Occident à se pencher sur le berceau de l?ère nouvelle que nous vivons. Il montre les continuités, ouvertes et secrètes, du Pouvoir. Il dégage aussi les situations inédites et potentiellement incontrôlables. Il consolide enfin les passerelles que nul n?osait trop évoquer entre l?ordre et son contraire, le chaos violent. Ce qui n?était que frôlements et connexions fortuites apparaît désormais comme l?architecture même du contrôle politique et social de la masse globalisée. Plus de quinze ans après sa première édition, ce livre trouve des illustrations confondantes dans l?actualité géopolitique et sociale de notre temps. Ecrit dans un style éblouissant, L?Avant-guerre civile est une véritable école de pensée et d?intelligence pour les temps de troubles.
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Nombre de pages
215
Date de parution
12/03/2015
Poids
265g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9782888921929
Titre
L'avant-guerre civile
Auteur
Werner Eric ; Despot Slobodan
Editeur
XENIA
Largeur
147
Poids
265
Date de parution
20150312
Nombre de pages
215,00 €
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Résumé : La Maison de servitude désigne l'Egypte pharaonique de l'Ancien Testament. Les hommes ont pour vocation de sortir de la Maison de servitude pour accéder à l'existence libre et responsable. Mais la libération est rude, angoissante. Beaucoup n'aiment pas la liberté, nourrissant même à son endroit une véritable haine. Ils en ont peur, elle est à leurs yeux un fardeau trop lourd à porter. Ils n'ont donc qu'une idée en tête regagner la Maison de servitude. C'est ici qu'intervient le Grand Inquisiteur. Aux déçus de l'émancipation, il fait miroiter tous les avantages de l'esclavage, en particulier la certitude d'être pris en charge pour tout et de n'avoir plus à décider de rien. Du pain et des jeux également. Bref, il leur propose de les reconduire à la Maison de servitude. Cet accompagnement rejoint ce qu'on appelle le totalitarisme. C'est une tentation permanente à notre époque, on le voit aujourd'hui par exemple avec l'islam. La modernité, selon Eric Werner, consiste en une lutte à mort entre la liberté chrétienne, d'une part, et l'autorité rassurante du Grand Inquisiteur de l'autre. Cet essai surprenant prend le contre-pied d'une idée aujourd'hui très répandue, selon laquelle la modernité serait la mort du christianisme. Et si ce n'était pas le contraire, justement ? Si l'effondrement du cadre de vie traditionnel, loin de devoir s'interpréter comme " sortie du christianisme ", n'en marquait pas, à l'inverse, l'accomplissement même ? Si les germes jetés en terre à l'époque des Evangiles n'avaient réellement commencé à porter leurs fruits qu'avec l'avènement, à notre époque, du sujet personnel et de son accession à la parole ? Après ses essais de philosophie politique, Eric Werner livre ici un ouvrage inclassable, vertigineux, qui sonde les racines historiques de la liberté. Entre littérature et psychologie, s'appuyant tour à tour sur Tocqueville, Nietzsche, Dostoïevski, Spengler, Erich Auerbach, d'autres encore, il propose au lecteur moderne un cheminement déroutant, mais exaltant et honnête, vers l'unique promesse du christianisme, celle du salut personnel lié à la présence en nous de la parole vivante.
Résumé : Les auteurs réunis dans ce livre sont très différents les uns des autres, mais ils sont reliés par une préoccupation commune : questionner l'homme dans ses rapports à la liberté. Certains sont nos quasi contemporains, d'autres ont vécu à des époques plus anciennes. Ils campent aux confins de divers domaines, la philosophie, la littérature, les sciences humaines. Ils sont à vrai dire inclassables, et c'est ce qui fait leur intérêt. Ils appartiennent à une même famille, celle des " voyants " : ceux qui voient alors que les autres ne voient pas, ou alors très indistinctement, au travers de toutes sortes de voiles. " Voyants ", ou encore témoins. Veilleurs, pourrait-on dire aussi, en référence au prophète Esaïe. Sans eux, l'Occident n'aurait peut-être pas développé cette conception de l'homme qui fait son originalité, sa force et sa noblesse, conception inséparable de l'idée de liberté. Lecteur-interprète passionné, Eric Werner explique ici de manière concise et accessible la contribution de chacune de ces figures à notre vision du monde et de l'être humain.
Un pasteur genevois sur les pas de Rousseau. « Ces lettres ont pour arrière-plan la Nouvelle Héloïse. On se représente mal aujourd?hui l?immense ferveur avec laquelle le roman de Rousseau a été accueilli lors de sa parution, fin 1760? Elle a permis aux lecteurs et surtout lectrices, au travers même des émotions qu?elle leur faisait éprouver, de mieux se comprendre eux-mêmes en tant, justement, qu?êtres non seulement de raison mais de sentiment. Vaucher participe largement de cet état d?esprit...» Découvrant la correspondance inédite d?un de ses ancêtres, le pasteur et botaniste Jean-Pierre Vaucher, Eric Werner repart sur les traces de Rousseau en compagnie d?un de ses presque contemporains. Il nous invite ainsi à reparcourir la géographie inspirée du grand écrivain. Les hauts lieux de la Nouvelle Héloïse, mais également des Confessions, sont saisis et décrits en l?état où Rousseau lui-même les avait connus. « Que ces lieux sont beaux, et comme ils parlent aucoeur...»: ce livre nous propose une exploration poétique des sites privilégiés de l?imaginairerousseauiste par un lecteur pieux et passionné, présenté par son descendant. La réactualisation dutexte par Eric Werner confère à ce témoignage une dimension nouvelle et prenante.
Résumé : "Je compris que la liberté, la vraie, n'existait pas dans le monde matériel qui impose toujours des contraintes à l'homme. Aucun espace qui ne soit illimité, aucune vitesse qui ne soit absolue, aucune jouissance éternelle, aucune fortune suffisante, aucun pouvoir absolu. S'ajouta à cela la prise de conscience de la fragilité de l'existence et de l'omniprésence de la mort." C'est à partir de ce constat, et du poème "Der Panther" de Rainer Maria Rilke, qu'Oskar Freysinger réfléchit sur le concept de "frontière". Se montrant autant critique qu'introspectif, il en exploite les multiples facettes dans une langue à la fois épurée et imagée. A la suite d'une réflexion poétique et philosophique sur les liens qui unissent frontière(s) et liberté(s), l'auteur porte un regard neuf et lucide sur la réalité des bornes humaines, qu'elles soient géographiques, politiques ou sociales, qu'elles soient imposées ou subies, avant de se pencher sur les frontières suisses, garantes d'une démocratie unique au monde.