Extrait L'adresse Faire mémoire pour l'avenir 2 Timothée 1,1-2 Je fais mémoire de ma grand-mère : c'est mon espérance. Heureux hasard ou providence de Dieu ? Je ne sais. Ma grand-mère se trouvait en ce temps-là à Ephèse. C'est là qu'elle fit la rencontre de Paul de Tarse. Je ne sais dans quelles circonstances. Nous aurions dû lui demander, mais nous n'y avons pas pensé. Je le regrette maintenant, parce que ce sont mes petits-enfants qui, aujourd'hui, me posent la question. Je ne peux leur répondre. Ma grand-mère est décédée, reconnaissante et remplie de jours. Elle m'a légué son espérance, indéracinable. Puis ma mère, à son tour, est décédée, reconnaissante et remplie de jours, et je me retrouve, devant mes petits-enfants, incertain pour toujours des circonstances. Grand-mère connaissait-elle déjà mon grand-père ? L'accompagnait-il ? J'aurais dû l'interroger. Je pourrais aujourd'hui mener mes petits-enfants à Éphèse et, sans doute, leur montrer la maison dans laquelle, pendant trois ans, un groupe croissant d'hommes, de femmes et déjeunes gens se rassemblaient pour discuter avec l'apôtre. Mes petits-enfants m'écouteraient, attendris et curieux. Ils feraient d'abord semblant d'être attentifs, puis se laisseraient prendre au jeu, sachant aussi bien que moi, peut-être sans le formuler clairement, que l'essentiel ne se laisse pas enfermer dans le passé des souvenirs, mais qu'il éclôt, parfois, vivant et plein de force, au détour inattendu de quelque anecdote, dans le présent du récit. Transmettre encore la Promesse Nous voici donc aujourd'hui, ceux de ma génération, dépositaires de la Promesse. Je fais mémoire. C'est mon espérance, que j'aimerais tant léguer à mes petits-enfants. Une connivence nous lie. Une grande confiance aussi. Or voici, je ne sais comment le dire : nous ne sommes pas maîtres de l'espérance. Elle me fait vivre, comme elle a fait vivre ma grand-mère et ma mère ; mon grand-père aussi, sans doute, mais, fait significatif, nous en avons rarement parlé, bien qu'il ait fait partie longtemps des anciens de notre église. C'est que l'espérance est un secret. Vous pouvez vous efforcer à transmettre la Promesse, c'est notre responsabilité de parents et d'éducateurs, mais nul ne peut prévoir où elle prend racine, ni pourquoi. Tu plantes, tu arroses, et rien ne pousse, puis elle fleurit de l'autre côté du chemin, tu ne sauras jamais comment. J'aimerais léguer mon espérance à mes enfants. Tout simplement parce qu'elle m'a fait vivre, même lorsque nous avons traversé des années difficiles, et qu'elle m'a donné les ressources nécessaires pour me réjouir de tout ce qui nous a été donné. Peut-être n'est-ce pas moi qui saurai ou pourrai la leur transmettre. Il n'est pas toujours facile de parler de ce qu'on a de plus précieux aux êtres qui nous sont les plus proches. Mais j'aimerais qu'elle leur soit transmise, qu'ils rencontrent des gens dont ils la recevront, lorsque le temps sera venu. (...)
Nombre de pages
144
Date de parution
05/09/2012
Poids
100g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782354791667
Titre
TRANSMETTRE LA FOI : LA SECONDE LETTRE A TIMOTHEE
Auteur
Vouga François ; Hofer Henri ; Hunsinger Pierre
Editeur
OLIVETAN
Largeur
140
Poids
100
Date de parution
20120905
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'épître de Paul aux Romains... Une épître capitale, qui a marqué l'histoire du christianisme ; pensez à saint Augustin, à Luther. Mais épître difficile s'il en est. Or voici qu'une découverte sensationnelle, au fond d'une bibliothèque romaine, vient de projeter sur elle un éclairage inattendu. Il s'agit d'une collection de 20 lettres adressées par le chrétien Philologue (Rm 16,15) à son ami juif Nathanaël au moment où l'épître de Paul parvient à Rome. Ces lettres suivent pas à pas la démarche de l'apôtre, et mettent en relief ses divers aspects de manière exemplaire. On découvre ainsi que Dieu est au-delà de nos images, au-delà même de nos efforts démesurés pour le rejoindre. Car Dieu, le vrai Dieu, est celui qui, avant que nous le cherchions, nous a déjà trouvés, en Jésus-Christ. Et nous a rendus libres de vivre. Et dès lors ne nous demande rien d'autre que de croire en Lui. Ajouterons-nous que ces lettres de Philologue sont... une fiction littéraire ? Dont l'inestimable mérite, par rapport aux commentaires classiques, est de nous rendre l'épître de Paul plus transparente, plus vivante que jamais. Un livre captivant, qu'on aimera lire jusqu'au bout.
François Vouga, né en 1948, est professeur de Nouveau Testament à la Kirchliche Hochschule Bethel à Bielefeld en Allemagne. Il est l'auteur chez Labor et Fides de Jésus et la loi selon la tradition synoptique, 1988, d'un commentaire de L'Épître de Saint Jacques, 1984, et de Résonances théologiques de la musique, 1983.
Pour la première fois depuis le XIXe siècle, une théologie en langue française offre une présentation systématique du message central du Nouveau Testament. L'intention de l'auteur est de rendre compte des affirmations essentielles du Nouveau Testament. Il s'efforce à cet égard d'interpréter les grands thèmes bibliques, d'en montrer la signification pour la compréhension de l'existence humaine et d'en souligner l'actualité. Qu'est-ce que cela veut dire lorsque Jésus et les évangiles annoncent la bonne nouvelle du Royaume, la venue du salut ou lorsque Paul proclame la justification gratuite de toute personne qui vit dans la confiance ? Cette présentation thématique n'est pas une tentative d'harmoniser la diversité théologique des divers écrits néo-testamentaires. Au contraire, l'auteur part du constat de la diversité et du conflit des interprétations dont la vie, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth sont l'objet. À partir de là, il montre que la pluralité théologique qui caractérise le christianisme primitif n'a rien d'accidentel, mais qu'elle résulte de l'essence même de l'Évangile et de la foi chrétienne. Les écrits du Nouveau Testament ont en effet en commun de transmettre une vision de l'être humain qui, affirmant la reconnaissance inconditionnelle de la personne indépendamment de ses qualités, fonde un universalisme pluraliste faisant de la diversité un élément constitutif et nécessaire de l'unité.
Au commencement de l'Eglise... Vivre les Actes des Apôtres avec des enfants ! Un choix de textes bibliques et d'animations (jeux de mise en situation, jeux d'observation, narrations) qui permettent aux enfants de 7 à 12 ans de découvrir la mission de l'Eglise conduite par l'Esprit, la communauté chrétienne dans son témoignage par la Parole et la solidarité, son enracinement dans le judaïsme et son ouverture aux autres. Le même matériel peut également être utilisé, selon une démarche simplifiée, avec des 5-7 ans".
Matériel basé sur le texte de Luc et des Actes. 9 séquences : la tentation, le dernier repas, la prière au mont des Oliviers, le reniement de Pierre, Simon de Cyrène porte la croix, Jésus crucifié, le tombeau vide, l'Ascension, Pentecôte. Avec 4 cultes "clés en mains" et 10 narrations bibliques. Le matériel enfant comprend : 1 livre + 10 posters + 1livret liturgique.