Ecrire des poèmes dont la belle sobriété agrandit la profondeur et la densité de la vie, faire que chaque ligne atteigne un état de simplicité tel que le poème devient une formidable caisse de résonances intérieures tout en restant ouvert sur l'immense dehors alentour. Pouvoir mettre ces poèmes entre les mains de n'importe qui, enfants laboureurs, grands lecteurs, curieux tout neufs, tenir compte de la pesanteur en faisant surgir la lumière, s'effacer derrière les mots tout en les incarnant avec humilité. C'est ce que j'avais déjà aimé et admiré dans le premier livre d'Olivier Vossot, au titre si juste de réalité dilatée, Personne ne s'éloigne. Toutes ces qualités ne sont-elles pas celles que nous frôlons parfois, celles dont nous sommes en quête après un temps infini de tâtonnements ? Olivier Vossot parvient dès ses premiers poèmes à nommer cet " en deçà " des choses qui nous est donné tous les jours mais que nous savons rarement percevoir. La part visible sous nos pieds, devant nos yeux, dedans nos mains, peupliers, ruisseaux, nuages, la part visible est honorée, autant que la part invisible, cette épaisseur dans l'air entre les êtres, remuements du vivant, poids du soir. Bien sûr, je pense à l'ami Antoine Emaz, je tressaille avec le pronom " on ", avec quelques verbes – présents, infinitifs, participes passés, conditionnels – quelques verbes qui savent comme la vie heurte et ruisselle en même temps, comme elle est calme mais pas tranquille, et consciente d'être aussi éphémère qu'éternelle. Je pense à Antoine Emaz mais j'entends la voix d'Olivier Vossot, singulière, ténue, puissante. Ce deuxième livre prolonge le premier, il est de nouveau adressé au grand-père, et on retrouve le même subtil équilibre tendu entre la gravité des choses qui arrivent et l'immense douceur du regard porté sur elles. Olivier Vossot disparaît au milieu de ce qu'il regarde, yeux ouverts ou fermés, et c'est cette vie absorbée qui devient poème. Dans " l'écart qui existe entre durer et tenir ". Albane Gellé
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Nombre de pages
90
Date de parution
23/11/2020
Poids
400g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782390550020
Titre
L'écart qui existe
Auteur
Vossot Olivier
Editeur
DESSERT DE LUNE
Largeur
140
Poids
400
Date de parution
20201123
Nombre de pages
90,00 €
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C'est un lieu pour se faire oublier, un lieu refuge pour protéger le père, c'est un lieu cave où le fils s'est tapi, un lieu où s'ancrent les mémoires, celle du père et avant lui son père, celle du fils aussi. Poème à la Sautou qui dit tout en ne disant qu'un peu. Ce qui n'a pas eu lieu n'a pas eu lieu, et ce qui fut, le corps non plus ne l'a pas oublié. C'est un lieu soupirail par où perce le jour. Poésie essentielle.
La parentalité positive : tout le monde en parle, mais ça donne quoi au quotidien ? Est-il possible d'appliquer ces préceptes dans une vie normale de parent raisonnablement occupé et pas plus patient que son voisin, sans aboutir à des enfants ingérables et des parents au bord de la crise de nerfs (voire en plein milieu) ? D'ailleurs, pourquoi faire autant d'efforts ? Parfois, quelques images valent mieux qu'un long discours. Plutôt qu'un énième bouquin sur la théorie, voici du pratique et du vécu : 200 arrêts sur image, 200 moments de parentalité positive racontés sur le vif. Au menu : des tranches de vie concrètes ; une pincée d'analyse du vécu enrichie par des références à des auteurs reconnus en parentalité positive ; des essais réussis et inspirants, mais aussi des vrais morceaux de ratages ; des ustensiles bien rangés dans une boite à outils pour adapter à notre famille ce qui nous parle ; avec de l'humour et de la déculpabilisation, parce que la parentalité positive, ce n'est bon qu'avec ces deux ingrédients !
La parentalité positive, tout le monde en parle, mais ça donne quoi au quotidien ? Est-il possible d'appliquer ses préceptes quand on est un parent très occupé et pas forcément patient ? Vous faites de votre mieux, mais vos enfants sont ingérables et vous êtes au bord de la crise de nerf ? Pas de panique ! Ces 200 situations viennent à votre secours. Au menu : des tranches de vie concrètes, des analyses du vécu, des éclairages de spécialistes, des essais réussis et inspirants, mais aussi de vrais ratages. Ce livre est une véritable boîte à outils qui vous rassurera, vous inspirera, et vous aidera à gérer les moments les plus compliqués avec votre enfant. Avec de l'humour et de la déculpabilisation... parce que la parentalité positive ne peut exister sans !
Poète ? Oui et définitivement oui. Poète, elle l'est, Anita Conti. Poète, bien avant que d'être océanographe et bien après l'avoir été. Poète par son regard, son appréhension du monde, sa modestie face à la science et son ironie face aux hommes qui prétendent tout maîtriser en faisant souvent le choix du pire. Et pourtant, elle n'a cessé de nous alerter sur la petitesse de nos connaissances scientifiques qu'elle considérait comme encore balbutiantes et a bien souvent préféré rire de la bêtise humaine, de la prétention masculine à se penser immortel alors que tous les signes de la nature lui indiquaient le contraire. Sa parole était sans doute en avance sur son temps. Aujourd'hui, elle est d'une terrible actualité. Il est donc urgent de la lire. De la faire entendre. De l'apprécier dans sa force et dans sa lucidité. D'autant qu'elle est à la fois la parole d'une poète et d'une scientifique : la parole d'une femme.
Imposture. Dès le titre on est jeté sans ménagement dansl'univers "lyrico-décadent" de Jean-Christophe Belleveaux. Trèsvite, il en fixe le décor : "Cendrier : cormoran qui dégueule son trop plein depoisson. Mauvais whisky. "... On s'attend à retrouver un Bukowski échoué dans unvieux divan fatigué, revenu de tout, même de lui-même. Mais peu à peutransparait au fil des mots une rage, une soif inextinguible de liberté qui neveut ou ne peut se taire. En clamant l'imposture, l'auteur nousinvite à tracer, comme le fou de l'échiquier, des diagonales. Il nous invite àflirter avec la normalité "sur le bord ébréché du monde" et à repousser lesbarbelés qui marquent les frontières du dicible. Un défi qui mérite grandementd'être relevé. L'imposture est son quatrième livre publié auxCarnets du Dessert de Lune.
Daniel Simon fait partie de ces auteurs profondément attachants et son dernier livre vient encore le confirmer. Au-delà de la tendresse même de sa langue, il y mène une réflexion profonde et lucide sur le peu qu'il nous reste une fois le chemin parcouru. Nostalgique, oui, mais pas seulement. Même si "le temps s'est pris les pieds dans le tapis de l'impuissance" , ce qui nous touche ici, au lieu de nous faire miroiter un passé qui aurait été meilleur, c'est le besoin de refaire union avec ce qui vit encore, s'éloigner doucement des lumières avec le souci permanent de "ne pas esquiver ce qui meurt, ne plus séparer le monde qui s'en va" . "C'est ici" est un livre ouvert qui ne se referme pas sur lui-même et qui ne veut surtout rien empêcher de ce qui viendra. Un livre bienveillant. Emouvant. Et un bel hommage rendu à la vie, avec délicatesse et modestie.