
Revenir/devenir. Gulliver ou l'autre voyage
Classique inclassable, le récit célèbre de Jonathan Swift, Les Voyages de Gulliver (1726), parcourt les genres littéraires (récit de voyage, satire, conte philosophique) sans s'en laisser assigner aucun de manière homogène et stable. Depuis longtemps abondamment commenté, étudié et interprété, le texte a donné lieu à une immense bibliothèque critique. Jean Viviès se propose ici de verser au volumineux dossier des interprétations de Gulliver une lecture, certes documentée à la lumière de la recherche anglo-américaine et française, passée et contemporaine, mais aussi une lecture délibérément orientée. Il prend pour angle de réflexion la question bien moins souvent abordée des retours du voyageur, de son retour comme problème. Le texte-matrice des récits de voyage de la littérature occidentale, l'Odyssée d'Homère, est au fond l'histoire d'un retour : un retour à l'île d'où l'on est parti, un retour à l'origine, un retour à soi. Ce retour ouvre la réflexion sur l'identité et permet le geste narratif. Chez Swift, les retours des différents voyages, au nombre de quatre et qui scandent ainsi le texte en autant de parties, sont ces lieux du récit, en Angleterre d'où Gulliver, marin et médecin, est parti, et où se mesure à chaque fois l'écart entre Gulliver et lui-même. Ce voyage de retour se révèle bien plus hasardeux que les tempêtes de n'importe quel récit de voyage. L'essai se propose ainsi d'éclairer cet autre voyage, un texte qui garde toujours sa part de singularité, comme l'énigmatique géant que les Lilliputiens découvrirent un jour échoué sur leur rivage.
| Nombre de pages | 142 |
|---|---|
| Date de parution | 12/09/2016 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 151mm |
| EAN | 9782728805556 |
|---|---|
| Titre | Revenir/devenir. Gulliver ou l'autre voyage |
| Auteur | Viviès Jean |
| Editeur | ULM |
| Largeur | 151 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20160912 |
| Nombre de pages | 142,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Lignes de fuite. Littérature de voyage du monde anglophone
Viviès JeanQu'y a-t-il là-bas, de l'autre côté, où parle l'autre langue ? Cette interrogation lancinante est à la source de nombreux récits de voyage. Les différentes contributions s'attachent à relire un certain nombre de textes anglais et américains, les uns célèbres, de John Bunyan et Charles Dickens à Mark Twain et à D.H. Lawrence, d'autres emblématiques du genre (Bruce Chatwin), d'autres moins connus comme le récit du voyage en France de John Locke ou le journal de Kate Chopin. L'on suivra les pas de Salman Rushdie au Nicaragua et de Lawrence Durrell en Provence, en s'attachant aussi au réinvestissement poétique du schème de voyage chez les Romantiques (Byron, D. Wordsworth). Un essai sur le cinéma de Zemeckis complète l'ensemble, enrichi par un texte de J. M. G. Le Clézio lecteur de Joseph Conrad. Toutes ces lignes de fuites figurent autant de modalités du voyage compris comme un départ créateur.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

LE RECIT DE VOYAGE EN ANGLETERRE AU XVIIIEME SIECLE. De l'inventaire à l'invention
Viviès JeanLe XVIIIe siècle, époque-charnière de la littérature anglaise qui voit naître et s'épanouir le roman, est aussi l'âge d'or du récit de voyage. L'ouvrage examine les relations qui s'instaurent entre ces deux formes de récit à partir de l'étude de quelques auteurs majeurs (James Boswell, Samuel Johnson, Laurence Sterne et Tobias Smollett). Ces grands auteurs de la littérature anglaise ne cessent de feuilleter les pages du livre du monde tout en élaborant leur discours dans le monde des livres. Au point de rencontre entre le voir et le savoir, entre l'inventaire et l'invention, les romans et récits de voyage du XVIIIe siècle anglais dessinent un espace où tous les genres littéraires échangent et réinventent des formes dont la théorie critique contemporaine permet de saisir toute la plasticité et la modernité.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,06 € -

George Cheyne, médecin de son siècle (1672-1743). Malaise dans la civilisation anglaise
Viviès JeanCet essai propose une réflexion sur La maladie anglaise (The English Malady), ouvrage célèbre publié en 1733 du médecin écossais George Cheyne sur les maladies nerveuses et leurs effets sociaux et culturels, et qui est un jalon marquant du XVIIIe siècle britannique. C'est un livre sur Cheyne mais aussi un essai à partir de Cheyne qui en donne une lecture à la croisée de l'histoire de la médecine, de l'histoire des idées et de la littérature. Si l'essai est documenté, et éclairé par les spécialistes reconnus du domaine, il est aussi orienté par une optique de réception, par définition postérieure. Si le texte de Cheyne s'éclaire par ses sources et par son contexte professionnel, intellectuel, littéraire et biographique, sa lecture en est mise en perspective par sa féconde postérité médicale, scientifique, sociologique et philosophique. Il s'éclaire aussi depuis un autre point d'entrée, externe au monde britannique. Sont convoqués les travaux de Starobinski, les analyses philosophiques et sociologiques de Duilcheim, Bourdieu, Foucault, Canguilhem, Barthes et d'autres. "Ce que Freud a été pour Vienne à la fin du XIXe siècle, George Cheyne l'a été pour les maladies à la mode du rue siècle" (Roy Porter). Le sous-titre proposé fait écho à cette analogie, par son allusion au grand texte de Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

La comédie anglaise après Shakespeare. Une esthétique de la théâtralité (1660-1710)
March Florence ; Viviès JeanExtrait de l'introductionQu'est-ce que la théâtralité? Y a-t-il une spécificité du phénomène théâtral? Peut-on aller jusqu'à postuler l'existence d'une essence qui permettrait de dégager des universaux, une structure fondamentale de l'oeuvre théâtrale, ou bien une conception essentialiste de la théâtralité relève-t-elle de l'utopie? Faut-il au contraire favoriser une approche relativiste et pragmatique de la notion, sachant que la présence de théâtralité dans une pièce est inévitablement fonction de facteurs socioculturels variables telles l'évolution des techniques scéniques, les modes esthétiques et la réception du public?Force est de constater à l'égard de la théâtralité ce que Saint Augustin disait du concept de temps: «Qu'est-ce donc que le temps? Si personne ne me pose la question, je sais; si quelqu'un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus» (299-301). Les théoriciens s'accordent en effet à reconnaître que la notion est floue, confuse, trop générale. À titre d'exemple, A. Ubersfeld déplore que le terme de théâtralité finisse «par être un cache-misère, et ne plus désigner que... le théâtre» (1996). Or le théâtre est un genre, un art, et la théâtralité, un concept. Faut-il considérer le théâtre comme une mise en forme de la théâtralité?Le problème se complique dès lors qu'il n'y a pas systématiquement concordance entre les deux. Ainsi le théâtre n'est pas toujours théâtral et la théâtralité concerne d'autres domaines que le théâtre. Le premier constat de M. Corvin n'est guère plus optimiste que celui d'Ubersfeld: «Si l'on parvenait à cerner les conditions minimales à la fois nécessaires et suffisantes, du fonctionnement théâtral, on saurait ce qu'est la théâtralité» (2008). P. Pavis allègue, quant à lui, que «le concept a quelque chose de mythique, de trop général, voire d'idéaliste et d'ethnocentriste» et «[qu'il] n'est possible (étant donné la pléthore de ses différents emplois) que de relever certaines associations d'idées déclenchées par le terme théâtralité» (2002). Faut-il mettre en doute l'existence d'un concept si difficile à appréhender?Pour tenter de cerner le problème, on s'efforcera dans un premier temps de localiser les manifestations de la théâtralité. Y a-t-il une théâtralité du texte? La théâtralité est-elle au contraire l'apanage exclusif de la scène? Faut-il d'ailleurs cantonner le concept dans les limites du théâtre en tant que genre littéraire et art du spectacle? La théâtralité ne définit-elle pas aussi un comportement social face au réel, comme tend à le suggérer la métaphore du théâtre du monde?Il s'agira ensuite de voir dans quelle mesure on peut parler de théâtralité à propos de la comédie anglaise après Shakespeare. Comment la notion se manifeste-t-elle dans le théâtre comique de la fin du XVIIe siècle en Angleterre? Quelles formes revêt-elle? Ce repérage permettra de dégager d'éventuelles constantes et de mettre en évidence, s'il y a lieu, une évolution au fil de la période dite de la Restauration et comprise entre 1660 et 1710.De par son ancrage à la fois conceptuel et historique, la démarche participe d'une double orientation pour explorer la théâtralité de la comédie de la Restauration dans la perspective d'une réflexion générale sur la spécificité du théâtre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 €
Du même éditeur
-

Jeune printemps
Hayashi Fumiko ; Figon EstelleEntre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Désir autoritaire
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; ChapoutoDans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Images de l'Antiquité dans la littérature française. Le texte et son illustration (actes du colloque
Baumgartner Emmanuèle ; Harf-Lancner LaurenceSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,10 € -

Jardins d'hiver. Littérature et photographie
Garnier Marie-DominiqueSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER27,90 €
