La sexuation sans le genre. La jouissance avec les semblants
Vinciguerra Rose-Paule
LETTRE VOLEE
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EAN :9782873175948
Ce livre réunit des articles et des travaux adressés au départ à des psychanalystes ; il reprend l'élaboration que fait Lacan du rapport entre les sexes et l'articulation de la jouissance et des semblants autour de cette question. L'importance accordée aujourd'hui aux gender studies et les débats qui traversent les sociétés contemporaines ont amené l'auteure à confronter la recherche de Lacan aux critiques que Judith Butler lui adresse nommément - critiques que l'apport théorique de Lacan déplace de façon décisive. Doit-on dire que la psychanalyse soutient la domination ancestrale « hétéronormée » qui instaurerait un ordre « prétendument symbolique » en réitérant des modèles appartenant à des stéréotypes ? Au-delà des identités socialement revendiquées, la « non-différence des sexes dans l'inconscient », leur « bipartition à chaque instant fuyante » font objection à cette charge contre la psychanalyse lacanienne. Nous nous proposons ici d'éclairer la mise en forme d'un certain déni contemporain de l'inconscient.Rose-Paule Vinciguerra est psychanalyste, membre de l'École de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse. Elle est également psychologue et agrégée de philosophie. Auteur de nombreux travaux publiés dans les revues de l'ECF et de l'AMP, elle est co-auteur de De l'amour (Flammarion, 1999), Lacan, l'écrit, l'image (Flammarion, 2000), Qui sont vos psychanalystes ? (Le Seuil, 2002 avec Jacques-Alain Miller et 84 amis), Pertinences de la psychanalyse appliquée (2003, Le Seuil) et Femmes lacaniennes (Editions Michelle, 2014) ? ouvrages déjà traduits en plusieurs langues.
Nombre de pages
223
Date de parution
21/10/2022
Poids
350g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782873175948
Titre
La sexuation sans le genre. La jouissance avec les semblants
ISBN
287317594X
Auteur
Vinciguerra Rose-Paule
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
350
Date de parution
20221021
Nombre de pages
223,00 €
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Freud était resté en suspens sur l'énigme de la femme. Lacan fit un pas de plus. Il renouvela ainsi la question de la sexualité féminine dont l'horizon fut longtemps celui des aventures de la maternité ; il est allé jusqu'à dire - ce qui fit scandale à son époque - : "La femme n'existe pas." Il y a, en effet, concernant La femme, un impossible à dire. Et cet abord de la question féminine par Lacan a changé la psychanalyse elle-même. Peut-on dire alors que la position féminine soit affine à la position du psychanalyste ? Ceci n'induirait aucunement que la psychanalyse soit devenue "affaire de femmes". Mais l'ordre phallique qui organise notre monde n'est pas l'alpha et l'omega de la réalité humaine, il y a une jouissance féminine au-delà du phallus. Dès lors, les enjeux de la pratique analytique ont à être repensés. Freud pensait le roc de la castration ou l'envie du pénis comme des butées de fin d'analyse. Avec l'émergence d'une logique de la sexuation féminine, Lacan a apprécié autrement cette fin. L'empire de la jouissance qui déborde le cadre oedipien du symptôme n'est plus seulement reste inerte, lacune. Cet excédent de jouissance énigmatique, fuyant, sans paroles, peut devenir pour chacun, homme ou femme, point d'appui, matière à une invention qui mène la cure à une autre fin. C'est là un des enjeux de la passe, cette marque d'une analyse terminée, gué Lacan a élaborée. Un analysant peut y révéler comment il a su cerner le bord de son impasse et trouver une solution satisfaisante. Le travail qui suit a pour fil conducteur les avancées du dernier enseignement de Lacan sur la position féminine et l'au-delà de l'OEdipe, la fin de l'analyse et les tâches du psychanalyste mais aussi bien, le déclin du Père dans la civilisation et la crise de l'ordre symbolique à l'aube du XXIème siècle. Quelles conséquences ces changements ont-ils opéré sur la dissémination des modes de jouir contemporains et quels effets sur la famille notamment ? Au XXIe siècle, une psychanalyse vivante ne saurait opposer une bouche pincée à ces nouveaux enjeux. Ce sont aussi les siens.
Que lisaient les mathématiciens classiques dans une figure de géométrie, une courbe, un tableau de nombres, une combinaison de signes algébriques ? En interrogeant le rapport de ce qui se dit et de ce qui se voit dans les textes mathématiques, cet ouvrage découvre, entre l'âge classique et le XIXe siècle, une transformation de la rationalité plus profonde qu'on a coutume de le penser. Entre la géométrie de Descartes, les séries de Leibniz et Bernoulli, la théorie des fonctions chez Euler et Lagrange, et d'autre part les géométries du XIXe siècle, la logique de Boole ou l'Analyse de Cauchy, il n'y a pas seulement un progrès conceptuel, il y a en vérité un basculement du régime de la représentation, de l'ordre du langage et des choses. Les mathématiques classiques nous sont peut-être plus étrangères que nous le croyons. Mais pourquoi cette étrangeté nous est-elle encore si familière ? Pourquoi nous est-il toujours ouvert de réinventer dans le passé notre origine ? Interrogeant la vérité à l'œuvre dans les ruptures du savoir, ce livre n'est pas une histoire des mathématiques. Il est une archéologie de leur discours, en un sens proche de celui que Michel Foucault donnait à ce terme.
La célèbre affirmation de Spinoza: veritas eget nullo signo signifie que la vérité n'a besoin d'aucun signe; mais également que la vérité ne manque d'aucun signe. Or, précisément qu'est-ce qu'un signe? Quelle est sa nature? Quelle est l'origine de la signification? Traditionnellement ces questions en appellent d'autres, qui concernent la nature de l'image et de la représentation. Rarement interrogé à ce sujet, le spinozisme réserve pourtant une place importante à ces notions, qui mettent en jeu les principes mêmes de sa philosophie. Suivant la voie d'une généalogie du signe, ce livre repense entièrement la théorie de l'imagination sur le mode indiqué par Spinoza lui-même d'une cognitio ex signis, qui s'enracine dans la puissance du corps. Bien au delà des frontières humaines qui lui sont trop souvent assignées, l'imagination apparaît comme indissociable d'une herméneutique, qui embrasse une véritable "pensée du corps" comprise à l'échelle d'une sémiose générale de la nature. Du coeur de l'âge classique, par delà son siècle, émerge alors une image insolite du spinozisme, à la fois plus ancienne et plus moderne, qui le confirme dans son "anomalie", mais l'ouvre aussi vers d'autres horizons. La philosophie de Spinoza est ainsi proposée à la réflexion de tous ceux qui, depuis les stoïciens et après Peirce, aujourd'hui encore s'interrogent sur les enjeux d'une pensée du signe. Biographie de l'auteur Lorenzo Vinciguerra, ancien élève de l'ENS de Pise, a étudié la philosophie et l'art en Italie. En France, agrégé de philosophie et docteur il a enseigné la philosophie et l'esthétique dans les Universités de Grenoble puis de Reims, où il est actuellement maître de conférences. Il est membre du CERPHI (ENS/Lyon-Ish) et de l'UMR 5037 (CNRS/St-Etienne).
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.