L'identité professionnelle est un processus plus qu'un état, et celle des travailleurs sociaux est d'autant plus incertaine que l'on croise des statuts encore fragiles, une reconnaissance mal établie voire déjà des tendances à la déqualification... Au fil du présent ouvrage, nombre de spécialistes s'attachent à définir les points d'ancrage de ce qui constitue l'identité professionnelle au sein des métiers du travail social. Cette identité est au croisement de quatre éléments. D'abord les hommes et les femmes qui appartiennent à un métier du social s'inscrivent dans une filiation, dans une histoire, histoire dont ils s'emparent, qu'au besoin ils retravaillent, où ils puisent " de mémoire ", des ressources identitaires. Ensuite, les gens d'une profession donnée affirment, sinon exaltent des valeurs auxquelles ils sont attachés. Valeurs annoncées fondatrices, immanentes, habitées, sensées être portées par tous ceux qui sont de ce métier ; leur évocation, l'appel qui en est fait alimentent à plein des discours identitaires dont il est toujours intéressant d'explorer les arcanes. Intervient également l'adoubement d'une formation spécifique, alliance de savoirs enregistrés, de techniques apprises, d'emprises déjà sur des terrains professionnels grâce à des dispositifs donnant part belle à l'alternance et donc à de nombreux stages. Enfin l'identité professionnelle s'arc-boute sur une position que vient (ou que devrait venir) légitimer un statut clair, reconnu, délimitant les droits et les devoirs de ceux qui en sont seuls pourvus.
Nombre de pages
429
Date de parution
01/11/2003
Poids
570g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747543583
Titre
L'identité incertaine des travailleurs sociaux
ISBN
2747543587
Auteur
Vilbrod Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
570
Date de parution
20031101
Nombre de pages
429,00 €
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Un coin du voile se lève à peine depuis quelques années sur un phénomène que l'on nomme le présentéisme, pour qualifier le comportement de salariés qui se rendent à leur travail en étant souffrants. Les connaissances sur le sujet sont encore balbutiantes et elles n'explorent que fort peu les raisons profondes qui amènent des travailleurs à rejoindre leur poste alors que leur santé est défaillante. Cet ouvrage se penche sur les professions du champ sanitaire et social dites de première ligne pour tenter de saisir ce qui les pousse à ainsi demeurer à leur poste contrevents et marées. L'étude se tourne aussi vers les médecins du travail, dès lors qu'ils sont en relation avec ces travailleurs qui, à les entendre, « jouent avec leur santé ».
Pour quelles raisons devient-on éducateur ou éducatrice? A entendre les intéressés, leur arrivée dans le métier serait plutôt affaire de hasard et de circonstances fortuites. Ici, ils auraient pris pied sur le terrain de l'Education Spécialisée à la suite d'une discussion avec un ami de rencontre; là, ils auraient saisi au vol une opportunité sans vraiment avoir auparavant un projet arrêté. A y regarder d'un peu plus près, on découvre pourtant qu'une telle orientation doit finalement assez peu à ce hasard évoqué, à cet "ineffable" convoqué. L'auteur a interrogé plus de huit cents éducateurs et éducatrices. Au-delà de leurs récits de mémoire, ne tarde pas à se profiler alors l'influence de tout ce que les uns et les autres ont reçu de leurs familles. Certes ces dernières les ont rarement poussés à faire ce métier; tout juste en connaissaient-elles d'ailleurs l'existence. Par contre elles ont légué par imprégnation plus que par inculcation tout un ensemble de valeurs et de convictions humanistes qui justement ont un cours élevé au sein de ce secteur professionnel... Ainsi le présent ouvrage se propose-t-il d'élucider les déterminants de ce que l'on pourrait appeler "un choix sous contrainte" alors qu'en filigrane apparaît une analyse documentée des multiples arcanes de la mobilité sociale.
Alors qu'aujourd'hui encore plusieurs centaines d'assistantes sociales travaillent au sein du plus important service social d'entreprise de l'hexagone, aucun ouvrage n'avait exploré les spécificités de leur exercice professionnel. En observant les taches de ces assistantes sociales, il est possible de comprendre ce qui est au fondement de leur compétence. C'est toute la question de la technicité, de la spécificité du métier d'assistante sociale qui est abordée.
Eckert Henri ; Vilbrod Alain ; Labache Lucette ; B
Un bon nombre d'étudiants saisissent l'aubaine de dispositifs favorisant les mobilités, tel celui bien connu sous le nom d'Erasmus. Ainsi, ce numéro d'Agora consacre son dossier aux migrations et mobilités internationales. Pour ces étudiants, ces programmes permettent-ils de s'affranchir du groupe des pairs et accessoirement de la famille ? Ces étudiants sont-ils à la recherche d'eux mêmes ? C'est à diverses expériences, notamment à ces questions, qu'invitent les articles de ce dossier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...