La sueur du burnous suivi de La terreur en Afrique du Nord
Vigné d'Octon Paul
NUITS ROUGES
11,90 €
Epuisé
EAN :9782913112124
Dans ce livre, j'expose les crimes et les abus de toute sorte perpétrés journellement par notre administration, tant civile que militaire, à l'égard des indigènes de nos possessions nord-africaines et plus particulièrement de l'extrême-sud où, à cause de l'éloignement et de l'absence de tout contrôle par l'opinion publique, le plus cruel arbitraire s'épanouit librement. Exactions, refoulement, spoliations, iniquités fiscales, mauvais traitements, toute cette flore de cruautés et d'injustices dont le soleil d'Afrique semble faciliter la croissance et l'évolution, vous la trouverez décrite, ainsi que toutes les variétés de gabegie, toutes les formes de concussion et de prévarication dont se rendent coupables la plupart des fonctionnaires qui ont pris pour devise : " Que le burnous est fait pour suer. " " Ainsi le médecin Paul Vigné (1859-1943) présentait-il ce rapport implacable, publié en 1911 dans La Guerre sociale, au terme d'une enquête officielle, menée principalement en Tunisie.
Nombre de pages
310
Date de parution
16/02/2001
Poids
300g
Plus d'informations
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EAN
9782913112124
Titre
La sueur du burnous suivi de La terreur en Afrique du Nord
Auteur
Vigné d'Octon Paul
Editeur
NUITS ROUGES
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0
Poids
300
Date de parution
20010216
Nombre de pages
310,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vigné d'Octon a eu en Afrique de l'Ouest, lors d'un premier séjour en sa qualité de médecin de marine, une expérience qui l'a marqué pour la vie et qui a déterminé son effort exceptionnel pour dénoncer les abus de la colonisation. Témoin oculaire de crimes abominables commis dans le sud du Sénégal qu'il a racontés dans son Journal d'un marin, il n'a de cesse de récolter d'autres témoignages de cas de tueries, d'incendies, de toutes sortes d'horreurs infligés par les forces coloniales sur des indigènes. Dans les pages de L'Aurore et de La Revue de Revues, sur les tribunes de la Chambre, il déploie ses talents considérables d'écrivain et d'orateur pour donner voix à ceux qui n'en ont pas, pour épingler le gouvernement du jour adepte d'atermoiements, de dénégations et de la langue de bois.
La colonisation et la décolonisation restent au XXIe siècle des sujets controversés, souvent méconnus, voire tabous. Dans "la colonisation", texte publié en 1912, l'anarchiste communiste Jean Grave dénonce les rapports de domination entre "civilisateurs" et colonisés, proches selon lui des rapports de production existant alors entre bourgeoisie et ouvriers. En deuxième partie, le massacre d'Ambiky en 1897 à Madagascar, relaté par Paul Vigné d'Octon, extrait de son livre La Gloire du sabre, évoque la violence des colonisateurs à l'origine de la conquête de ces territoires.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.