Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Nombre de pages
312
Date de parution
16/11/2000
Poids
350g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782913112094
Titre
classe 1902
Auteur
Glaeser Ernst
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
120
Poids
350
Date de parution
20001116
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après quarante-cinq années d'exil, Jean-Gaspard Bäuerle retrouve sa ville natale de Siebenwasser. Nous sommes en 1927 et la République de Weimar agonise doucement sous la poussée du nazisme qui, de la prostituée à la veuve de guerre, en passant par le pasteur et le, potache fot en thème, gagne chaque jour de nouvelles recrues. Dans cette Allemagne ravagée par l'épidémie idéologique, Jean-Gaspard Bäuerle sera bientôt "le dernier civil"... Le Dernier Civil, qui évoque à la fois les chroniques balzaciennes et les romans polyphoniques de Dos Passos, constitue un témoignage unique sur la montée du nazisme.
En Allemagne, à la fin de la guerre de 1914-1918, matelots, soldats et travailleurs s'insurgèrent contre un régime qui les avait livrés pendant quatre ans à l'enfer des tranchées. Dans tout le pays, des comités de soldats et d'ouvriers se créèrent. Cette révolution chassa l'empereur - le Kaiser - et institua la république. Mais très vite, la révolution politique se transforma en tentative de révolution sociale.La Paix est le récit de ces événements, tels qu'ils se déroulent dans une petite ville allemande. Le roman s'ouvre avec la chute de l'empereur. Le narrateur, un lycéen de seize ans qui veut tout comprendre, croise divers personnages qui sont autant de reflets de cette Allemagne en révolution: le militant révolutionnaire spartakiste Adalbert König, dévoué à la cause de l'émancipation ouvrière, l'avocat Hoffman, politicien roué, partisan de la république bourgeoise que la social-démocratie met en place après l'effondrement de l'empire allemand, l'industriel Ziel enrichi par la guerre, le chef comptable Klein respectueux de l'empereur et de la hiérarchie, l'intellectuel individualiste Max Frey, aussi prompt à suivre la révolution qu'à l'abandonner à la première difficulté.Les personnages du roman d'Ernst Glaeser ne sont ni à la tête de la révolution ni au c'ur du foyer révolutionnaire. Ils en sont les protagonistes. Et l'auteur nous fait vivre au jour le jour, les joies, les haines ou les désespoirs de ceux qui furent entraînés par le mouvement révolutionnaire ou, au contraire, les sentiments des réactionnaires, des nationalistes, des possédants, des officiers supérieurs, de ceux qui étaient viscéralement hostiles à tous ceux qui se révoltaient. À travers ce roman, le lecteur français découvrira une partie largement méconnue de l'histoire du peuple allemand. La Paix fut écrit en 1929. Sa traduction connut un grand succès en France dans les années trente. Quelques années plus tard, les nazis arrivés au pouvoir livraient les romans d'Ernst Glaeser au bûcher.
C'est un fait nouveau : depuis 2011, plus de la moitié de l'humanité vit dans les villes. L'espèce humaine est devenue une espèce urbaine, pour le meilleur et pour le pire : pour chaque 5e Avenue il y a un bidonville à Mumbai. Pourtant, la ville reste un incomparable moteur d'innovation et de création, un accélérateur de civilisation, qui attire la pauvreté davantage qu'elle ne la crée. Telle est la conviction profonde d'Edward Glaeser, économiste de renommée internationale, fasciné depuis toujours par l'univers urbain et les mille questions qu'il pose : pourquoi des villes autrefois puissantes tombent-elles en ruine ? Comment se forment les ghettos ? Pourquoi certaines cités se développent-elles en hauteur et d'autres à l'horizontale ? Est-il vrai que la vie en ville rend plus malheureux ? Guidant son lecteur de New York à Bangalore, de Singapour à Vancouver, de Detroit à Rio ou de Paris à Tokyo, l'auteur mène l'enquête et fait la chasse aux idées reçues : la ville n'est pas moins écolo que la campagne, les gratte-ciel n'ont pas que des inconvénients, la préservation acharnée du Paris haussmannien est loin d'être un cadeau pour ses habitants, contraints à le déserter... Or, rien de pire qu'une ville-vitrine car la vraie cité est faite de chair, non de béton.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ceux qui connaissent la maison d'Alexandra David-Néel à Digne se souviennent en général de la gardienne des lieux, Marie-Madeleine Peyronnet, et de la faconde qu'elle met à les leur faire visiter. Celle qui fut dix ans durant la servante, la secrétaire, la confidente, et parfois le souffre-douleur, de l'exploratrice du Tibet méritait bien que l'on y consacrât une biographie. C'est à cette tâche louable que s'est attelée Joëlle Désiré-Marchand, auteure notamment des Itinéraires d'A. David-Néel, insistant particulièrement sur le rôle éminent qu'eut Marie-Madeleine, alors que rien ne l'y prédisposait, dans la préservation et la diffusion des oeuvres de sa "patronne". Née dans le Sersou algérien, la Rose des sables devint Lion des neiges, l'animal légendaire du Tibet.