En Allemagne, à la fin de la guerre de 1914-1918, matelots, soldats et travailleurs s'insurgèrent contre un régime qui les avait livrés pendant quatre ans à l'enfer des tranchées. Dans tout le pays, des comités de soldats et d'ouvriers se créèrent. Cette révolution chassa l'empereur - le Kaiser - et institua la république. Mais très vite, la révolution politique se transforma en tentative de révolution sociale.La Paix est le récit de ces événements, tels qu'ils se déroulent dans une petite ville allemande. Le roman s'ouvre avec la chute de l'empereur. Le narrateur, un lycéen de seize ans qui veut tout comprendre, croise divers personnages qui sont autant de reflets de cette Allemagne en révolution: le militant révolutionnaire spartakiste Adalbert König, dévoué à la cause de l'émancipation ouvrière, l'avocat Hoffman, politicien roué, partisan de la république bourgeoise que la social-démocratie met en place après l'effondrement de l'empire allemand, l'industriel Ziel enrichi par la guerre, le chef comptable Klein respectueux de l'empereur et de la hiérarchie, l'intellectuel individualiste Max Frey, aussi prompt à suivre la révolution qu'à l'abandonner à la première difficulté.Les personnages du roman d'Ernst Glaeser ne sont ni à la tête de la révolution ni au c'ur du foyer révolutionnaire. Ils en sont les protagonistes. Et l'auteur nous fait vivre au jour le jour, les joies, les haines ou les désespoirs de ceux qui furent entraînés par le mouvement révolutionnaire ou, au contraire, les sentiments des réactionnaires, des nationalistes, des possédants, des officiers supérieurs, de ceux qui étaient viscéralement hostiles à tous ceux qui se révoltaient. À travers ce roman, le lecteur français découvrira une partie largement méconnue de l'histoire du peuple allemand. La Paix fut écrit en 1929. Sa traduction connut un grand succès en France dans les années trente. Quelques années plus tard, les nazis arrivés au pouvoir livraient les romans d'Ernst Glaeser au bûcher.
Nombre de pages
342
Date de parution
01/11/2006
Poids
500g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915727111
Titre
La paix
ISBN
2915727112
Auteur
Glaeser Ernst ; Delage Joseph ; Knoertzer Cécile
Editeur
BONS CARACTERES
Largeur
140
Poids
500
Date de parution
20061101
Nombre de pages
342,00 €
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Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Après quarante-cinq années d'exil, Jean-Gaspard Bäuerle retrouve sa ville natale de Siebenwasser. Nous sommes en 1927 et la République de Weimar agonise doucement sous la poussée du nazisme qui, de la prostituée à la veuve de guerre, en passant par le pasteur et le, potache fot en thème, gagne chaque jour de nouvelles recrues. Dans cette Allemagne ravagée par l'épidémie idéologique, Jean-Gaspard Bäuerle sera bientôt "le dernier civil"... Le Dernier Civil, qui évoque à la fois les chroniques balzaciennes et les romans polyphoniques de Dos Passos, constitue un témoignage unique sur la montée du nazisme.
C'est un fait nouveau : depuis 2011, plus de la moitié de l'humanité vit dans les villes. L'espèce humaine est devenue une espèce urbaine, pour le meilleur et pour le pire : pour chaque 5e Avenue il y a un bidonville à Mumbai. Pourtant, la ville reste un incomparable moteur d'innovation et de création, un accélérateur de civilisation, qui attire la pauvreté davantage qu'elle ne la crée. Telle est la conviction profonde d'Edward Glaeser, économiste de renommée internationale, fasciné depuis toujours par l'univers urbain et les mille questions qu'il pose : pourquoi des villes autrefois puissantes tombent-elles en ruine ? Comment se forment les ghettos ? Pourquoi certaines cités se développent-elles en hauteur et d'autres à l'horizontale ? Est-il vrai que la vie en ville rend plus malheureux ? Guidant son lecteur de New York à Bangalore, de Singapour à Vancouver, de Detroit à Rio ou de Paris à Tokyo, l'auteur mène l'enquête et fait la chasse aux idées reçues : la ville n'est pas moins écolo que la campagne, les gratte-ciel n'ont pas que des inconvénients, la préservation acharnée du Paris haussmannien est loin d'être un cadeau pour ses habitants, contraints à le déserter... Or, rien de pire qu'une ville-vitrine car la vraie cité est faite de chair, non de béton.
Cet ouvrage vise à étudier la manière dont les politiques du care agissent sur la mobilité sociale des assistant-e-s maternel-le-s issu-e-s de l'immigration en France et en Allemagne (de l'Ouest). Il vise aussi à interroger la répartition du travail de care entre les femmes et plus largement la problématique globale du care dans l'Etat-providence européen. A partir d'entretiens biographiques avec des assistant-e-s maternel-le-s dans les deux pays, sont étudiées les conditions de la sous-traitance des tâches ménagères et de la garde des enfants qui permettent aux mères (et aux pères) d'être actifs-ves.
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Les 2 et 3 juin, ce sont des entreprises appartenant à l'industrie chimique, à l'alimentation, au textile, aux industries graphiques, à l'ameublement qui sont paralysées par la grève et occupées (...) Le 4 juin, les grèves s'étendent encore: les camionneurs, la distribution des journaux, les restaurants et hôtels, le livre, la serrurerie, l'orfèvrerie, la distribution d'essence, les laboratoires pharmaceutiques, l'habillement, le bâtiment, le gaz, l'agriculture (...) Partout où elles éclatent, les grèves s'accompagnent d'occupation, partout elles rassemblent la quasi-totalité du personnel; partout elles sont immédiatement appuyées par la sympathie active de la population (...) Le désordre apparent des mouvements dispersés peut se transformer en une manifestation puissante, en un mouvement général dont les conséquences seront peut-être redoutables.". La réalité de juin 1936 que nous fait découvrir cet ouvrage est bien différente de la version forgée par les dirigeants des partis du Front populaire, et reprise par leurs héritiers politiques. Jacques Danos et Marcel Gibelin montrent que ce ne fut pas le gouvernement du Front populaire de Léon Blum qui accorda à la classe ouvrière les 40 heures, les congés payés, le droit d'élire des délégués, ou les importantes augmentations de salaires. Tout cela fut arraché par la grève. Les accords Matignon ne furent pas un cadeau offert à la classe ouvrière pour la récompenser d'avoir bien voté, mais un contre-feu mis en place à la hâte par le patronat et le gouvernement Blum soutenu par la CGT et les partis de gauche, animés par une même préoccupation: tenter de ramener dans son lit le torrent de la grève. Ils y réussirent, mais difficilement. Ce livre a été édité pour la première fois en 1952. Son intérêt est d'abord historique. Les auteurs ont su nous faire revivre cette période et le mouvement gréviste de manière enthousiasmante et détaillée. Tous ceux qui sont partie prenante des combats des travailleurs y retrouveront l'atmosphère, l'élan de ce grand moment du mouvement ouvrier. Ils y trouveront aussi des leçons qui éclairent la période actuelle..
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