Vigné d'Octon a eu en Afrique de l'Ouest, lors d'un premier séjour en sa qualité de médecin de marine, une expérience qui l'a marqué pour la vie et qui a déterminé son effort exceptionnel pour dénoncer les abus de la colonisation. Témoin oculaire de crimes abominables commis dans le sud du Sénégal qu'il a racontés dans son Journal d'un marin, il n'a de cesse de récolter d'autres témoignages de cas de tueries, d'incendies, de toutes sortes d'horreurs infligés par les forces coloniales sur des indigènes. Dans les pages de L'Aurore et de La Revue de Revues, sur les tribunes de la Chambre, il déploie ses talents considérables d'écrivain et d'orateur pour donner voix à ceux qui n'en ont pas, pour épingler le gouvernement du jour adepte d'atermoiements, de dénégations et de la langue de bois.
Nombre de pages
174
Date de parution
21/09/2022
Poids
254g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140296642
Titre
La gloire du sabre. Pourfendre les abus coloniaux
Auteur
Vigné d'Octon Paul ; Little Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
254
Date de parution
20220921
Nombre de pages
174,00 €
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Dans ce livre, j'expose les crimes et les abus de toute sorte perpétrés journellement par notre administration, tant civile que militaire, à l'égard des indigènes de nos possessions nord-africaines et plus particulièrement de l'extrême-sud où, à cause de l'éloignement et de l'absence de tout contrôle par l'opinion publique, le plus cruel arbitraire s'épanouit librement. Exactions, refoulement, spoliations, iniquités fiscales, mauvais traitements, toute cette flore de cruautés et d'injustices dont le soleil d'Afrique semble faciliter la croissance et l'évolution, vous la trouverez décrite, ainsi que toutes les variétés de gabegie, toutes les formes de concussion et de prévarication dont se rendent coupables la plupart des fonctionnaires qui ont pris pour devise : " Que le burnous est fait pour suer. " " Ainsi le médecin Paul Vigné (1859-1943) présentait-il ce rapport implacable, publié en 1911 dans La Guerre sociale, au terme d'une enquête officielle, menée principalement en Tunisie.
La colonisation et la décolonisation restent au XXIe siècle des sujets controversés, souvent méconnus, voire tabous. Dans "la colonisation", texte publié en 1912, l'anarchiste communiste Jean Grave dénonce les rapports de domination entre "civilisateurs" et colonisés, proches selon lui des rapports de production existant alors entre bourgeoisie et ouvriers. En deuxième partie, le massacre d'Ambiky en 1897 à Madagascar, relaté par Paul Vigné d'Octon, extrait de son livre La Gloire du sabre, évoque la violence des colonisateurs à l'origine de la conquête de ces territoires.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...