Devant cette centaine de cartes à jouer, cartes déjà jouées et remises en jeu sur la table de l'écriture, figures de la vie passante plus que passée, le vertige me prend. " Aucune écriture plus intime que celle-ci, et cependant si finement passée au tamis de la mémoire et de l'écriture que les souvenirs en sont métamorphosés. L'art est aussi présent que la vie, la fiction aussi vraie que la confidence. Les proses se répondent, s'annulent, créant comme un vertige. Cartes à jouer, mais de quel jeu s'agit-il où le lecteur se perd, où l'auteur sans cesse s'absente. Restent les images, les reflets, le temps : " Vivre au présent les merveilles du passé donné et les transmettre à l'avenir qui n'appartient à personne, c'est cela écrire. " Constitué de courtes proses, Passage des embellies est construit en 7 parties : " Cartes à jouer " ; " Enfances " ; " La beauté du parcours " ; " Mer et désert " ; " Elans, interruptions " ; " Cinq poètes " et " Chant bibliques ". Ils déterminent un vaste espace de contemplation qui va de la peinture (Hugo van der Goes, Piero della Francesca, Vermeer, Morandi...) à la littérature (Simone Weil, Paul de Roux, Jules Supervielle...) en passant par le cinéma. La suite intitulée Thanks comprend 23 poèmes. Citons les vers reproduits en 4e de couverture : " Qui fut aimé par la lumière / garde en lui / au plus profond de son ombre / s'il consent à ces ténèbres / garde en lui / préservée par l'ombre même / l'amande de la lumière une "
Nombre de pages
137
Date de parution
10/09/2020
Poids
184g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782845903012
Titre
Passage des embellies. Suivi de Thanks
Auteur
Vidal Jean-Pierre
Editeur
ARFUYEN
Largeur
135
Poids
184
Date de parution
20200910
Nombre de pages
137,00 €
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Comment serait-il légitime de lire Freud et de comprendre l'originalité subversive de la psychanalyse ? " Un jour les hommes pensent sur les mêmes choses autrement que la veille. Mais pourquoi n'ont-ils pas pensé la veille comme ils pensent aujourd'hui ? " Freud. Freud appartient à la même génération que ces scientifiques qui ont bouleversé la science classique en ce tout début du XX siècle. L'invention de l'inconscient freudien et de la psychanalyse sont concomitantes des "Nouvelles sciences" gui inaugurent le XXe siècle. Cette réflexion porte sur un point de vue emprunté à l'épistémologie déduite de la métaphysique et de la refonte ontologique suggérée par ces "Nouvelles sciences". Ce changement de perspective sur la psychanalyse n'est pas sans conséquences sur la pratique analytique et ses extensions hors de la cure. Ce livre décrit l'histoire d'un cheminement et d'un affranchissement idéologique qui s'achèvent conjointement par l'émigration physique de Freud et une sortie d'Egypte allégorique dans la rédaction du Moïse (1938).
Eveillé à la vie par cet amour fou qu'est l'amour durable, on n'en est pas moins au fil des années rendu à la mauvaiseté : l'évidence est perdue, on est séparé du monde comme par une vitre implacable. Un jour, en haut d'un escalier de bois, une femme ouvre sa porte, mais, derrière cette porte, ce sont l'air, le ciel, les nuages qui s'offrent comme jamais. Puis, jeté au bas de l'escalier, brisé, rompu, séparé, il faut recommencer dans le plus grand dénuement de l'âme. Pendant des années, on vit dans l'attente. Un jour, longtemps après, n'ayant cessé d'écouter en soi la leçon merveilleuse, on se retrouve enfin accepté par le monde comme élève, mauvais élève sans doute, mais somme toute obéissant. On lira ici le récit de cette veille, qui devient parfois celui d'un combat, quand le moi regimbe ou quand la vie écrase. On ne cherche pas à percer son propre secret, mais plutôt à écouter patiemment ce que veut dire au moi chaque chose du monde, amie ou ennemie. Au terme de cette part du chemin, un amer travail s'est fait : aucune sagesse n'est atteinte. La vie devient une cabane ouverte à tous les vents et à tous les regards. Peut-être la meilleure demeure pour la joie, une joie enfin délivrée du rêve du bonheur. " J.P.V.
Les enjeux théoriques, épistémologiques et méthodologiques de "l'observation" psychanalytique dans les pratiques groupales appellent de nouvelles élaborations. A l'heure des mutations cliniques, de l'extension des pratiques, des renouvellements techniques, d'une troisième topique dite "topique de l'intersubjectivité", voire d'une "métapsychologie de troisième type" (R. Kaës, 2013), le travail d'observation analytique dans ces espaces groupaux particuliers, son champ spécifique et ses limites, ses conditions et modalités, ses difficultés (obstacles et entraves), son usage, jusque dans son compte-rendu et ses effets dans "l'après coup", posent bien entendu, la question de la formation des analystes de groupe à l'observation et par l'observation.
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.