Eveillé à la vie par cet amour fou qu'est l'amour durable, on n'en est pas moins au fil des années rendu à la mauvaiseté : l'évidence est perdue, on est séparé du monde comme par une vitre implacable. Un jour, en haut d'un escalier de bois, une femme ouvre sa porte, mais, derrière cette porte, ce sont l'air, le ciel, les nuages qui s'offrent comme jamais. Puis, jeté au bas de l'escalier, brisé, rompu, séparé, il faut recommencer dans le plus grand dénuement de l'âme. Pendant des années, on vit dans l'attente. Un jour, longtemps après, n'ayant cessé d'écouter en soi la leçon merveilleuse, on se retrouve enfin accepté par le monde comme élève, mauvais élève sans doute, mais somme toute obéissant. On lira ici le récit de cette veille, qui devient parfois celui d'un combat, quand le moi regimbe ou quand la vie écrase. On ne cherche pas à percer son propre secret, mais plutôt à écouter patiemment ce que veut dire au moi chaque chose du monde, amie ou ennemie. Au terme de cette part du chemin, un amer travail s'est fait : aucune sagesse n'est atteinte. La vie devient une cabane ouverte à tous les vents et à tous les regards. Peut-être la meilleure demeure pour la joie, une joie enfin délivrée du rêve du bonheur. " J.P.V.
Nombre de pages
163
Date de parution
19/05/1998
Poids
280g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782868531612
Titre
Feu d'épines
Auteur
Vidal Jean-Pierre
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
130
Poids
280
Date de parution
19980519
Nombre de pages
163,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les enjeux théoriques, épistémologiques et méthodologiques de "l'observation" psychanalytique dans les pratiques groupales appellent de nouvelles élaborations. A l'heure des mutations cliniques, de l'extension des pratiques, des renouvellements techniques, d'une troisième topique dite "topique de l'intersubjectivité", voire d'une "métapsychologie de troisième type" (R. Kaës, 2013), le travail d'observation analytique dans ces espaces groupaux particuliers, son champ spécifique et ses limites, ses conditions et modalités, ses difficultés (obstacles et entraves), son usage, jusque dans son compte-rendu et ses effets dans "l'après coup", posent bien entendu, la question de la formation des analystes de groupe à l'observation et par l'observation.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.