Pour ma part, je n'ai jamais écrit que les lieux où je n'ai fait que passer, j'ai écrit en fugitif, comme si le temps m'était compté, retenant quelques images, quelques portraits hauts en couleur, brossant des sortes de manuscrits enluminés par des tableaux de vie récente." Un séjour de deux ans à Alep (1999- 2001) a permis à Vernet de sillonner la Syrie et les alentours en voyageur sans but, habillé d'effacement et d'invisible, avec ce seul programme : "greffer son ignorance à de l'inconnu". Son récit n'est pas un journal, plutôt une chronique sans date des grandeurs et misères, sublime et sordide, qui lèvent sous le pas de l'errant avide des rencontres les plus humbles et les plus fortes. Méditation plus encore que reportage, ces pages témoignent moins d'une fuite hors du monde civilisé que d'une marche décidée vers la solitude essentielle. Patience du regard partagée par les compères photographes.
Nombre de pages
160
Date de parution
19/01/2012
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782868535511
Titre
Journal fugitif au Moyen-Orient. Vers Alep
Auteur
Vernet Joël ; Nuñez Françoise ; Plossu Bernard
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20120119
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre n'a rien de l'aventure. Il se tient ailleurs : du côté d'une manière de vivre. A hauteur d'enfance, dans l'attention portée à ce qui passe inaperçu, à ce qui demeure lorsque tout le reste s'efface. Il opte pour la marge, la lenteur et la nature qui l'incarne. Il récuse les horloges et les carcans. Ici, le verbe n'orne jamais : il est nécessité. C'est une résistance à bas bruit. Pourtant, même une vie à contre-courant reste traversée par la mémoire de l'autre : un père ouvrier, une mère close dans le silence, et surtout cette s'ur complice, perdue ? présence brève, décisive. Ces souvenirs fondent une vérité plus essentielle que les discours ou les possessions. De là naît une conviction : la vie, même réduite à presque rien, demeure inépuisable.
Le silence d'une maison où l'enfance s'est tue, prêt à rejoindre les étoiles". Joël Vernet nous emmène dans les burles de son pays rustique, les beautés de "ses" paysages, à l'écoute de son école, de son instituteur, dans la rudesse néanmoins si douce, les émerveillements et les privilèges de cette vie dans la nature, qui aideront à dépasser la disparition jamais expliquée de ce père qui déjà travaillait au loin. Le creuset de ses choix de vie, poète qui part dans le monde, à la rencontre d'autres merveilles humaines et de nature, habité par l'amour chaleureux et vaillant de cette mère qui restera silencieuse jusqu'au bout. Un récit distillé en chapitres et deux grandes parties titrées, une langue douce et précise, rythmée par le souffle de Joël Vernet.
Il est encore temps d'aller aux fontaines, de trancher les secondes comme un fruit, d'écouter le chant des paroles montant de Babel. Personne n'est plus dans sa vie, dans aucune vie. Oui, tout est à réinventer, tout. Même l'amour, surtout l'amour et la bonté. Ces deux diamants qui se sont éteints au cours des siècles, sur lesquels nous avons jeté les eaux de nos tourments, sur lesquels nous crachons notre fiel. Oui, tout est à faire jaillir de la lumière, pour étendre la liberté, la liberté de tous. Nous sommes au matin de l'aventure fabuleuse, avec nos outils de préhistoire, nos goûts de caverne, nos vieux démons. Nous manquent la fraîcheur des sources, le renouveau des fleuves, la fraternité des oiseaux. Nous manque le plus simple que nous avons relégué aux oubliettes. Il est encore temps d'aller aux fontaines. Ce livre est composé de quatre parties.
Je ne sais pas. Je n'ai jamais su où aller.Mais ce que je sais c'est que je ne suis pas un prophète. Méfiez-vous des prophètes. Ailleurs, le monde est le même qu'ici. ... Est venu le temps de la réinvention, de l'invention, de la vie simple, du Recommencement. Aimez ce que vous faites, l'odeur du pain qui sort de vos fours parce-que vous avez pris grand soin des céréales, penchez-vous sur ce qui tremble, qui est incertain, écartez ces produits de mort qu'on vous délivre, dites aux enfants que vous ne voulez plus détruire la terre, empoisonner les océans, qu'il vous appartient maintenant, à chaque seconde, d'être déjà fiers de l'avenir. Ne succombez pas à la parole du grand nombre. Vous n'êtes pas seuls, d'autres, comme vous, ont su ouvrir leur regard. Votre travail est beau.. Les uns et les autres voulons voir la beauté du monde. Cessons de détruire et accompagnons ce qui est vivant.. La vie ce n'est pas l'Histoire, la vie est éternelle. Ne nous laissons pas gouverner par l'Histoire. Mais sachons nous pencher sur un brin d'herbe, ici, sachons voir un regard qui nous appelle." Joël Vernet est né dans un village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère. Dans les années 1975 il entreprend plusieurs voyages qui le conduiront en Afrique Asie Europe. Syrie). Il a vécu 2 années à Alep (Syrie). Il a publié plusieurs livres chez Lettres Vives,Cadex Editions, Fata Morgana, L'Escampette, la Part des Anges, Le Temps qu'il fait, La Part commune, tous livres inclassables, ni poèmes véritables, ni journaux de voyage, où sont célébrés le minuscule et l'immense, le proche et le lointain. Il travaille avec des photographes, Michel Castermans, Françoise Nunez, Bernard Plossu, Pierre Verger, et de nombreux peintres, en particulier Jean-Gilles Badaire.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.