Marcher est ma plus belle façon de vivre. Notes éparses
Vernet Joël
RUMEUR LIBRE
16,00 €
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EAN :9782355772061
Il est encore temps d'aller aux fontaines, de trancher les secondes comme un fruit, d'écouter le chant des paroles montant de Babel. Personne n'est plus dans sa vie, dans aucune vie. Oui, tout est à réinventer, tout. Même l'amour, surtout l'amour et la bonté. Ces deux diamants qui se sont éteints au cours des siècles, sur lesquels nous avons jeté les eaux de nos tourments, sur lesquels nous crachons notre fiel. Oui, tout est à faire jaillir de la lumière, pour étendre la liberté, la liberté de tous. Nous sommes au matin de l'aventure fabuleuse, avec nos outils de préhistoire, nos goûts de caverne, nos vieux démons. Nous manquent la fraîcheur des sources, le renouveau des fleuves, la fraternité des oiseaux. Nous manque le plus simple que nous avons relégué aux oubliettes. Il est encore temps d'aller aux fontaines. Ce livre est composé de quatre parties.
Nombre de pages
112
Date de parution
05/06/2021
Poids
142g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782355772061
Titre
Marcher est ma plus belle façon de vivre. Notes éparses
Auteur
Vernet Joël
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
141
Poids
142
Date de parution
20210605
Nombre de pages
112,00 €
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Ce livre n'a rien de l'aventure. Il se tient ailleurs : du côté d'une manière de vivre. A hauteur d'enfance, dans l'attention portée à ce qui passe inaperçu, à ce qui demeure lorsque tout le reste s'efface. Il opte pour la marge, la lenteur et la nature qui l'incarne. Il récuse les horloges et les carcans. Ici, le verbe n'orne jamais : il est nécessité. C'est une résistance à bas bruit. Pourtant, même une vie à contre-courant reste traversée par la mémoire de l'autre : un père ouvrier, une mère close dans le silence, et surtout cette s'ur complice, perdue ? présence brève, décisive. Ces souvenirs fondent une vérité plus essentielle que les discours ou les possessions. De là naît une conviction : la vie, même réduite à presque rien, demeure inépuisable.
Le silence d'une maison où l'enfance s'est tue, prêt à rejoindre les étoiles". Joël Vernet nous emmène dans les burles de son pays rustique, les beautés de "ses" paysages, à l'écoute de son école, de son instituteur, dans la rudesse néanmoins si douce, les émerveillements et les privilèges de cette vie dans la nature, qui aideront à dépasser la disparition jamais expliquée de ce père qui déjà travaillait au loin. Le creuset de ses choix de vie, poète qui part dans le monde, à la rencontre d'autres merveilles humaines et de nature, habité par l'amour chaleureux et vaillant de cette mère qui restera silencieuse jusqu'au bout. Un récit distillé en chapitres et deux grandes parties titrées, une langue douce et précise, rythmée par le souffle de Joël Vernet.
Je ne sais pas. Je n'ai jamais su où aller.Mais ce que je sais c'est que je ne suis pas un prophète. Méfiez-vous des prophètes. Ailleurs, le monde est le même qu'ici. ... Est venu le temps de la réinvention, de l'invention, de la vie simple, du Recommencement. Aimez ce que vous faites, l'odeur du pain qui sort de vos fours parce-que vous avez pris grand soin des céréales, penchez-vous sur ce qui tremble, qui est incertain, écartez ces produits de mort qu'on vous délivre, dites aux enfants que vous ne voulez plus détruire la terre, empoisonner les océans, qu'il vous appartient maintenant, à chaque seconde, d'être déjà fiers de l'avenir. Ne succombez pas à la parole du grand nombre. Vous n'êtes pas seuls, d'autres, comme vous, ont su ouvrir leur regard. Votre travail est beau.. Les uns et les autres voulons voir la beauté du monde. Cessons de détruire et accompagnons ce qui est vivant.. La vie ce n'est pas l'Histoire, la vie est éternelle. Ne nous laissons pas gouverner par l'Histoire. Mais sachons nous pencher sur un brin d'herbe, ici, sachons voir un regard qui nous appelle." Joël Vernet est né dans un village aux confins de la Haute-Loire et de la Lozère. Dans les années 1975 il entreprend plusieurs voyages qui le conduiront en Afrique Asie Europe. Syrie). Il a vécu 2 années à Alep (Syrie). Il a publié plusieurs livres chez Lettres Vives,Cadex Editions, Fata Morgana, L'Escampette, la Part des Anges, Le Temps qu'il fait, La Part commune, tous livres inclassables, ni poèmes véritables, ni journaux de voyage, où sont célébrés le minuscule et l'immense, le proche et le lointain. Il travaille avec des photographes, Michel Castermans, Françoise Nunez, Bernard Plossu, Pierre Verger, et de nombreux peintres, en particulier Jean-Gilles Badaire.
Sous ce ciel, il y a trop d'injustice et cette injustice soulève en moi des tempêtes. Ce chant massif, je l'entends. Cela vous donne, si j'osais ce mot, une sorte de responsabilité, d'humilité à l'égard de chaque phrase, de chaque être que vous fûtes un jour amené à croiser. Notre défi invisible, ce sont des carnets écrits presque au jour le jour, des notes, des bouts de phrases, des dessins sur papier, admirateurs zélés de la vie qui passe, meurt, naît, ressuscite, s'efface, rejaillit, tremblante, démoniaque, heureuse. Et cela dans l'admirable silence du mouvement, des rythmes infinis. Vivre est la danse d'un funambule. Aux livres, j'ai souvent préféré la belle palpitation du monde et suis allé au dehors pour amasser toute la chaleur du soleil, sa bonté inouïe. J'ai flâné longtemps sans jamais me lasser de cette contemplation peu ordinaire. Les visages des hommes sont sans mensonge. Les plis de leurs yeux disent la vérité.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.