
Flaubert et Louise Colet. L'amour en poste restante
Critique, chroniqueur et passionné par la littérature du XIXe siècle, Joseph Vebret raconte l'une des passions les plus célèbres des lettres françaises : celle liant Gustave Flaubert à Louise Colet, aussi brève et tumultueuse que féconde par la correspondance. L'amour avec Louise Colet... poste restante Le 28 juillet 1846, Gustave Flaubert, 24 ans, grand gaillard moustachu, rencontre Louise Colet qui pose dans l'atelier du sculpteur James Pradier. Eclatante beauté de dix ans son aînée, elle est plus connue pour ses frasques sentimentales et son caractère emporté que pour sa production littéraire, pourtant non dénuée d'intérêt. Lui-même sacrifie au " culte fanatique de l'art ", unique consolation à " la triste plaisanterie de l'existence ", mais n'a encore rien publié. Le coup de foudre est immédiat, violent, dévastateur. Louise s'offre sans retenue. Deux jours d'amour fou. Le troisième, Gustave file en direction de Croisset, près de Rouen, où il vit avec sa mère et sa nièce, laissant Louise pour le moins surprise. Gustave semble déjà moins épris, mais il donne le change : " Tu donnerais de l'amour à un mort, écrit-il à Louise. Comment veux-tu que je ne t'aime pas ? Tu as un pouvoir d'attraction à faire dresser les pierres à ta voix. " En réalité, Gustave appartient corps et âme à une puissante maîtresse : la littérature. Bourreau de travail, reprenant et polissant infatigablement ses phrases, noircissant des milliers de feuillets, il jette toutes ses forces dans un roman : Madame Bovary. Louise, volcanique, attend, s'impatiente, tempête, s'emporte, exige, se désespère, se révolte, s'épuise dans d'autres bras. Gustave, impavide, jaloux de sa solitude, tempère. Comment réconcilier le feu et l'eau ? Ce manège dure de 1846 à 1848, puis de 1851 à 1855 : liaison en pointillés de deux amants aux aspirations contradictoires. Mais qui donnera naissance à l'une des plus belles correspondances de la littérature française.
| EAN | 9782359053418 |
|---|---|
| Titre | Flaubert et Louise Colet. L'amour en poste restante |
| Auteur | Vebret Joseph |
| Editeur | ECRITURE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 324 |
| Date de parution | 20211125 |
| Nombre de pages | 235,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'invention du grand écrivain. Dans les coulisses des grandes oeuvres littéraires
Vebret JosephLe XIXe siècle voit naître le roman tel que nous le connaissons aujourd'hui. Auparavant, il était considéré comme un art mineur, un "fourre-tout" inférieur à la poésie et au théâtre, dont la codification était jalousement défendue par les "Classiques". Sous l'effet d'une alphabétisation croissante, la littérature, réservée jusqu'alors à une élite, va s'adapter à un nouveau public. La place des écrivains dans la société ira alors grandissante : qu'ils soient considérés comme des faiseurs d'opinion, des leaders politiques, voire des symboles vivants, le peuple se reconnaît en eux. C'est l'avènement du sacerdoce de l'écrivain. De son côté, l'école célèbre la figure de l'écrivain comme celle d'un grand homme. Ainsi, le XIXe siècle va offrir au public des oeuvres inoubliables (Madame Bovary, Notre Dame de Paris, La Mare au diable, Le Rouge et le Noir, etc.) devenus de grands classiques lus et relus génération après génération. Pour raconter l'invention du grand écrivain et visiter les coulisses de la création littéraire, Joseph Vebret convoque tour à tour Stendhal, Victor Hugo, Charles Dickens, Alexandre Dumas père et fils, Edgar Allan Poe, Honoré de Balzac, Emile Zola, Gustave Flaubert, Louise Colet, Charles Baudelaire, Eugène Sue, Jules Verne, George Sand, Léon Tolstoï, Lewis Wallace, Guy de Maupassant, Arthur Conan Doyle, Oscar Wilde, Edith Wharton, Gaston Leroux, Virginia Woolf et bien d'autres qui apparaissent en second plan. C'est tout le XIXe siècle qui défile sous la plume de Joseph Vebret, tant politique, social que littéraire.EpuiséVOIR PRODUIT18,90 € -

Les amours orageuses de Napoléon. Intrigues et secrets d'alcôve de la famille Bonaparte
Vebret JosephIntrigues et secrets d'alcôve de la famile Bonaparte Officier à 16 ans, général à 25 ans, empereur à 35 ans... Napoléon a réformé en profondeur la société française et fait main basse sur l'Europe. Ce bourreau de travail n'en était pas moins homme... Il aimait les femmes. Ses deux épouses, Joséphine et Marie-Louise, lui inspirèrent d'authentiques passions, mais il honora pourtant des dizaines de maîtresses ! Il eut deux enfants naturels, le compte Léon et Alexandre Walewski. Cet amant insatiable venait d'ailleurs d'une famille bien agitée... Sa mère, ses frères et soeurs étaient dotés d'un solide appétit sexuel. Des amours peu avouables. Eurent-elles une influence sur le destin de Bonaparte ... Avec cette fresque familiale, c'est l'épopée napoléonienne qui défile, tantôt tragique, tantôt cocasse, éminemment romanesque.EpuiséVOIR PRODUIT8,90 € -

Madame Bovary, le procès de l'oeuvre
Vebret JosephEn 1857, la publication de Madame Bovaryen feuilleton dans La Revue de Paris fait scandale. Outrage aux bonnes moeurs ? à la religion ? C'est la version que défend Ernest Pinard, avocat impérial. Son réquisitoire se fonde sur l'apparent éloge de l'adultère que ferait Madame Bovary. En face de lui, Jules Sénard, avocat de l'auteur, qui insiste au contraire sur la moralité de l'ouvrage. Les comptes rendus de l'affaire livrent ainsi un aperçu des moeurs bourgeoises du Second Empire. Cet essai met en scène un des grands procès de l'histoire de la littérature. Il dresse aussi bien le portrait d'une époque que la genèse d'un chef-d'oeuvre.EpuiséVOIR PRODUIT3,00 €
Du même éditeur
-

Renaissance de Saint Exupéry. Le pilote - L'écrivain - L'homme
Vircondelet AlainOn a plus souvent célébré Saint Exupéry du fait de son engagement et de sa mort au combat que pour la force visionnaire de sa pensée et la modernité de son écriture. Déplacé au fil des années du monde des Lettres vers la sphère militaire, le pilote s'est vu dénier le statut de grand écrivain, égal de Gide, Sartre ou Camus. Dans le même temps, certaines de ses oeuvres capitales, tels les Carnets ou Citadelle, étaient livrées à l'oubli. Un héros donc, seulement un héros ? Délaissé par l'Université, négligé par les élites, hâtivement jugé moraliste et réactionnaire, ramené au seul enchantement du Petit Prince, Saint Exupéry méritait assurément une relecture. Pour lui rendre la place qu'il mérite dans la littérature moderne, Alain Uircondelet a rassemblé les contributions inédites d'historiens, d'écrivains, d'universitaires, de psychanalystes, de spécialistes d'aviation ou simplement de passionnés. Ils abordent les rapports de Saint Exupéry avec sa mère, sa conception du divin, ses incursions dans le journalisme, l'adaptation de ses oeuvres au cinéma, sa discorde avec les gaullistes, l'impact de la dépression sur son oeuvre et la portée de ses derniers écrits. Une somme multiforme, assortie d'un dossier iconographique inédit, qui montre l'homme Saint Exupéry dans toute sa complexité et sa richesse.EpuiséVOIR PRODUIT24,95 € -

Deux ou trois leçons de snobisme
Neuhoff EricIl y a des choses que certains ne pourront jamais comprendre. Allez leur expliquer le goût inimitable d'un gin tonic quand le soir tombe sur la Méditerranée, le délice d'être à l'arrière d'un taxi parisien qui remonte les rues de la nuit, de voir la neige tomber un matin sur le pont Alexandre III. Somme toute, le snobisme constitue un rempart assez solide contre la barbarie. Il ne faut pas le confondre avec la mode. Il vous hisse au-dessus de vous-même. On nous dira que c'est trois fois rien. Raison de plus pour s'attacher au superflu." E.N.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

L'odyssée de Jean Malak
Mallat NabilEn 2004, dans le cadre d'un programme mené par le National Geographic en Méditerranée, Jean Malak et ses amis, Abdel Latif et Majid, eux aussi étudiants en archéologie à l'université américaine de Beyrouth, se soumettent à un test ADN pour connaître leurs origines. Ils sont tous les trois de confession différente et le résultat des tests va encore élargir le fossé. D'autant que l'amitié entre Abdel Latif et Majid est compromise par des différends d'ordre politique et personnel... Grâce à la belle Chams, chercheuse en médecine, Jean obtient, à l'été, un poste de volontaire sur un site de fouilles dans sa ville natale, Byblos, le berceau de l'alphabet. La directrice, Eléni, archéologue crétoise, d'abord distante, se rapproche peu à peu du jeune homme. Ensemble, ils ne tardent pas à découvrir une bague en or, source d'une grande inquiétude pour Jean : Eléni pourrait se servit du bijou pour remettre en cause l'histoire de la Phénicie. Jean en est presque inconsolable... Cette découverte est bientôt balayée par le souffle de l'Histoire. Le 14 février 2005, à Beyrouth, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri est assassiné lors d'un attentat. Face à la violence, Jean et ses amis découvrent que le passé ne fait pas toujours l'histoire et qu'ils devront désormais affronter leur destin en restant fidèles à leurs racines. C'est le début, pour Jean Malak, d'une nouvelle odyssée...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Alphonse Boudard. Une vie à crédit
Chabrol DominiqueDe la misère noire aux honneurs de l'Académie française, en passant par le sanatorium, la prison, la Résistance et le cinéma, sa vie fut le meilleur de ses romans. Vingt ans après sa disparition, voici la biographie définitive d'un prince de l'argot, du braquage et du roman noir, enrichie de documents et de photos inédits. ALPHONSE BOUDARD, une vie à crédit Alphonse Boudard (1925-2000) n'était pas un auteur " convenable ". Né de père inconnu, confié dès sa naissance à un couple de paysans, il a connu la misère sous l'Occupation, avant de rejoindre la Résistance et de participer à la libération de Paris. Il fera tout pour échapper à l'usine, et ses mauvaises fréquentations le conduiront une première fois en prison, d'où il sortira gravement malade. Pendant près de dix ans, il alterne les séjours dans des cellules putrides et les salles communes de sanatoriums. Il y connaîtra la plus noire débine et les mauvais traitements. Mais il y croise aussi les vedettes des faits divers de l'après-guerre et y lit les meilleurs auteurs. Au fond du trou, entre deux hostos, deux condamnations, il trouvera la force de devenir écrivain en publiant La Métamorphose des cloportes (1962), futur classique du film policier. Deux romans autobiographiques, La Cerise (1963) et L'Hôpital (1970), feront de Boudard un auteur populaire, salué par la critique et distingué enfin par l'Académie franc ? aise avec Mourir d'enfance (1995). Ce maître de l'argot et du bitume parisien y tire de l'ombre toute une galerie de laissés-pour-compte, de tueurs et de demi-fous, avec un parti pris : faire sourire des plus terribles histoires. Démêlant le vrai du faux de cette existence soigneusement romancée, Dominique Chabrol retrace le parcours d'un gamin de Paris devenu l'inventeur de sa propre vie - dont quelques-uns des personnages se nommaient Céline, Paraz, Gabin, Ventura, Simenon, Brassens, Audiard ou Nucéra.EpuiséVOIR PRODUIT24,00 €
De la même catégorie
-

Correspondance secrète
VOLTAIRE/D'ALEMBERTCette correspondance secrète livre un témoignage unique sur le combat des philosophes et sur la vie politique de cette période des années 1770-1778, où le changement de règne et l'avènement de Louis XVI modifie le rapport de forces entre le parti philosophique, splendidement illustré par le trio Voltaire-D'Alembert-Condorcet, et la monarchie d'Ancien Régime.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,50 € -

Correspondance 1945-1970
Kawabata Yasunari ; Mishima YukioKawabata-Mishima Correspondance « Le sang, l'éclat et l'éros - tel fut l'univers de Mishima; la blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin - tel fut celui de Kawabata. Il n'empêche: une phrase, entre toutes, de Kawabata, laisse encore une fois deviner combien les deux écrivains sont proches: «Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. » C'est peut-être là, dans les enfers, que les deux écrivains se rencontrent le mieux et il n'est pas défendu de penser que, pudique et retenu, Kawabata a secrètement trouvé en Mishima un double allant à l'extrême qui n'a pas manqué, parfois, de le révéler à lui-même. » Diane de Margerie Cette correspondance complète et inédite, qui s'étend sur plus de vingt-cinq ans (1945-1970), met en lumière les affinités secrètes entre deux des plus grands écrivains du siècle et souligne l'indéfectible lien qui unissait ces hommes a priori différents mais dont le suicide, à deux ans d'intervalle, révèle l'étrange ressemblance.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,00 € -

A la découverte des lettres d'amour des grands écrivains
Lancien BrigitteEpuiséVOIR PRODUIT8,00 € -

Correspondance (1890-1943)
Gide André ; Drouin Marcel ; Drouin NicolasNul lecteur du Journal d'André Gide n'ignore le nom de Marcel Drouin (1871-1943) : il y est souvent cité avec ferveur et y apparaît comme l'un des plus anciens et intimes amis de l'auteur des Nourritures terrestres, avec Pierre Louÿs et Léon Blum, et avant même Paul Valéry, leurs amis communs. Gide a été immédiatement fasciné par les capacités intellectuelles de son ami normalien, futur professeur à qui d'abord tout réussit (major à Ulm, major à l'agrégation) et au contact duquel il se sent exalté et comme sublimé, si différent soit-il de lui-même. Drouin est aussi le seul philosophe du groupe des "pères fondateurs" de La NRF, où sa culture très diversifiée, sa connaissance de la civilisation allemande et la sûreté de son jugement vont faire autorité. Aux côtés et par l'intermédiaire de son ami et bientôt beau-frère André Gide - dont il va épouser en 1897 la cousine germaine Jeanne Rondeaux, soeur de sa propre femme Madeleine -, Marcel Drouin devient l'un des critiques littéraires importants de La Revue blanche, de L'Ermitage, puis de La NRF à ses débuts. Avec Gide, il échange alors de nombreuses lettres où s'affinent les stratégies éditoriales et s'expriment des jugements multiples qui permettent d'imaginer la richesse des très nombreux entretiens qu'ils ont ensemble, à chaque période de vacances à Cuverville, où s'élaborent des oeuvres travaillées ou corrigées en commun. Ainsi ces lettres nombreuses qui témoignent d'une amitié durable, malgré des hauts et des bas inévitables, sont traversées de questions hautement sensibles : la relation de l'écrivain à la réalité, l'affaire Dreyfus et l'antisémitisme, la liberté de moeurs et l'aveu d'homosexualité, la position des intellectuels face aux totalitarismes... Elles offrent également des vues émouvantes et souvent tendres sur la vie au jour le jour d'une famille singulière et chérie, dont Gide a dit à plusieurs reprises qu'elle n'était nullement visée par le fameux : "Familles je vous hais !"Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER42,00 €

