Liaisons généreuses. L'apport du français à la langue anglaise
Van Male Thora
ARLEA
18,50 €
Épuisé
EAN :9782869598980
Extrait Anglo-saxophones LA LANGUE ANGLAISE : PLUS DE MOTS EMPRUNTÉS QUE DE MOTS ANGLO-SAXONS - NATURE DU FONDS ANCIEN - LEXIQUE SAXON / EMPRUNTÉ CHEZ QUELQUES GRANDS ÉCRIVAINS - TEXTES COMPARATIFS - STYLE CONSÉQUENT AU REFUS DE L'EMPRUNT La langue anglaise est une grande emprunteuse devant l'Éternel. Parmi les vingt mille mots les plus communément usités, 20 % environ sont d'origine anglo-saxonne, et 60 % d'origine gréco-latine (y compris française). Les mots d'origine française et latine sont souvent mêlés dans les décomptes, car il n'est pas toujours possible d'établir avec certitude à laquelle de ces deux langues a été fait l'emprunt. Encore heureux que l'emprunt lexical ne requière pas de remboursement ! Les Anglais n'ont jamais disposé d'une autorité semblable à l'Académie français. Le poète Dryden (1631-1700) aurait aimé imposer une institution pour régenter l'anglais, mais sa tentative est restée vaine. Il s'est alors arrogé personnellement la mission de faire vivre sa langue. Qui empêchera d'importer de l'étranger des vocables percutants ? [...] Ce n'est pas comme si j'emportais le trésor de la nation, lequel ne reviendrait jamais sur notre sol. Le mot que je ramène d'Italie, je le dépense en Angleterre ; ici il reste, ici il circule, car si cette monnaie est bonne, elle passera de main en main. Je commerce avec les vivants et les morts pour l'enrichissement de notre langue. En Angleterre, nous avons de quoi satisfaire nos besoins élémentaires, mais la magnificence, la splendeur, c'est par le commerce que nous devons les acquérir. La poésie requiert de l'ornementation, ce que nos vieilles monosyllabes teutonnes n'offrent point ; ainsi, chaque fois que je trouve un mot élégant chez un auteur classique, je le propose à la naturalisation en m'en servant. Si le public approuve, il est adopté. Contrairement à Dryden, d'autres écrivains ont voulu défendre l'ancien fonds anglo-saxon. Effectivement, on peut choisir, en rédigeant un texte, d'éviter les mots d'origine étrangère... mais quand ils constituent plus de la moitié du lexique usuel, cela nécessite un effort certain ! La comparaison de deux textes, l'un favorisant l'anglo-saxon, l'autre non, révèle des couleurs et des tendances assez divergentes. Les vocables d'origine anglo-saxonne constituent les mots-outils essentiels à la construction de la phrase - d'ailleurs, on affirme que neuf mots (AND, BE HAVE, IT, OF, THE, TO, WILL, YOU) constituent à eux seuls 25 % de tout ce qui se dit en anglais -, mais ils sont un peu fades en matière de sens.
Nombre de pages
261
Date de parution
10/06/2010
Poids
324g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782869598980
Titre
Liaisons généreuses. L'apport du français à la langue anglaise
Auteur
Van Male Thora
Editeur
ARLEA
Largeur
140
Poids
324
Date de parution
20100610
Nombre de pages
261,00 €
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Pour son centième anniversaire, Le Petit Larousse a demandé au couturier Christian Lacroix de renouer avec une tradition vieille de plusieurs siècles, et abandonnée depuis quelques décennies: habiller le bandeau de présentation de chaque lettre de l'alphabet. L'élaboration de ces petites devinettes illustrées, propres aux dictionnaires français, conduit souvent à un ensemble bien improbable d'objets, de lieux, d'animaux ou de personnages rassemblés par le simple hasard de la première lettre de leur nom. Ces anciennes "illustrations alphabétiques", baptisées "iconophores" par l'auteur, constituent pour les lecteurs d'aujourd'hui un précieux témoignage sur une époque et sur ses préoccupations. Si les illustrations de Christian Lacroix privilégient les rêves d'enfance, la poésie, il fut un temps où ces images furent résolument guerrières, ou vouées au culte du progrès technique au début du XXe siècle... L'auteur a consulté des centaines de dictionnaires pour mener à bien cette recherche totalement inédite, recréer son propre dictionnaire de l'illustration, de A à Z, et nous révéler, par le texte et l'image, toutes les anecdotes ou les clés pour comprendre ces curieux montages qui traduisent, à leur manière, l'air du temps.
A comme arobaseLe @ n'est pas une nouveauté sur les claviers. Le nom qui lui était appliqué autrefois nous indique quelle était sa fonction: c'était le «A commercial», qui servait dans les factures et autres documents de comptabilité nord-américaine: «3 bitonios @ 5 $ unité = 15$».Et avant ça? D'aucuns affirment que la petite queue qui l'entoure occupe la même fonction que les petits signes étranges que l'on trouvait dans les manuscrits médiévaux, c'est-à-dire une sorte de signal de l'usage d'une abréviation. Ce signe se serait entortillé autour de la lettre. Admettons. Néanmoins, un document commercial vénitien du XVIe siècle porte ce symbole plusieurs fois, dans des allusions au prix «par @» de vin. Cet usage nous conduit au mot arroba, un terme utilisé en Espagne et au Portugal pour désigner autrefois une capacité de dix à seize litres. D'arroba à arobase il n'y a qu'un saut de puce.La façon dont le @ est arrivé au coeur de nos courriers électroniques est une de ces histoires d'informaticien accro, faisant des manips dans son labo. Ray Tomlinson, un ingénieur qui travaillait en 1972 sur un projet intitulé Arpanet (ancêtre de l'Internet), a commencé par s'envoyer un message sur deux ordinateurs différents. Ensuite, en affinant le dispositif, il chercha le moyen de séparer l'identification de l'utilisateur de celle du serveur qui l'héberge. Pour éviter toute ambiguïté, Tomlinson choisit pour cette fonction un symbole qui ne figure dans aucun nom propre, dans aucun nom de serveur: le@.Depuis l'engouement massif pour le courrier électronique en Occident, les anciens usages du @ ont quasiment disparu, hormis pour signifier la mesure de l'arrobe dans les domaines hispanophone et lusophone. Certains nouveaux usages sont nés, par contre, dans les jeux électroniques et quelques autres domaines.Jetons un coup d'oeil sur quelques-uns des mots choisis par diverses langues pour nommer cette entité qui, avant l'avènement du courrier électronique, était pour ainsi dire inconnue. Les traductions sont approximatives! L'analogie animalière a séduit certains:@ «A de singe» en bulgare, «singe» en croate, «singe» ou «petit singe» en polonais@ «petite souris» en taïwanais@ «trompe d'éléphant» en danois et en suédois@ «queue de chat» ou «signe de miao» en finnois@ «singe araignée» en allemand@ «petit canard» en grec@ «queue de cochon» en norvégien@ «ver de terre / asticot» en hongrois@ «escargot» en italien, «escargot d'eau» en coréen@ «chien» ou «toutou» en russe.@ D'autres focalisent sur la forme arrondie, se retournant sur elle-même, en dehors du règne animal:@ «brioche majorquine roulée» en catalan@ «oreille» en arabe (Arabie Saoudite)@ «rollmops» en slovaque@ «strudel» en hébreu@ «cache-oreilles» en islandais.@ Le turc (comme d'autres langues, d'ailleurs), ouvre plusieurs possibilités: «bel A», «A spécial», «A crochu», «escargot» et «bélier».
Résumé : Derrière chaque expression populaire, il y a une histoire ou une anecdote. Ce glossaire met en regard plus de 200 expressions idiomatiques et leur équivalent anglais, en expliquant leur origine et leur voisinage, à l'aide d'exemples et de citations. Avec un humour très british et une érudition certaine, Thora Van Male révèle les origines de tournures que nous utilisons sans savoir à quoi elles renvoient ni à quelle époque elles remontent. Comment se fait-il que notre "bonnet d'âne" (dunce-cap) porte en anglais le nom d'un théologien écossais du XIIe siècle ? Quel lien entre le français "brouiller les pistes" et un hareng rouge (red herring) ? Comment l'anglais a-t-il pu inventer "aller voir un homme à propos d'un chien" (go to see a man about a dog) pour "aller où le roi va seul" ? Les réponses souvent inattendues figurent dans cet ouvrage qui permet de comprendre quelques-unes des différences culturelles entre Français et Anglais.
Après l'extraordinaire succès de ses Téméraires, la grande saga des ducs de Bourgogne, Bart Van Loo entreprend cette fois de nous faire découvrir in situ les lieux emblématiques de cette épopée médiévale faite d'exploits, de passions, d'alliances trahies, mais aussi d'immenses chefs-d'oeuvre artistiques. Au gré des richesses locales et des trésors oubliés, Bart Van Loo arpente ce territoire aux frontières perdues, et ressuscite dans un périple jamais réalisé à ce jour cet Etat éphémère qui osa défier les deux grandes puissances de son temps, le royaume de France et le Saint Empire romain germanique. De Bruges à Dijon, de Bruxelles à Paris en passant par Anvers, Liège, Lille, Beaune, Nevers, Nancy ou encore Berne : Le Tour de la Grande Bourgogne offre une incursion fascinante dans l'automne du Moyen Age. Un récit haletant écrit d'une plume vive et alerte à travers la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et la France. Et près de 500 images avec les plus grands chefs-d'oeuvre de l'âge d'or bourguignon : Claus Sluter, Jean Malouel, les Frères de Limbourg, Jan van Eyck, Rogier van der Weyden, et bien d'autres encore.
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Le livre qui est entré dans la vie de Primo Levi.Ce texte, dans sa brièveté voulue, est né de quelques lignes de Primo Levi révélant dans Si c'est un homme comment un livre l'avait accompagné durant les interminables heures où, dans le baraquement destiné aux malades du camp d'Auschwitz-Monowitz, le jeune homme de vingt-cinq ans qu'il était, atteint de scarlatine, ignorait si ses voisins de lit et lui-même allaient être exécutés.Fabrice Gaignault nous raconte l'histoire de ce livre, et au travers ce livre celle de tous les autres. Car le texte que vous allez lire ? et que vous n'oublierez pas ? possède aussi son secret.
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