Aborder les bordures. L'art contemporain et la question des frontières
Van Essche Eric
LETTRE VOLEE
26,00 €
Epuisé
EAN :9782873174231
La question des frontières est centrale dans le monde d'aujourd'hui : une logique d'ouverture métissée dans un univers globalisé se confronte sans relâche à la résistance de positions conservatrices entravant les flux migratoires, le nomadisme, l'exil de populations de plus en plus nombreuses. un paradoxe générateur d'une intolérable violence prenant la forme d'exclusions, de réclusions et de répressions. Les artistes contemporains rendent compte, à travers différents registres d'expression, de ce présent problématique en mettant en crise un réel corseté dans ses propres contradictions, tandis que se brouillent inexorablement les identités culturelles. Mais cette question des frontières peut aussi être adressée à la discipline elle-même, tant du point de vue des réflexions théoriques que des pratiques artistiques : qu'en est-il des catégories de création héritées du XXe siècle ? Qu'en est-il des réseaux habituels de diffusion, principalement institutionnels ? Quels critères de reconnaissance et d'appréciation mettre en ?uvre face à un art qui s'invente sous nos yeux ? Quelles sont les formes hybrides émergentes, transgressives, et comment touchent-elles un nouveau public ? ici aussi, un conservatisme ambiant doit affronter une guérilla esthétique d'infiltration voire d'alternatives au monde de l'art établi. L'urgence d'un changement de paradigme se fait donc sentir tant au niveau du sujet de l'art que de son objet.Contributions de Marie-Laure Allain Bonilla, Pascale Ancel, Muriel Andrin, Denis Briand, Aline Caillet, Mariehaude Caraës, Laurent Courtens, Neli Dobreva, Jérôme Dupeyrat, Antony Fiant, Sarah Gilsoul, Norbert Hillaire, Raya Baudinet-Lindberg, Morad Montazami, Anne Penders, Lydie Rekow-Fond, Christian Ruby, Évelyne Toussaint, Tristan Trémeau, Éric Van Essche
Nombre de pages
298
Date de parution
01/07/2014
Poids
550g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174231
Titre
Aborder les bordures. L'art contemporain et la question des frontières
ISBN
2873174234
Auteur
Van Essche Eric
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
151
Poids
550
Date de parution
20140701
Nombre de pages
298,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce troisième numéro des Cahiers de l'Institut supérieur d'Architecture de la Communauté française - La Cambre aborde la question de la participation citoyenne dans les procédures urbanistiques et architecturales, qui est aujourd'hui un enjeu politique essentiel. Le cas particulier de l'aménagement de la place Flagey est l'occasion de développer un tel questionnement. Le " cas Flagey " est exemplaire des ambiguïtés et des utopies que peuvent susciter la décision et la gestion d'un projet urbanistique au c?ur d'une ville comme Bruxelles. Ce volume qui rend compte de ce projet de participation citoyenne dans la gestion urbaine conjugue des éléments descriptifs et réflexifs, et donne la parole à ceux qui ont été les acteurs du processus. Parce qu'il a de fait constitué une étape essentielle dans l'interpellation des pouvoirs publics, dans la redistribution des positions des acteurs comme dans la définition de la place, le moment de l'Appel à idées (avec sa méthodologie et ses résultats) occupe une place importante dans l'ouvrage qui reflète cette formidable opportunité réflexive. La réflexion s'ouvre du reste à des expériences internationales et à des analyses sociologiques de la participation urbaine dans la seconde partie de ce volume.
En une ère qui privilégie l'image comme mode de communication généralisé, et jusque dans nos États démocratiques qui préconisent la liberté d'expression et revendiquent le droit à la pensée critique, les ?uvres d'art - et singulièrement les arts visuels - continuent à faire l'objet d'une surveillance qui conduit régulièrement les artistes, et ceux qui les soutiennent, devant les tribunaux. La question de la censure reste donc d'actualité dans le champ des arts plastiques et un colloque international lui a été consacré en novembre 2004 à l'Iselp (Institut supérieur pour l'étude du langage plastique, Bruxelles), réunissant chercheurs et artistes pour en débattre. Car la censure fait évidemment d'autant plus débat que les décisions de justice posent la question de la multiplicité et de la légitimité des jugements portés sur les ?uvres d'art. La censure n'est par ailleurs qu'une modalité d'un arsenal de mesures normatives plus ou moins contraignantes (de l'occultation au dénigrement, de l'exclusion à l'autocensure) visant à assurer une forme de contrôle social sur l'irruption de l'inacceptable et de l'impensable dans l'espace public de la bienséance et de la doxa.
La question du miroir est centrale dans l'histoire des arts visuels et de la pensée occidentale : les artistes comme les philosophes et les psychanalystes n'ont cessé de questionner cet objet magique, fidèle et trompeur à la fois. Le mythe grec de Narcisse perdu dans la contemplation de son propre reflet à la surface de l'eau miroitante, de même que la condamnation platonicienne de la mimésis - réduisant la figure du peintre à celle d'un illusionniste armé d'un miroir trompeur -, révèlent dès l'origine un sentiment mêlé de fascination et de défiance envers ce prodigieux outil. Or, l'histoire de l'art est remplie de miroirs, du classicisme pictural aux dispositifs les plus actuels. Cet ouvrage aborde le statut de ces images reflétées tout autant que le processus de représentation en général - entre imaginaire et réalité. Favorisant primitivement l'introspection méditative du sujet contemplant, débouchant sur la pratique de l'autoportrait, le miroir doit également se concevoir comme le déclencheur de diverses transgressions : qu'en est-il finalement de notre rapport au réel, et comment se tenir face à une oeuvre d'art qui nous regarde de son oeil spéculaire ...
Pour la peinture contemporaine - davantage sans doute que pour d'autres registres d'expression comme la sculpture ou la performance -, le défi d'une expression "à ciel ouvert" n'est pas mince. Il s'agit-au sens propre comme au figuré - de sortir du cadre conventionnel pour plonger dans un espace décloisonné élargissant considérablement le champ du possible pictural. De même pour les interventions contextuelles basées sur la couleur, pour les compositions intégrant la lumière naturelle ou artificielle, ou encore pour les interventions picturales libres voire contestataires, comme le graffiti et ses déclinaisons. Ces pratiques émergentes sont étudiées ici à travers plusieurs axes d'approche : l'innovation formelle et technologique, le caractère engagé et contextuel des oeuvres, la reconnaissance de nouvelles pratiques par le monde de l'art, le rapport au public arpentant l'espace urbain ou paysager, etc. Le présent volume met aussi à l'honneur l'oeuvre trop méconnue de l'artiste belge Jean Glibert, pour rendre hommage à celui qui fonda l'atelier "Espace urbain" de l'Ecole nationale supérieure des arts visuels (ENSAV) de La Cambre à Bruxelles.
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines. Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'EHESS, il est également diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d'"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.