Hors-cadre. Peinture, couleur et lumière dans l'espace public contemporain
Van Essche Eric
LETTRE VOLEE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782873174569
Pour la peinture contemporaine - davantage sans doute que pour d'autres registres d'expression comme la sculpture ou la performance -, le défi d'une expression "à ciel ouvert" n'est pas mince. Il s'agit-au sens propre comme au figuré - de sortir du cadre conventionnel pour plonger dans un espace décloisonné élargissant considérablement le champ du possible pictural. De même pour les interventions contextuelles basées sur la couleur, pour les compositions intégrant la lumière naturelle ou artificielle, ou encore pour les interventions picturales libres voire contestataires, comme le graffiti et ses déclinaisons. Ces pratiques émergentes sont étudiées ici à travers plusieurs axes d'approche : l'innovation formelle et technologique, le caractère engagé et contextuel des oeuvres, la reconnaissance de nouvelles pratiques par le monde de l'art, le rapport au public arpentant l'espace urbain ou paysager, etc. Le présent volume met aussi à l'honneur l'oeuvre trop méconnue de l'artiste belge Jean Glibert, pour rendre hommage à celui qui fonda l'atelier "Espace urbain" de l'Ecole nationale supérieure des arts visuels (ENSAV) de La Cambre à Bruxelles.
Nombre de pages
234
Date de parution
16/11/2015
Poids
350g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174569
Titre
Hors-cadre. Peinture, couleur et lumière dans l'espace public contemporain
ISBN
2873174560
Auteur
Van Essche Eric
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
350
Date de parution
20151116
Nombre de pages
234,00 €
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Ce troisième numéro des Cahiers de l'Institut supérieur d'Architecture de la Communauté française - La Cambre aborde la question de la participation citoyenne dans les procédures urbanistiques et architecturales, qui est aujourd'hui un enjeu politique essentiel. Le cas particulier de l'aménagement de la place Flagey est l'occasion de développer un tel questionnement. Le " cas Flagey " est exemplaire des ambiguïtés et des utopies que peuvent susciter la décision et la gestion d'un projet urbanistique au c?ur d'une ville comme Bruxelles. Ce volume qui rend compte de ce projet de participation citoyenne dans la gestion urbaine conjugue des éléments descriptifs et réflexifs, et donne la parole à ceux qui ont été les acteurs du processus. Parce qu'il a de fait constitué une étape essentielle dans l'interpellation des pouvoirs publics, dans la redistribution des positions des acteurs comme dans la définition de la place, le moment de l'Appel à idées (avec sa méthodologie et ses résultats) occupe une place importante dans l'ouvrage qui reflète cette formidable opportunité réflexive. La réflexion s'ouvre du reste à des expériences internationales et à des analyses sociologiques de la participation urbaine dans la seconde partie de ce volume.
En une ère qui privilégie l'image comme mode de communication généralisé, et jusque dans nos États démocratiques qui préconisent la liberté d'expression et revendiquent le droit à la pensée critique, les ?uvres d'art - et singulièrement les arts visuels - continuent à faire l'objet d'une surveillance qui conduit régulièrement les artistes, et ceux qui les soutiennent, devant les tribunaux. La question de la censure reste donc d'actualité dans le champ des arts plastiques et un colloque international lui a été consacré en novembre 2004 à l'Iselp (Institut supérieur pour l'étude du langage plastique, Bruxelles), réunissant chercheurs et artistes pour en débattre. Car la censure fait évidemment d'autant plus débat que les décisions de justice posent la question de la multiplicité et de la légitimité des jugements portés sur les ?uvres d'art. La censure n'est par ailleurs qu'une modalité d'un arsenal de mesures normatives plus ou moins contraignantes (de l'occultation au dénigrement, de l'exclusion à l'autocensure) visant à assurer une forme de contrôle social sur l'irruption de l'inacceptable et de l'impensable dans l'espace public de la bienséance et de la doxa.
Résumé : La question du miroir est centrale dans l'histoire des arts visuels et de la pensée occidentale : les artistes comme les philosophes et les psychanalystes n'ont cessé de questionner cet objet magique, fidèle et trompeur à la fois. Le mythe grec de Narcisse perdu dans la contemplation de son propre reflet à la surface de l'eau miroitante, de même que la condamnation platonicienne de la mimésis - réduisant la figure du peintre à celle d'un illusionniste armé d'un miroir trompeur -, révèlent dès l'origine un sentiment mêlé de fascination et de défiance envers ce prodigieux outil. Or, l'histoire de l'art est remplie de miroirs, du classicisme pictural aux dispositifs les plus actuels. Cet ouvrage aborde le statut de ces images reflétées tout autant que le processus de représentation en général - entre imaginaire et réalité. Favorisant primitivement l'introspection méditative du sujet contemplant, débouchant sur la pratique de l'autoportrait, le miroir doit également se concevoir comme le déclencheur de diverses transgressions : qu'en est-il finalement de notre rapport au réel, et comment se tenir face à une oeuvre d'art qui nous regarde de son oeil spéculaire ?
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
Refaire mille fois d'ouest en est le trajet La Panne-Knokke afin de vérifier qu'aucun tiroir des souvenirs n'a été oublié, que nul objet nul talisman n'a été égaré dans les dernières heures passées de cette chambre de l'hôtel Regina Maris aujourd'hui désaffecté. / Collectionner des pans d'histoire, des chars à voile à lire, des plages à écrire, reprendre quelques croquettes aux crevettes avant de fendre les flots, courir les rues, battre les polders. Croiser Ensor, Spilliaert, Delvaux, Magritte, Louis Artan mais aussi Roger De Vlaeminck, Willy Vandersteen, New Order et Echo and the Bunnymen au détour d'une digue. / La marée ramenant chaque jour sans cesse sur la plage, dans ses flux, reflux et ressacs, en un rêve récurent, des bibelots, un jouet, une sirène empaillée, une friture, un hôtel, un casino, une dune, un séjour à la Mer comme un voyage sur la Lune. / Parcourir ces soixante-sept kilomètres de nostalgie à la recherche de détails aperçus dans les cartes postales anciennes. C'est le voyage dans le temps et l'espace que propose l'auteur en ces poèmes en vers libres et aux assonances maritimes". (F. L.)