Au XVIIe siècle, derrière l'éclat des palais et le ballet des gondoles, se cache une autre Venise : celle des ruelles bruyantes, des marchés grouillants et des vies modestes qui bâtissent l'âme de cette cité lagunaire. Comme chaque année, les migrants affluent pour passer l'hiver dans la Sérénissime. Parmi eux, se trouve Giovanni. Agé de 12 ans, en provenance du Frioul, il n'a jamais connu que son village de montagne et ne sait nullement ce qui l'attend. Daniele, qui l'accompagne, n'en est plus à sa première migration. Depuis vingt ans, maintenant, il vit l'été dans le Frioul et l'hiver à Venise. Toute la journée, il décharge des sacs de charbon près du pont du Rialto. Il a un souhait : garantir à Giovanni un sort meilleur que le sien. Zuanne né à Venise dans une famille pauvre, désire avec rage se hisser dans la société. Les idées ne lui manquent pas mais cet apprentissage d'orfèvre, qu'il a été si fier de décrocher, ne semble pas, finalement, apporter les réalisations et le changement tant espérés. Orpheline de père et de mère, Anzola sait quel sera son destin : travailler, obéir à son mari et mettre au monde des enfants. En épousant Zuanne, elle a conscience de ses défauts mais elle est prête à faire face, avec courage et droiture. A travers les voix entremêlées de ces personnages, se dessine une image de Venise méconnue, peuplée, cosmopolite, animée, bruyante, souvent affamée, mais avant tout vivante. Tous ces individus n'ont laissé que de maigres traces dans les archives et pourtant, ils ont, tout autant que les nobles et les riches marchands, écrit l'histoire de cette cité exceptionnelle, bâtie au milieu des eaux salées. Raconter leur vie, leur histoire, c'est raconter Venise. Extraits : "Une gaie lumière de printemps découpe les bâtiments et illumine les dorures. Les colonnes se dressent autour de lui. Giovanni longe la chapelle, qui flotte au-dessus du sol, avec ses ors et ses mosaïques. Est-ce réellement des hommes qui ont construit cela ? Giacomo et Vittoria se pressent contre lui. Giovanni les conduit jusqu'au palais du doge. Avec ses colonnes superposées, qui forment une dentelle de pierre, celui-ci semble sur le point de s'envoler. Le soleil reproduit sur le sol ses formes en lumière. De leurs yeux marron, les yeux d'Anzola, les enfants dévorent le panorama. ? On est où, oncle Giovanni ? demande Vittoria. ? On est à Saint-Marc. C'est le palais du doge. Giacomo et Vittoria prennent gravement note de l'information. ? C'est beau ! remarque Vittoria. ? Il doit être riche, indique Giacomo. ? Oui, confirme Giovanni. Il est très riche. ? Est-ce que papa le connaît ? ? Non. ? Et toi, oncle Giovanni ? demande Vittoria. ? Moi non plus. Après le palais, ils longent ces gigantesques colonnes, qui semblent porter le ciel. De l'autre côté, la mer ressemble à une plaque d'argent. Lentement, ils reviennent vers le campanile. Des cloches sonnent continuellement. Giacomo et Vittoria ont retrouvé leur assurance. Maintenant, ils regardent les dames qui défilent dans leur robe à fleurs. Ils rient au spectacle d'un petit chien qui aboie furieusement, écoutent la harangue d'un vendeur de pamphlets et de chansons, suivent le ballet des mouettes dans le ciel. Puis ils le rejoignent. Tous les trois, ils déambulent le long des colonnes infinies, longent l'église, remontent de l'autre côté. Giovanni regarde la tour avec les deux hommes de part et d'autre de cette grosse cloche. Il se rappelle. A ce moment, comme s'il leur avait demandé par la pensée, les deux automates se mettent en branle. ? Vous voyez les statues qui tapent sur la cloche, les enfants ? Giovanni leur montre le sommet de la tour. Vittoria et Giacomo hochent la tête. ? Normalement, les statues ne bougent pas, explique Giovanni, mais celles-ci, oui. Parce qu'ici, c'est un endroit magique. Vittoria et Giacomo approuvent. Zuanne lui disait toujours qu'il ne comprenait rien, mais souvent, c'était son cas aussi. Giovanni n'a plus envie de penser à lui. Une cloche résonne dans son dos. Giovanni la reconnaît. Il l'a si souvent écoutée, depuis le Centaure, la Pasina, chez Cima et Ventura, sur le marché, dans la boutique de Luca, à Santa Croce et à San Rafaele, et même dans la petite chambre humide. Il n'est pas surpris de savoir qu'elle se trouve ici. Ce n'est que logique. Sauf qu'ici, les battements sont assez forts pour inonder le monde. A côté de lui, Vittoria ondule légèrement, tandis que Giacomo regarde en l'air, exalté. Giovanni les serre contre lui."
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Nombre de pages
432
Date de parution
11/04/2025
Poids
540g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782494738324
Titre
Des vies dans l'ombre
ISBN
2494738326
Auteur
Valesane Camilla
Editeur
MARIE ROMAINE
Largeur
150
Poids
540
Date de parution
20250411
Nombre de pages
432,00 €
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La biologie de papy propose une approche globale du fonctionnement de l'organisme vivant. Simple pour les uns, simpliste pour les autres, elle ne diffère en fin de compte de la biologie telle qu'on la conçoit aujourd'hui que par ce fait que les notions d'équilibre et de régulation y sont considérées comme deux aspects d'un même problème. Les notions d'équilibre et de régulation seraient -elle en fait deux aspects d'un même problème, en biologie comme en tout autre domaine ? C'est la conclusion à laquelle vous arriverez peut-être en lisant ce petit livre qui relate les travaux réalisé il y a près d'un demi-siècle dans un laboratoire de l'INRA en vue de vérifier une hypothèse portant sur le mode d'action des auxines et des gibbérellines, les deux principales hormones végétales.
Vous avez lu des articles, vu des documentaires, entendu des récits. Mais pas celui-là. La journaliste Clara Seren-Rosso ne rejoue pas le procès Mazan. Elle y a vécu. Trois mois. Les bouts de vérité à la machine à café avec les accusés, la couleur de cette langue qui ne met personne d'accord, ses échanges avec un juge, le bel homme dans le box, les vidéos insoutenables, l'apéritif avec les avocats de la défense, ses doutes étouffants en rentrant le soir... elle consigne tout dans ses notes, pendant les suspensions d'audience. A lire d'une traite ou en piochant, ces feuillets ne prétendent pas résoudre les grandes questions de société, mais ils livrent sans filtre ce que les articles n'ont pas permis de dire. Ce récit à la première personne embarque le lecteur dans des scènes, des anecdotes et des dialogues inédits, qui jettent un nouvel éclairage sur l'histoire de ce procès.
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